À bouquiner, visionner...

03/11/2013

Les Canadiens anglophones se montrent prolifiques et produisent leur lot de best-sellers à la mode américaine. Efficaces, palpitants, contemporains comme Michael Ondaatje (Le Patient anglais) ou Margareth Atwood dont on relira avec plaisir Le Tueur aveugle. Pour connaître les derniers auteurs, il est utile de lire les anthologies qui paraissent chaque année et constituent une somme de textes actuels.

La littérature canadienne s’est enrichie, non sans mal, des apports culturels des peuples autochtones. Les précurseurs dont Pauline Johnson et Richard Van Camp font désormais partie du paysage littéraire classique. Pur fruit du métissage culturel contemporain, Joseph Boyden a remporté un vif succès international avec Le Chemin des âmes. Le roman a pour personnages deux Indiens cris enrôlés dans les troupes canadiennes pendant la Première Guerre mondiale.

Jack London reste incontournable si vous avez prévu de rallier le Klondike.

Le cinéma canadien, particulièrement inventif, utilise toutes les ressources de l’image pour créer du rêve : animation expérimentale, effets spéciaux… Il compte en outre la fine fleur des documentaristes, véritables défricheurs d’un genre en pleine expansion. On peut voir Manufacturing Consent : Noam Chomsky and the Media (1992) et The Corporation (2003).

La fiction est loin d’être en reste avec des réalisateurs célébrissimes : David Cronenberg (History of Violence), Norman Jewisson (Moonstruck), Atom Egoyan…

Le premier film inuit Atarnarjuat, la légende de l’homme rapide de Zacharias Kunuk, a obtenu la Caméra d’or au Festival de Cannes en 2001.

L’ouest canadien tient souvent lieu et place d’ouest américain, à la fois pour des raisons budgétaires et à cause du savoir faire reconnu des équipes techniques. Impitoyable ou Open Range sont deux exemples de westerns "américains" tournés en fait en Alberta. Insomnia avec Al Pacino, Robin Williams et Hillary Swank a été tourné à Stewart, limitrophe de l’Alaska.

Et si vous partez en famille ou avez conservé votre âme d’enfant, revoyez L’Ours de Jean-Jacques Annaud qui avait adapté Le Grizzly de James Oliver Curwood

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