San Francisco

31/12/2014

Si vous partez en voyage aux Etats-Unis, et plus précisément dans l'Ouest américain, vous serez sans doute appelé à découvrir ce site incomparable qu'est San Francisco, tout en collines souvent empanachées de brume jetées entre la Baie et l'Océan, qui fusionnent au Golden Gate barré par le si photogénique pont homonyme, une atmosphère unique imbibée de traditions culturelles autant que rebelles et libertaires, font de San Francisco un endroit inclassable et la ville californienne la plus unanimement appréciée qu’il faut explorer quartier après quartier pour se faire ses propres "Chroniques de San Francisco".

Le front de mer au Hyde Street Pier (terminus de l'une des plus spectaculaires lignes de cable-cars à emprunter sans faute !) est le meilleur point de départ pour une visite à pied ou à vélo... Devenu le San Francisco Maritime National Historical Park avec ses vieux navires classés monuments historiques, il illustre l'histoire de la ville qui connut une notoriété mondiale du jour au lendemain grâce au déclenchement de la Ruée vers l'Or de 1848-49.

Le site, géré par les parcs nationaux, est très évocateur du passé avec ces bateaux de tout styles avec au bout de la jetée le trois mats carré écossais Balclutha lancé en 1886 alors que la vapeur était utilisée depuis longtemps déjà.

Un peu plus à l’ouest dominant Aquatic Cove, le Maritime Museum logé dans l’Aquatic Park Bathhouse, un ancien bâtiment de bains publics, au très beau style art déco streamline moderne de 1939, imitant la passerelle d’un paquebot avec ses hublots et ses bastingages (et de somptueuses fresques intérieures) en est la continuation. Suivez la Bay Trail, un sentier sympa le long du bord de mer qui fait le tour de l’intégralité de la baie avec 500 miles, si le cœur vous en dit…

A l’ouest du musée, on passe le Fort Mason Center intégré à la Golden Gate National Recreation Area éparpillée sur plusieurs sites de la région. Ses anciens docks et bâtiments militaires accueillent réceptions, institutions culturelles et même une auberge de jeunesse. Un peu au sud de marina qui donne son nom au quartier, on aperçoit le dôme du Palace of Fine Arts utilisé par Clint Eastwood et aussi dans "Forrest Gump" qui se reflète dans un joli bassin.

Sur le territoire de Crissy Field, un ancien aérodrome au pied du Presidio (que les fanas de "Startrek" reconnaîtront et toile de fond d’encore un autre film avec Sean Connery), un ancien terrain militaire jalonné de vieilles bâtisses dont un hangar d’époque, on distingue le très chic Inn at the Presidio occupant l’ancien Pershing Hall, un élégant quartier d’officiers construit dans le style colonial en 1903. C’est au Presidio que George Lucas a son quartier général. Non loin, le Walt Disney Family Museum plaira aux petits comme aux grands. On peut lui préférer la plage envahie par les cerfs-volants et offrant une belle vue sur le pont du Golden Gate.

Le pont du Golden Gate, l’une des grandes icônes américaines, a été construit en 52 mois seulement. Inauguré en 1937, il est flanqué de deux petits forts datant de la Guerre de Sécession qui commandaient l’entrée de la baie et qui ont l’air de jouets à ses côtés. Côté ville, juste sous l’énorme pont, Fort Point National Historic Site, typique des fortifications en brique des années 1850, est un petit musée militaire. C’est devant ses remparts que plongeait de Kim Novak sauvée par James Stewart dans "Vertigo", décidément une référence indispensable en matière de balade cinématographique à San Francisco.

