Géographie et environnement

01/08/2014

GÉOGRAPHIE

Bordé par la Thaïlande (Ouest et Nord), le Laos (Nord) et le Vietnam (Est et Sud), le Cambodge a connu de nombreux remaniements de ses frontières au cours de son histoire. Il a cependant conservé une façade maritime de 250 km sur le golfe de Thaïlande (Sud-Ouest). Très plate, la côte est découpée en baies sableuses d’où jaillissent parfois des éperons rocheux (Kep, Siem Reap).

Son relief est varié mais ne montre aucun caractère excessif ! Les chaînes montagneuses (chaîne des Cardamomes, et son contrefort la chaîne de l’Éléphant au Sud-Ouest ; chaîne des Dângrêk à l’Ouest) ont leur point culminant à 1 800 mètres d’altitude. Les hauts-plateaux du Nord présentent des reliefs plus doux, couverts de vastes forêts tropicales.

Le maître des lieux est le Mékong dont le cours conditionne fortement la fertilité des plaines du centre et la richesse halieutique du lac Tonlé Sap, le plus grand lac du Sud-Est asiatique.

FAUNE

La faune est variée et comprend encore de grands représentants de la faune sauvage : tigres, éléphants (Ratanakiri et Mondulkiri, massif des Cardamomes), cervidés et bovidés, gibbons, panthères, ours malais, rhinocéros de Java et le quay (une gazelle) découverte en 1992 au Vietnam. Les gaur et ko-prey sont des bovidés rares. Le ko prey, animal fétiche des Cambodgiens, survit peut-être dans les forêts du Ratanakiri et du Mondulkiri bien que certains zoologistes considèrent que la race s’est éteinte.

Les reptiles, dont les varans et les iguanes, sont très présents ainsi que les oiseaux. L’avifaune très riche compte sur une liste provisoire près de 400 espèces dressées dans les années 1960. Les espèces d’oiseaux d’eau menacées sont presque toutes implantées ou en résidence provisoire pendant la migration sur le sol cambodgien.

Les insectes et les poissons (850 espèces dans les eaux douces) constituent une autre richesse.

FLORE

Les cultures de la plaine centrale (rizières, champs de maïs, de tabac, etc.) occupent de fait une vaste surface. Le lac Tonlé Sap se réserve la primauté sur les terres alluviales (sa surface est multipliée par 4 en saison des pluies). Les roseaux viennent en nombre dans ces zones humides ainsi que la forêt inondée.

Le Sud-Ouest est  couvert de forêts tropicales tandis que la côte est largement investie par la mangrove.

Les reliefs septentrionaux sont dédiés aux forêts plus clairsemées des feuillus et des bambous… La forêt tropicale couvre les 2/3 du pays. L’arbre national du Cambodge est le palmier à sucre, utilisé pour la construction, la pharmacopée et la production de vin & vinaigre.

ENVIRONNEMENT

Tout voyageur doit garder à l’esprit que l’environnement dans lequel il se trouve est sensible, que cet environnement soit urbain, rural ou naturel. De cette attitude respectueuse à la fois des richesses naturelles et humaines, le voyageur d’aujourd’hui ne peut s’affranchir.
Elle ne demande pas d’efforts démesurés. Il suffit d’apprécier ses besoins au plus juste et de prendre en considération les manques propres à chaque pays. Éviter de répandre ses déchets et veiller à rapporter dans son pays ceux pour lesquels il n’existe sur place aucun retraitement (piles, batteries, médicaments périmés, sacs plastiques). Se contenter d’une douche plutôt que d’un bain très gourmand en eau potable et ce, même si le pays n’en manque pas. Couper la climatisation de la chambre d’hôtel et éteindre tous les luminaires en son absence. Ne pas sortir des sentiers quand l’écosystème fragilisé doit être préservé, s’abstenir de cueillir plantes, fleurs, fruits, fossiles ou pétrifications.

Le principal défi du Cambodge est sans doute de lutter contre une déforestation massive (l’un des taux de déforestation les plus importants au monde – 1/4 de ses forêts perdues en 50 ans). Deux phénomènes combinés ont provoqué une disparition rapide et conséquente de la forêt primaire : l’utilisation du bois pour des besoins énergétiques (80 % de l’énergie), le défrichage et le brûlis pour les cultures et notamment la culture de l’hévéa et du palmier à huile. De plus, les filières clandestines de trafic de bois précieux ne sont que rarement sanctionnées.

Le bois de chauffage entraîne d’importantes émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère, ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé. Des actions sont menées depuis quelques années pour améliorer le traitement des fumées avec des fours plus performants, diversifier les ressources énergétiques, protéger les zones forestières intactes.

La situation du lac Tonlé Sap est un autre sujet d’inquiétude. La pollution y est extrême (métaux lourds et prolifération des algues) et représente un danger sanitaire autant qu’une menace évidente sur les richesses halieutiques.

Le site d’Angkor en raison de la fréquentation touristique qu’il génère n’est pas à l’abri d’une catastrophe écologique. Les eaux usées ne sont pas retraitées et rejetées dans les rizières, les sols sont piétinés provoquant l’enfoncement des temples. L’apathie du gouvernement sur tous ces sujets est manifeste. 

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