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À bouquiner, à regarder…

La région de Fès en littérature

La boîte à merveilles de Ahmed Sifrioui (1954) : Ce roman autobiographique marqua les esprits au Maroc et en France. L’auteur y raconte avec pudeur, poésie et franchise la vie d’un enfant dans ce pays où tout tourne autour des hommes, du roi et jusqu’au père de la sphère intime. Ahmed Sifrioui dépeint sans indulgence son enfance dans le Fès du début du XXe siècle. Une enfance monotone auprès des femmes, entre quatre murs et dans l’attente renouvelée chaque soir du retour du père. Le romancier nous donne ici une occasion unique d’entrapercevoir le quotidien des femmes derrière les murs et les pérégrinations d’un enfant qui s’ennuie, s’angoisse ou s’impatiente. La langue y est riche, les ambiances presque palpables et on y découvre Fès à travers le regard d’un enfant.  

Harrouda de Tahar ben Jelloun (1988) : Ce livre iconoclaste est inclassable. Poésie autobiographique, conte historique ou récit symbolique, peut-être tout en même temps ! Tahar ben Jelloun se livre ici avec génie à un exercice de style où le fond est aussi important que la forme. Le fil rouge de l’ouvrage est Harrouda, une ancienne prostituée ou une simple femme libre que l’on a brisée ? Un personnage qui hante le narrateur enfant dans les méandres de son imagination et se transforme en allégorie de la liberté. Et si Harrouda était la femme libérée de l’emprise masculine ? Et si elle avait pour mission de sauver les enfants de l’emprise des adultes et de leur religion ? Et enfin, la quête ultime de Harrouda ne serait-elle pas de rendre au Maroc son indépendance ? Dans ce roman-conte, les personnages se transforment en animaux, les êtres humains en concepts et le tout est écrit avec onirisme et volupté. Les âmes de Fès et de Tanger y sont dépeintes sans idéalisation, à vif.

Rêves de femmes, une enfance au harem de Fatima Mernissi (1998) : Fès, années quarante, harem d’une famille de la haute bourgeoisie fassi. Une petite fille y naît et écoute dès son plus jeune âge les rêves des femmes. Leurs désirs de liberté, leur envie d’ailleurs. Fatima Mernissi nous livre ici un merveilleux récit historique du Maroc avant et après l’Indépendance, teinté d’humour et d’envolées lyriques. Le harem de Fès est le point de départ de cette quête d’émancipation –du joug masculin, du joug européen – puis l’auteure nous transporte vers les régions de l’Atlas et le Sud du pays. Vers toujours plus de lutte et d’exigence. Tel un crescendo en musique, ce roman ne cesse de s’élever contre les injustices et la barbarie humaine. Mélangeant intime et publique, descriptions presque sensorielles et mots subversifs, ce récit nous plonge dans une page troublée de l’Histoire marocaine.

Le Fond de la jarre d’Abdellatif Laâbi (2010) : Un plongeon dans le Fès sous protectorat français. Un plongeon dans une enfance colorée et traversée de personnages fantasques. Une mère autoritaire et lunatique, un oncle excité qui se calme au kif, une fratrie d’onze enfants dont Namouss ou moustique, le dernier, nous conte ses frasques et ses fantasmes. Sur un ton enjoué et drôle, Abdellatif Laâbi nous peint avec des mots le Fès des années cinquante. Les ruelles de la médina sont presque des personnages dans cet univers tourné vers la famille et la découverte de la vie. Le hammam y est décrit, les places où vieux marchands et jeunes footballeurs novices se mélangent, les ruelles vides pendant le ramadan et l’école pas toujours ennuyante. Un délice de légèreté et de nostalgie. 

La région de Fès au cinéma

Rock the casbah de Léïla Marrakchi (2013) : Suite à la mort d’un riche entrepreneur de Tanger, toute sa famille se retrouve dans son immense demeure pour les trois jours de cérémonie et de deuil. L’occasion rêvée de réunir tous les membres de la famille, pour le meilleur comme pour le pire. Le film se focalise sur les femmes, avec la veuve, Aïcha et ses trois filles qui n’ont en commun que leurs parents… ! L’une est prof en France, l’autre est obsédée par son corps et l’argent et la benjamine joue les terroristes à Hollywood. Autant de différences et autant de raisons de se disputer et de régler les vieux comptes. Mais au fil du film, les personnages réapprennent à vivre ensemble et à s’aimer. Une comédie familiale pleine de tendresse et d’humour, malgré les clichés parfois un peu lourds servis sur un plateau d’argent.

Vous êtes tous des capitaines d’Olivier Laxe (2015) : Dans un docu-fiction d’un réalisme presque déroutant, Olivier Laxe nous livre un aperçu de la société marocaine, sans effets spéciaux et sans grille de lecture euro-centrée. Souhaitant au départ enseigner les bases du cinéma à de jeunes en détresse sociale d’un centre d’aide à Tanger, le réalisateur abandonne peu à peu le projet pour laisser l’écran aux enfants et adolescents. On ne sait plus alors qui filme ni où commence la fiction, mais qu’importe ! Suivant les jeunes dans leurs errances, en passant par des paysages bucoliques ou des villages austères, le spectateur s’immisce dans les envies et le quotidien de ces jeunes Marocains, vivant habituellement dans le dénuement et la violence. Une pause pour eux et une occasion pour nous de découvrir un univers normalement loin des caméras…

Volubilis de Faouzi Bensaïdi (2018) : Abdelkader et Malika sont de jeunes mariés de la classe populaire. Lui est vigile dans un centre commercial et elle est domestique chez une riche marocaine tyrannique et déprimée. Le couple vit cahin-caha, avec des revenus modestes et peu d’espoir d’une vie meilleure. Malika entre en conflit avec sa patronne, ne supportant plus l’injustice. Mais leur descente aux enfers commence réellement le jour où Abdelkader refuse par erreur l’accès de l’escalator (réservé aux nantis) à un notable du coin. Il est arrêté et torturé. À l’instar de l’antique cité autrefois moderne et fastueuse, le Maroc dépeint dans ce drame social est à la croisée des chemins entre modernité et conservatisme, soif de justice et perpétuation de l’injustice. Un pays qui n’a pas encore choisit sur quel pied danser, qui ne sait pas faire de choix. Le film retrace avec fougue et mélancolie les tensions et fractures qui sillonnent la société marocaine.

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