Peuples d’Ethiopie

Un périple d’exception, émaillé d’authentiques rencontres avec des peuples oubliés, proches de la nature, à la fois simples et étonnamment sophistiqués. Suivez-moi, je vous emmène dans la Basse Vallée de l’Omo, au sud de l’Ethiopie. On navigue jusqu’aux confins de la frontière kenyane le long du Grand Rift africain. Cette faille géante, un phénomène en soi, ne peut que nous émouvoir puisqu’il est le « berceau de l’Humanité ». Vous vous souvenez de Lucy, notre ancêtre vieille de 3,2 millions d’années ? On peut aller la voir (enfin, son fossile !) au musée National d’Addis Abeba… Grâce à des visites tout au long du chemin, dans plein de villages éthiopiens, aux maisons si différentes les unes des autres, et aussi à travers les marchés, on est baigné dans des atmosphères de vraie vie locale, une vie encore bien en marge de la modernité. Organisation sociale, croyances, ancêtres, ressources, alimentation, chaque peuple a façonné au fil des âges son originalité. Les Konso, géniaux constructeurs, les Karo fous de scarifications, les Hamer et leur « saut des buffles », les Mursi et leurs femmes à plateaux, les Bodi, les Dorzé, farouches guerriers devenus paisibles tisserands, etc… Entre ces rencontres, une incursion fabuleuse au Parc National de Mago ! Moi, j’ai adoré ses paysages de brousse et ses étendues désertiques. Et voir ses animaux. Eléphants, buffles, girafes, koudous, bubales, phacochères. Sans compter les hippos et les crocos dans les rivières bordées de sycomores et de tamarins.

L'avis du spécialiste

Cynthia  TARDAT, conseiller chez Comptoir des Voyages
Sans doute le voyage le plus prenant parmi tous ceux que j’ai faits en Afrique, car il m’a fait basculer sur une autre planète. Celle des peuples qui vivent dans la vallée de l’Omo. Exactement comme leurs ancêtres y ont vécu, presque sans changement depuis la nuit des temps. Simples maisons de terre ou de paille, troupeaux et cultures pour s’alimenter, respect des anciens et de la Grande Nature. Et si nous prenions modèle sur eux pour épargner notre planète ?Cynthia , spécialiste Ethiopie

Jour 1 | France - Addis Abeba

Addis Abeba… un nom on-ne-peut romantique puisqu’il signifie Nouvelle Fleur. La descente de l’avion sera écourtée puisqu’on se pose à presque 2400 mètres d’altitude. Addis est en effet la capitale la plus élevée d'Afrique, ce qui lui permet d’avoir des températures agréables toute l’année.

Jour 2 | Addis Abeba - Awassa (280 KM / 4H)

Vous voilà arrivés ! Une première tasse de café éthiopien peut-être ? Puis, on part pour la Vallée du Rift par une route peu fréquentée qui traverse le pays Gurage. Premier arrêt ? Le site des 36 stèles de Tiya. Erigées du Xe au XVe siècles, parfois hautes de 5 m, toutes gravées et entourées de tombes, elles restent bien énigmatiques.
Puis on plonge dans la vallée du Grand Rift. L’émotion est double ici, car on est dans le « berceau de l’Humanité » et dans une zone faite de croûte terrestre amincie, de failles et de chapelets de lacs. Chacun a son caractère ! Au lac Ziway (plus grand que le Léman), en balade parmi les sycomores de ses rives, on s’amuse à repérer quantité d’espèces d’oiseaux. Pour moi, les plus exotiques sont sans hésitation les pélicans et les marabouts. Au lac Abiata, dans le parc national d’Abiata-Shalla, ce sont les flamants roses par milliers qui font le show. Mais on y a aussi des sources d’eaux bouillonnantes... La route se poursuit le long du lac Langano, où vivent des hippopotames, des babouins et quelques crocodiles. L’étape du soir sera la petite ville de pêcheurs d’’Awassa

Jour 3 | Awassa - Konso (325 KM / 5H)

Au bord du lac Awassa qui a donné son nom à la ville, se tient chaque matin dès l‘aube un marché aux poissons. L’occasion d’une balade intéressante, d’ambiance « rustique », pour voir les prises, tilapias et autres poissons-chats, mais aussi le retour des barques qui traînent derrière elles un sillage d’oiseaux avides ! Le trajet se poursuit par Arba Minch (litt. 40 sources, en Amharique), à la conjonction de deux lacs. Son sous-sol est riche en eau, voilà pourquoi on voit partout de grands vergers. Aux environs de Konso, l’étape du soir, un arrêt est prévu dans un village. L’occasion d’une petite immersion de choix ! Dans ce village konso traditionnel – fortifications et huttes si rapprochées que les toits parfois s’entremêlent - on va saluer le roi, on apprend qu’il existe des forêts sacrées gardées par des poqallas, que les feuilles bouillies de l’arbre-épinard (le moringa), additionnées de boulettes de farine de sorgho sont la base de l'alimentation et on découvre, non loin, un groupe de wakas, étonnantes statues funéraires en bois dur à l’effigie des anciens chefs et des héros de la tribu.