A l’est du musée maritime, après le Pier 45 où sont ancrés le sous-marin USS Pampanito et le Liberty Ship SS Jeremiah O'Brien, deux vétérans de la Seconde Guerre Mondiale, commence le très fréquenté Fisherman's Wharf. Tout le monde y rapplique pour voir les derniers bateaux de pêche, les phoques se prélassant sur les pontons et rochers sous l’œil désapprobateur des pélicans, mais aussi profiter des restaurants, des attractions et boutiques du très touristique Pier 39, observer le ballet des navires traversant la baie jusqu'à Tiburon et Sausalito ou acheminant leurs cargaisons de touristes à Alcatraz, l'ancien pénitencier classé parc national, cadre de nombreux films, de "l’Evadé d’Alcatraz "à "The Rock " en passant par "Le Point de Non Retour" ou "Le Prisonnier d'Alcatraz" où Burt Lancaster tuait le temps avec ses petits oiseaux. Au fait, savez-vous que vous devez réserver votre billet pour Alcatraz longtemps à l’avance, les entrées y étant contingentées ?!

Quand on est en voiture, suivre l'itinéraire 49 fléché par des mouettes, permet de ne rien manquer d'essentiel. Mais n’en profitez pas pour conduire comme Steve Mc Queen dans "Bullitt" dont la course poursuite, un modèle du genre allait voir de nombreuses imitations. Restez cool comme lui en dégringolant Russian Hill via Lombard Street, " la rue la plus sinueuse du monde", entre Hyde et Leavenworth Streets, vue dans un nombre impressionnant de films. Escaladez Nob Hill, colonisée par les magnats du chemin de fer de la Central Pacific, Crocker, Stanford, Huntington et Hopkins.

Suivis par les barons de l'industrie et de la finance, le quartier hérita de leur style aristocratique mâtiné d’arrogance dont les vénérables Mark Hopkins et Fairmont, deux des légendes hôtelières de la cité, sont les dignes représentants. On aperçoit le premier, datant de 1926, dans "Vertigo". Boire un martini au Top of the Mark, qui perché au 19éme étage depuis 1939, offre un 360° à voir de jour comme de nuit est toujours un grand moment. On peut aussi explorer le secteur grâce aux cable-cars dont le Cable Car Museum à l’angle de Mason et Washington raconte l’histoire et le fonctionnement. Donnant sur Huntington Park, la Grace Cathedral de 1910 se veut une réplique de Notre Dame. Au rez-de-chaussée de la tour nord, l’autel de l’Interfaith AIDS Memorial Chapel supporte un sobre triptyque, dernière œuvre de Keith Haring.

Basculant sur North Beach, on tombe sur le Little Italy local. Au coin de Broadway et Columbus, la fresque d’Anthony Klaas est un résumé de la vie de la Baie. Washington Square Park flanqué côté nord par l’église St Pierre et St Paul, l’église des pêcheurs (les marins pas les autres !), est très bien pour un petit pique-nique. La statue de Franklin fut offerte par un dentiste qui fit fortune au moment de la Ruée vers l’Or, garnissant les mâchoires de ses clients de dents en or justement. Le quartier italien fut aussi le repaire de la Beat Generation incarnée par Kerouac, Ginsberg, Ferlinghetti, Burrough et consorts qui fréquentaient le café Vesuvio. Au Beat Museum qui raconte toute leur histoire, on trouve des éditions rares de livres et de disques.

On escalade Telegraph Hill. A l’angle de Green, et de Montgomery Streets, vous reconnaîtrez peut-être l’immeuble où habite Michael Douglas dans "Basic Instinct". La colline est couronnée par la Coit Tower construite en 1934. Son profil de lance à incendie, sa mécène au patronyme rêvé qui voulait rendre hommage aux pompiers qu’elle adorait, donnent à cette belle histoire une tonalité bien involontairement croustillante… Si vous êtes à pied, profitez-en pour emprunter les escaliers de Filbert ou Greenwich Streets, frôlant les balcons et les petites allées fleuries par les habitants. Il est en effet quasi impossible de s’y garer et le panorama depuis son esplanade et fresques illustrant l’époque de la Grande Dépression au rez-de-chaussée vaut tous les efforts.

