À bouquiner, visionner...

23/05/2016

Pages japonaises

Voyagez bien informés

Le Japon des Japonais, Philippe Pons et Pierre-François Souyri, coll. L’autre guide, Éditions Liana Levi.
Un décodage du Japon subtil et informé et une belle initiation au pays du Soleil-Levant.
Chronique japonaise, Nicolas Bouvier, coll. Voyageurs Payot, Éditions Payot & rivages.
L’écrivain voyageur sait nous livrer en une ligne le pur diamant d’une sensation.
Enfin, pour comprendre toutes les subtilités de la culture japonaise, un incontournable classique : L’empire des signes de Roland Barthes (Points essais).

Pour les enfants

Ajourd’hui au Japon, Geneviève Clastres, illustré par Ilya Green, Florent Silloray, coll. Le journal d’un enfant, Éditions Gallimard Jeunesse (8 à 12 ans).
À chaque page, une mine d’informations documentaires répond aux questions des enfants.
Hôichi : la légende des samouraïs disparus, Hiroshi Hearn Funaki, illustré par Yoshimi Saitô, coll. Soleil flottant, Éditions Nobi NobiN
Extraite du recueil Kwaidan de Lafcadio Hearn et basé sur un fait historique, ce livre tient petits et grands en haleine jusqu’à la fin.
Misako Lisa Bresner, illustré par Batir Holton, Éditions MeMo, 2003.
Une balade sonore dans la ville de Kyōto en compagnie de la petite Misako. L’occasion d’entendre aussi les fables et mythes traditionnels. (à partir de 7 ans).

Mangas

Le manga n’est pas né d’aujourd’hui ! Dès le VIIe s. dessins et caricatures ridiculisent les puissants et retracent la vie quotidienne. Amateurs d’épopées historiques, les Japonais s’attacheront cependant avec passion aux œuvres illustrées de Tezuka Osamu (1928-1989), père du manga contemporain. Des faciès dépourvus de traits identitaires, l’introduction de techniques cinématographiques dans les vignettes (gros plan, panning, etc.), des récits complexes assurent son succès.

Pour s’initier :
Black Jack, Astro Boy ou Adorufu ni Tsugu constituent des ouvrages de référence.
Il existe un type de manga pour chaque public :
les seinen ont pour cible les jeunes hommes (15-30 ans). Ils retracent les épopées militaires, les batailles de clans, la vie des samouraïs, mais abordent aussi la science-fiction, le sport ou la comédie à l’instar des shōnen, destinés quant à eux plus spécifiquement aux jeunes garçons, mais qui est le genre le plus important en terme de quantité.
Pour les seinen : Akira (6 volumes) Éditions Glénat ; pour les shōnen : Full metal Alchemist (27 volumes) Éditions Kurokawa
– les shōj̱o est le pendant du shônen : destiné aux filles. Les josei (Redîzu), plutôt destinés à un public féminin (18-30 ans) abordent les relations amoureuses et amicales, le désir et la sexualité ou encore les problèmes sociaux ou professionnels.
Sukuna Hikona Mademoiselle ôishi, célibataire (4 volumes), Éditions Casterman

Haïku

Ces courts poèmes échappent à toute forme d’explication pour les esprits occidentaux amateurs de littérature. Le haiku moderne selon Shiki (1867-1902) semble raconter une histoire, mais il propose un « cliché », embrassant tout à la fois une image et un ressenti. Il est en même temps poétique et pragmatique comme la philosophie zen dont il est une émanation.
Les haiku classiques comportent dix-sept syllabes, en trois vers (5, 7, 5 syllabes).
À la recherche de l’instant perdu : anthologie du haïku, Cheng Wing fun et Hervé Collet, Millemont
Haïkus en japonais avec traduction en français, Éditions Moundarren

Beaux-livres

Japan Book, 600 photographies, carnets et dessins, Véronique Durruty et Jean-Luc Toula-Breysse, Éditions de La Martinière
La photographe rapporte de son voyage photographies et carnets de note commentés par l’auteur qui détaille ici quelques traits de l’art de vivre à la nippone.

Regards sur le Japon

La fiction historique fait florès grâce au film d’animation. Faisant revivre les mondes hérités des traditions animistes où humain et animaux communiquaient, jouant avec les possibles et les uchronies, les réalisateurs, dont l’incontournable Miyazaki Hayao pulvérisent tous les records : Princesse Mononoke, Le château ambulant, Le voyage de Chihiro et bien d’autres.

Volontiers excessifs et violents, les chefs-d’œuvre du cinéma nippon sont également empreints d’humanisme, de philosophie et de compassion, un autre héritage du shinto difficilement transmissible aux Occidentaux. Deux joyaux à ne pas manquer : Ran ou Rashōmon d’Akira Kurosawa. Le surnaturel, la quête identitaire, les différences sont les thèmes abordés par la jeune génération rarement diffusée en France. À voir ou revoir cependant : Hana-Bi de Takeshi Kitano ou Tel père, tel fils d’Hirokazu Koreeda.




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