Jour 4 | Konso - Turmi (190 KM / 2H40)

Les rencontres et échanges se poursuivent, chic on a encore plein de questions à poser… Les Konso excellent dans l’art de l’agriculture (et de l’ingénierie), vous verrez. Les sols sont arides, rocailleux, accidentés. Alors, pour retenir la terre et l’eau dans les parcelles de coton et de millet, des terrasses ont été aménagées, parfois hautes de 5 m ! « Paysage culturel d’exception », voilà comment l’Unesco a qualifié l’ensemble des 28 villages et terrasses konso, qui existent depuis 400 ans. On comprend pourquoi. Plus loin, les dentelles des falaises de Gesergiyo n’ont rien à envier au Brice Canyon de l’Ouest américain. Devant, on se prend à penser, comme les Konso, que tout ça est supranaturel ! Ensuite, pourquoi ne pas faire un petit tour au musée de Konso, ouvert depuis peu ? Reprenant la route, on traverse pour rejoindre Turmi, d’autres territoires, ceux des Tsemaï, des Bena et des Hamer, dans la basse vallée de l’Omo.

Jour 5 | Turmi / Rencontres avec les Karo et les Hamer

Aujourd’hui, rencontres avec les Karos et les Hamer. Alors, cap par la piste sur Korcho. Côté falaise, une vue imprenable sur la rivière Omo ; côté village, des huttes aux énormes toits de chaume ! Les Karos, pour orner leurs corps, incrustent de petits cailloux sous leur peau. C’est très beau, et il est bien étonnant que cette mode ne soit pas encore arrivée chez nous ! A l’occasion des fêtes, ils se peignent entièrement de taches et lignes blanches. Ces éleveurs vous diront qu’ils sont aussi cultivateurs (sorgho, millet, haricots, coton, canne à sucre, tabac). Assez proches des Karo par leurs croyances et leur langue, les Hamer sont semi-nomades. De leurs bovins ils tirent le sang, le lait, la viande pour se nourrir et le cuir pour se vêtir. Colliers par dizaines, bracelets, vêtements de cuir ornés de cauris pour les femmes, boucles d’oreilles pour les hommes : la beauté avant tout. Et pour tous, cheveux tressés enduits de beurre et d’ocre ! Avec une petite différence, on peint les cheveux des hommes et on les décore d’une plume d’autruche s’ils ont réussi le « saut des buffles », un rite de passage à l’âge adulte. Spectaculaire !

Jour 6 | Jinka - Parc national de Mago (115 KM / 2H30)

On reprend la route vers le Nord pour rallier la petite ville de Jinka. Rencontre avec des Ari, l’un des groupes ethniques de la basse vallée de l’Omo les plus importants. Ces cultivateurs-éleveurs sont aussi apiculteurs. Leur miel de qualité est très réputé. Une petite visite au musée du Centre de Recherche de la vallée de l’Omo complète bien les rencontres, puisqu’il renseigne sur les rites et croyances des peuples de la région. Puis on avance jusqu’aux portes du parc national du Mago pour passer la nuit.

Jour 7 | Parc National Mago - Arba Minch (365 KM / 5H20)

Le parc de Mago ! On y pénètre par des collines verdoyantes. Mais bientôt s’installent des plaines à savane, bush et acacias où vivent éléphants, buffles, girafes, koudous, bubales, phacochères. Des figuiers et tamarins bordent les rivières à hippos. Enfin, le désert s’installe jusqu’au lac Turkana. Si le mont Mago culmine à 1350 mètres, l’essentiel du parc se trouve à +/- 500 mètres d’altitude, il y fait très chaud ! En périphérie du parc habitent les Mursis. Allons rendre visite à ce peuple, sans doute le plus emblématique d’Ethiopie. Qui n’a jamais vu de photos de ses femmes à plateaux ? Autre rite moins connu, le donga, un combat que les hommes doivent livrer pour pouvoir se marier. Chacun est armé d’un bâton long de deux mètres. Autant dire qu’il y a du dégât, parfois la mort… Puis, on part à la rencontre des Bodi, cultivateurs de sorgho, de maïs, de café. On est assez troublés par leur vision de la beauté : les femmes scarifient leurs seins à coups d’épines d’acacia ; les hommes visent le surpoids ! Pour gagner le concours organisé lors de la Nouvelle Année, le Ka’el, ils se gavent de céréales, de miel et de lait. Etrange, non ?