Redescendez sur Chinatown à l’ouest de Columbus Avenue dont l’entrée principale est tout au sud de Grant Avenue à l’angle de Bush Street. D’emblée, on se retrouve en Extrême Orient. Avec ses 24 blocks, c’est la deuxième communauté chinoise américaine constituée après diverses vagues d’immigration dont la première remonte à la construction du chemin de fer transcontinental en 1869. Grant Avenue, Stockton Street, Waverly Place sont ses lieux les plus marquants.

L’atmosphère est à son comble lors du Nouvel An chinois à la fin de l’hiver. Si vous préférez éviter les endroits trop fréquentés, les boutiques de souvenirs alignant bouddhas de pacotilles ou les poissons exotiques, passez dans le quartier de Richmond qui héberge plus du tiers des Chinois de San Francisco. Cosmopolite en diable, on y trouve aussi des épiceries russes, des pubs irlandais, des delis grecs et un marché de viande casher…

A l’est de Columbus Avenue, les vieux immeubles du quartier de Jackson Square sont les rares vestiges du San Francisco datant d’avant le tremblement de terre de 1906. A l’angle de Kearny Street, la Columbus Tower ou Sentinel Building achevé en 1907 est un bel immeuble de type "flat iron" flanqué de tourelles et bardé toits de cuivre vert. C’est ici que Francis Ford Coppola y a installé les bureaux de l’American Zoetrope Company au début des années 1970 bien avant de se diversifier dans les vignobles au carrefour de North Beach, Chinatown et Financial Districts.

Ce dernier, désert en dehors des heures de bureau et le week-end, rassemble la plus forte concentration de gratte ciel de la ville. Le plus reconnaissable est la silhouette caractéristique en forme de stylet de la Transamerica Tower érigée en 1972. Le Wells Fargo History Museum est une belle illustration de l’époque pionnière avec des objets de la Ruée vers l’Or dont des pépites d’or et une diligence Concord immaculée. Au bout de Market Street, se dresse le Ferry Building (où l’on embarque dans la navette pour Oakland, voir environs), qui a survécu au tremblement de terre de 1906 et dont le campanile de 1898 a été copié sur la Giralda de Séville. Sa superbe nef intérieure est occupée par une galerie marchande.

Pour mieux observer le Bay Bridge inauguré en 1936 six mois avant son comparse du Golden Gate, on peut marcher jusqu’au spectaculaire arc de Cupidon installé en 2002 par les célèbres artistes contemporains Claes Oldenburg et Coosje van Bruggen au bord de Rincon Park. De là, on a une belle vue sur la première section du Bay Bridge rejoignant l’île de Yerba Buena, le site originel de San Francisco, et Treasure Island. Tout le waterfront est très agréable  depuis la rénovation des anciens docks de l’Embarcadero et les aménagements urbains de l'extrémité de Market Street avec ses palmiers à foison. Vous ne vous lasserez pas du va et vient des trams et trolleybus rétro aux couleurs chatoyantes, souvent des dons de villes du monde entier, du marché deux fois par semaine, de l’animation musicale de l’esplanade avant de conclure peut-être la journée avec le dépaysant spectacle du Teatro Zinzanni un peu plus loin.

Le quartier de South Market, SoMa pour les initiés, est aujourd'hui l'un des coins les plus courus de la ville grâce au Moscone Center qui accueille les congrès, le magnifique San Francisco MoMA, le musée d'Art Moderne dont la réouverture après agrandissement est prévue en 2016, et une multitude de restaurants. Les Yerba Buena Gardens ou le tranquille South Park plus à l’est sont parfaits pour une petite pause avant de continuer la balade. Les fanas de BD et de dessins animés aimeront le Cartoon Art Museum. Le California Historical Society Museum est une mine d’infos sur l’histoire de l’état. Sur Montgomery Street, le Pacific Telephone Building fut le premier gratte ciel de la ville en 1925. Au coin de Kearny et Market, c’est devant la Lotta’s Fountain, chérie de tous les habitants, que les habitants se réunirent après le tremblement de terre de 1906.

