03/03/2016

Au nord de l'Himachal Pradesh, Dharamsala était somme toute tombée dans l’oubli avant l’installation du dalaï-lama Tenzin Gyatso et du gouvernement tibétain en 1959. « La petite Lhassa » s’est construite en effet sur les ruines d’une ancienne villégiature anglaise détruite en 1905 par un tremblement de terre. Elle rayonne aujourd’hui dans le monde entier comme le dernier refuge du dalaï-lama et constitue le point de ralliement des 100 000 réfugiés tibétains résidant en Inde. Ce foyer vivant d’une culture opprimée conserve un riche patrimoine réparti entre les temples, un centre d’art et d’artisanat, une bibliothèque, des musées, un institut de dialectique et l’institut de médecine et d’astrologie tibétaine. L’oracle (kuten) réside dans le monastère de Nechung. Il est consulté à l’occasion du nouvel an tibétain, ses prédictions comptent dans les décisions qui seront prises par les instances religieuses. La vocation politique de la cité peut se lire partout, sur les affiches des opposants au régime chinois, les mémoriaux pour les Tibétains qui se sont immolés, dans l’abondance des drapeaux de prières dispersés dans les forêts et les sentiers environnants, dans l’écho au petit matin de l’appel à la prière. Nonnes et moines, pélerins composent une foule cosmopolite, le lieu attirant des pratiquants ou des non-initiés du monde entier. La ville est située dans la vallée de Kangra, sur les contreforts du massif du Dhauladhar. Abondamment irriguée par les ruisseaux glaciaires, elle est l’une des plus fertiles de la région. Thé, riz et vergers y sont cultivés sur de vastes terrasses. 

Le plus Comptoir des Voyages

Profiter d’une séance bien-être et spiritualité.

Nous on adore

Le tintinnabulement des moulins à prières et les momos, succulents raviolis cuits à la vapeur.

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