23/08/2014

Thessalonique, capitale de la Macédoine, est le 2e port marchand de Grèce et la 2e ville du pays. Ce qui ne l’empêche pas de compter parmi les cités les plus vibrantes d’Europe. Tour à tour macédonienne, byzantine, ottomane, elle est établie sur la via Egnatia, la voie romaine qui unit l’Orient et l’Occident. Au cœur des Balkans, elle n’a cessé au fil des siècles de passer d’une tutelle à une autre au terme de combats trop souvent sanglants.

Fondée par le roi de Macédoine Cassandre en 300 av. J.-C., elle est élevée au rang de capitale de province romaine par Galère. De son règne demeure dans la ville basse un palais en ruine, un octogone pourvu de magnifiques mosaïques, un arc de triomphe. L’empire chrétien d’Orient la dote dès le ive siècle après J.-C. de monuments religieux somptueux concentrés dans la ville basse. Les églises byzantines de Sophia, de Dimitrios, la rotonde Aghios Giorgios conservent leurs fresques et leurs mosaïques d’origine.

En 1430, après bien des soubresauts, la ville est détenue par les Ottomans qui la baptisent Salonique. Les sanctuaires chrétiens sont transformés en mosquées, les ruelles se parent d’attributs turcs dont il est possible de voir encore les traces. En 1492, la communauté juive sépharade chassée d’Espagne donne un nouveau souffle à la cité ottomane. Le commerce, l’industrie du tissu, les échanges avec l’Europe occidentale s’intensifient. Les Ottomans installent dans la ville haute leurs demeures pourvues de jardins, laissant aux Grecs et aux Juifs la ville basse, bruissante, active, cosmopolite.

Au xixe siècle, les conflits des Balkans qui opposent Grecs, Turcs et Bulgares causent la ruine de la cité qui devient grecque en 1912. Si elle a déjà connu des épisodes tragiques, la Seconde guerre mondiale lui donnera le coup de grâce, 50 000 membres de la communauté juive seront déportés à Auschwitz, la laissant exsangue.

La chute du mur de Berlin en 1989 l’extrait soudainement de son isolement. La capitale endormie dont le souffle n’est jamais tout à fait éteint renoue avec sa vocation de capitale économique. Elle entretient des liens commerciaux avec toute l’Europe et l’Asie mineure, dont sa rivale Istanbul, jouit d’une culture vivante et d’une jeunesse inventive. Cet esprit s’incarne parfaitement dans les quartiers branchés de la ville sur le front de mer ou à Ladadika.

Nous on adore

Les grandes plages de sable de Halkidiki (Sidonia et Kassandra)  

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