Union Square est le cœur commerçant de la ville avec de grands magasins et boutiques d’enseignes affichant les griffes internationales. Ses alentours concentrent théâtres et hôtels rétros dont le St Francis est le chef de file. Lieu de manifestations, semée de sculptures contemporaines, la place baigne en permanence dans une ambiance de kermesse et de marché de rue qui perturbait Gene Hackman dans "Conversation Secrète". Erigée en 1903 La colonne centrale commémore la victoire de l’US Navy sur l’Espagne aux Philippines en 1898.

A l’ouest de Union Square, le secteur de Tenderloin souffre de sa mauvaise réputation. Dangereux et violent, avec une forte concentration de sans abris qui sont pourtant partout ou presque à San Francisco, il vaut mieux éviter de s’y aventurer la nuit. C’est  pourtant un quartier très intéressant que nous ne recommandons qu’aux voyageurs expérimentés. Dashiel Hammett qui y vécut en a fait le cadre de son célèbre "Faucon Maltais" et Will Smith nous y faisait pleurer dans "A la Recherche du Bonheur", on y trouve pourtant quantités de bars comme Bourbon & Branch, un speakeasy en droite ligne de la Prohibition qui fait aussi bibliothèque, des clubs de jazz, de blues et de strip tease dont le Mitchell Bros. O'Farrell, mais aussi théâtres, librairies et galeries. Il mérite un passage ne serait-ce que pour son impressionnante collection de fresques murales.

Le quartier du Civic Center est symbolisé par l’énorme hôtel de ville. Sa coupole de 1915 due au même architecte que la Coit Tower, lui donne des faux airs de Capitole. Autour de lui, sont regroupés salles de spectacles, bibliothèque, bâtiments municipaux ainsi que l’extraordinaire Asian Art Museum of San Francisco. On a souvent du mal à imaginer que la misère existe aussi aux Etats-Unis.

C’est en montant à Alamo Square, dans  le quartier rétro de Western Addition, que vous vous offrez l’une de vos plus belles cartes postales. Un alignement de "painted ladies", de délicieuses demeures victoriennes aux couleurs acidulées impeccablement entretenues se détachent sur la skyline des gratte ciel du Financial District. Malgré tout, ce coin, très riche en architecture rétro est encore peu couru des touristes. Le San Francisco Fire Department Pioneer Memorial Museum occupant une ancienne caserne de pompiers mérite un stop de même que Sacramento Street. En lisière nord bordée par Japantown, le Fillmore a succédé à la salle mythique originelle qui, autrefois sur Van Ness, accueillait la crème de la crème de la pop de la côte Ouest et les anglais de passage. La saga continue avec les Smashing Pumpkins, Ry Cooder, Ben Harper, Tom Petty and the Heartbreakers, Willie Nelson, Radiohead, The Cure, Prince, les White Stripes, et même Tom Jones, pas mal womme who’s who !

Remontant Market en direction du sud, rues pentues et maisons victoriennes du Castro District donnent au fameux quartier homosexuel son style typique. Boutiques de création, librairies et bars, Castro Theater de 1922, s’animent particulièrement lors de la Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender Pride Celebration Parade (rien que ça !) qui draine au moins 500000 participants et spectateurs. Inutile de dire que le spectacle est total mais pas pour tous… !

Au sud de Market, Mission District, le quartier hispanique originel, vibre aux rythmes latinos actuels. Partout, ses murs sont décorés de fresques murales aux couleurs tonitruantes. Inaugurée en 1776, la Mission Dolorès, surnom de St François d’Assise la sixième mission jésuite californienne, est le plus ancien bâtiment de San Francisco. Ambiance de feu au moment du Cinco de Mayo et du Carnaval. L’Institute of Illegal Images avec ses collections d’œuvres que l’on croirait imaginées sous acide rappelle le bon vieux temps du psychédélisme.