Jour 8 | Arba Minch - Lac Langano (219 KM / 4H)

La remontée de la vallée du grand Rift se fait jusqu’aux rives du lac Langano. Et on en profite pour monter jusqu’à un village Dorze, installé à presque 3000 m d’altitude dans les montagnes Gughe. La végétation tropicale laisse peu à peu place à des buissons de bambou, puis à des genévriers épars. Les maisons Dorzé sont bien singulières. De forme ogivale avec petit porche d’entrée, parfois hautes de 12 mètres, elles ressemblent vraiment à des ruches ! Jadis guerriers, les Dorzé cultivent aujourd’hui le faux-bananier pour sa racine comestible qui peut peser 40 kg et tissent le coton pour fabriquer de grands châles, les fameux chammas.

Jour 9 | Langano - Addis Abeba - France (159 KM / 3H)

En matinée, remontée vers les hauts plateaux et Addis Abeba. Durant cette dernière journée, on a le temps d’aller jeter un coup d’œil à la cathédrale de la Sainte Trinité, où repose Haïle Selassie, le " roi des rois ". Et au musée National, qui abrite les restes de cette chère Lucy. En soirée, il sera temps de gagner l’aéroport…

Jour 10 | France

Arrivée dans la matinée.
À partir de 2440€ par personne Prix calculé sur la base de 2 personnes Ce budget varie en fonction de la saison et de la disponibilité « Ref : 245705 ».

Détail budget

Indication de budget
Base 2 personnes

Le budget comprend

  • Les taxes aériennes : 294 €
  • Les vols internationaux sur compagnie régulière Ethiopian Airlines
  • Le transport en 4x4 privé avec chauffeur et guide anglophone
  • L'hébergement en chambre ou tente double
  • Le logement en petit-déjeuner
  • L'accompagnement d'un guide local dans le parc du Mago
  • Les droits d’entrée dans les parcs et sites mentionnés
  • L'assistance francophone locale 7j/7

Le budget ne comprend pas

  • Les assurances optionnelles
  • Les frais d’obtention du visa
  • Les boissons et dépenses personnelles
  • Les pourboires aux guides et chauffeurs

Transports aériens

Vols réguliers sur compagnie régulière Ethiopian Airlines
Départs de province, nous consulter
Les tarifs aériens varient en fonction de la saison et de la disponibilité

Transports locaux

Vos déplacements se font en véhicule 4x4 privé, avec les services d’un chauffeur et d’un guide anglophone (guide francophone avec supplément)
Le budget indiqué prévoit des hébergements de catégorie Standard à 4* locales…

Les chambres, simples, confortables et propres, sont avec salle de bain. Il faut néanmoins connaître (et admettre) les réalités éthiopiennes : à savoir que les coupures d’eau et d’électricité sont fréquentes et que les hôtels ne sont pas tous équipés d’un groupe électrogène.

Descriptif de chaque hôtel lors de l'envoi du devis personnalisé


Fiche pratique

La bonne saison
Dans les régions des hauts plateaux éthiopiens (2 400 m-3 800 m), le climat est tempéré, avec des températures moyennes annuelles de 16° à 20°C suivant l’altitude. Dans les vallées basses, la chaleur est caniculaire. De janvier à mars, le temps est ensoleillé. Si quelques pluies fines peuvent tomber en mars et en avril, la principale saison des pluies, le kremt, survient entre mi-juin et mi-septembre. D’octobre à décembre, le soleil est présent, la nature est verdoyante, les touristes moins nombreux et c’est une période idéale d’observation des oiseaux.

Décalage horaire
+ 1h en été et + 2h en hiver

Accès
Comptez 7h pour un vol Paris / Addis Abeba

Atmosphère, atmosphère !

A voir, le film Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu, sorti en 2005. Des milliers de Juifs éthiopiens sont emmenés vers Israël à la suite d’une famine en 1984. Parmi eux, un enfant chrétien que sa mère fait passer pour juif, afin de le sauver. Il est recueilli par une famille française sépharade de Tel-Aviv…
Demander un devis
  • Nous, on adore !...
  • Dialoguer avec le roi de la tribu des Konso et aller voir les wakas
  • L’atmosphère du marché aux poissons d’Awassa et les oiseaux qui suivent les barques
  • Au parc de Mago, photographier les girafes dans le bush et les crocos dans la rivière, de loin
  • Visiter l’intérieur d’une des « maisons-ruches » des Dorzé et voir tisser un chamma
  • La rencontre avec le peuple Bodi, méconnu et plein de surprises !
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