Contigu, le quartier de Noe Valley est un genre de village rappelant celui de Greenwich à Manhattan. Son atmosphère décontractée se retrouve dans ses cafés, magasins de fringues vintage ou ses boutiques proposant herbes, huiles ou poésie ou au Farmers Market du samedi matin.

Le quartier d’Ashbury-Haight connut son heure de gloire à l’époque de la contre-culture des sixties, du temps des hippies, du Flower Power et de la culture pop. Il fut le point de départ de l'affirmation de la communauté homosexuelle et il illustre toujours la tradition de liberté d’expression et de tolérance de la ville avec ses boutiques alternatives ou avant-gardistes. La plupart des stars de la pop californienne, de Grateful Dead à Janis Joplin, y habitaient.

Depuis les Twin Peaks qui culminent à 271 et 276 mètres, les vues sur la ville sont imprenables sauf en cas de brouillard qu’il arrive que l’on surmonte parfois en étant si haut perché. On redescend sur l’immense Golden Gate Park, le poumon vert de la ville gagné sur les dunes à la fin du 19e siècle. Au milieu des sportifs, cyclistes et joggers, on y trouve plusieurs musées comme le M. H. de Young Museum ou l’incroyable California Academy of Sciences, immense muséum d’histoire naturelle hi-tec réalisé par Renzo Piano. Passez les colonnades blanches du méconnu Palace of the Legion of Honor. Modèle réduit du Palais de la Légion d'Honneur parisien, il n’a pourtant rien à voir ni avec la décoration tricolore ni avec le sable chaud et la légion étrangère, c’est un musée des Beaux Arts (vu encore dans "Vertigo") qui a l’avantage d’être assez peu fréquenté. De retour sur le Pacifique, arrêtez-vous au Seal Rock, à Ocean Beach ou Baker Beach, ménageant des vues sur le Golden Gate Bridge.

Union Street est l'une des artères les plus commerçantes du vieux quartier de Cow Hollow qui doit son nom aux vaches qui y paissaient il y a longtemps. Elles auraient du mal à se reconnaître avec les boutiques chic, les innombrables bars et restaurants. On y trouve le Vedanta Temple, l’un des édifices les plus originaux de la ville datant de 1905. Pacific Heights reste l’un des quartiers les plus prestigieux de la ville avec ses résidences victoriennes et Belle Epoque qui y sont toujours très recherchées. C’est ici qu’habitait la vénéneuse Catherine Tramell, l’héroïne de "Basic Instinct" incarnée par Sharon Stone.

Aux environs

* Au nord

- Tiburon et Sausalito

A peine passé sous les fameux haubans orange du Golden Gate, montez dans les collines de Marin Headlands pour la vue sur la skyline de la ville avec le pont en avant-scène, une vision magique au coucher du soleil ou quand la baie se nappe de brume. Vous aurez tout le temps de redescendre sur les anciens villages de pêcheurs de Tiburon et de Sausalito. Au fil du temps, ils sont devenus un repaire d’artistes, d’écrivains et de hippies vivant souvent sur des villages flottants, agglutinant bateaux et esquifs de toutes sortes. Leur succédèrent les yuppies branchés et friqués qui habitent ces villages résidentiels improbables assez étonnants, parfois très chics ou au contraire bien déglingués. Depuis les restaurants de fruits de mer du front de mer, la vue sur la Baie et les ponts est imprenable mais il faut arriver tôt.

- Muir Woods National Monument, Point Reyes National Seashore, Bodega Bay, Petaluma

Un peu plus au nord, Muir Woods abrite des redwoods, la version maritime du séquoia. Encore plus au nord Point Reyes National Seashore est, au bout de la faille de San Andreas, une magnifique réserve naturelle de landes battues par les vents et les flots avec un phare dans un site perché à couper le souffle. Alfred Hitchcock vient à Bodega Bay pour oiatourner  "Les Oiseaux" (1963). L’école, site de l’une des meilleures scènes est à Bodega, village 9 km à l’intérieur des terres. Petaluma au beau centre ville de la fin du 19e bien dans son jus servit à George Lucas pour incarner son Modesto natal dans "American Graffiti". L’Adobe State Historic Park rappelle les origines hispaniques.

- Napa et Sonoma

Vous pouvez faire des dégustations dans la plupart des chais des grandes maisons de ces deux vallées de vignobles dont plusieurs appartiennent à des groupes français comme Moët & Chandon.

Sonoma, autour de sa Plaza, a gardé plusieurs vestiges de l’époque hispanique dont le plus marquant reste la San Francisco Solano Mission, la 21éme et dernière construite des missions de Californie en 1823. A quelques kilomètres au nord, le Jack London State Historic Park protège Glen Ellen où l’auteur de "Croc Blanc" vécut ses dernières années. Dans la Napa Valley, c’est la vie de Robert Louis Stevenson qui est racontée au Silverado Museum du petit village de St Helena. Imitant l’auteur de "L’Ile au Trésor", les marcheurs arpenteront les sentiers du Robert-Louis Stevenson State Park étalé sur les flancs du mont St Helena) où l’écrivain passa sa nuit de noce. Lancée dès 1864 par le contreversé Samuel Brannan, le premier millionnaire californien de la Ruée vers l’Or, Calistoga, avec sa vieille gare de western, est une ville d’eaux agréable profitant de l’activité géothermique de la région. On trouve d’ailleurs dans les parages, un geyser qui, cousin du Old Faithful homonyme du Yellowstone, est l’un des rares au monde à avoir ses vapeurs à heure fixe, ainsi qu’une forêt pétrifiée de séquoias saisis par une éruption volcanique.

- Berkeley et le nord de la Baie

Les nostalgiques des sixties traverseront la Baie pour faire un saut à Berkeley. Le campus vous replongera au bon vieux temps de votre vie étudiante et il y a plusieurs musées. Montez au sommet de la Sather Tower. Copiée sur le campanile de la place San Marco de Venise, elle offre un bon tour d’horizon jusqu’aux mamelons du Mont Diablo au sud-est, une autre belle balade pour d’autres perspectives imprenables jusqu’au Lassen Peak au nord, le Yosemite à l’est et la Baie.

*A l’est

Juste en face de San Francisco, facilement accessible en bateau ou avec le BART (le RER local), Oakland, regroupée autour du Lake Merrit est une halte agréable où on peut se balader à vélo ou en kayak. Le centre mélange l’époque victorienne et les vieux gratte-ciel du début du 20e siècle, d’où ressortent l’énorme Fox Theater, le plus grand cinéma à l’ouest de Chicago en 1928 et le sublime Paramount Theater, extraordinaire exemple d’art déco de 1931. On appréciera les vues offertes de la terrasse du très stylé Oakland Museum. Jack London Square occupe le Waterfront. Cet ancien quartier portuaire transformé en espace commercial et touristique rend hommage à l’enfant de la ville dont les bouquins, "Croc Blanc" et "l’Appel de la Forêt" en tête, ont donné à des générations l’envie des grands espaces et de l’aventure. La Jack London Cabin est la réplique de sa cabane de chercheur d’or au Klondike. Savourez une bière au Heinold’s First and Last Chance Saloon qui n’a pas beaucoup changé depuis 1883. A l’occasion, Robert-Louis Stevenson et plus tard Ambrose Pierce s’y offraient aussi une petite mousse. Au port, cherchez le USS Potomac, le yacht immaculé de Franklin Roosevelt devenu un bateau d’excursion.

Lien utile

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