Peuples et institutions

08/12/2017

Politique

Le Zimbabwe est une république de l’Afrique centrale divisée en huit provinces, chacune étant dotée d'une Assemblée provinciale et administrée par un commissaire nommé par le gouvernement central : Manicaland, Mashonaland-Central, Mashonaland-Est, Mashonaland-Ouest, Masvingo, Matabeleland-Nord, Matabeleland-Sud et Midlands.

En vertu de l'article 171 de la Constitution de février 2000, chacune de ces provinces est dotée de son Assemblée habilitée à adopter des lois en matière de tourisme, de transport, de logement, de santé, d'éducation.

Le président est le chef de l'Etat, le chef du gouvernement et le commandant en chef des forces de défense. Il est élu par les électeurs inscrits sur les listes électorales et son mandat renouvelable est de six ans.

Le Parlement comprend 150 représentants, dont 120 sont élus en représentation des 120 circonscriptions, dont 8 sont des gouverneurs de province, dont 10 sont des chefs traditionnels désignés par le Conseil des chefs, et dont 12 sont nommés par le président.

Le Parlement est convoqué par une proclamation présidentielle et il est prorogé et dissous par le président. Il dispose d’un mandat maximum de cinq années au terme duquel il est automatiquement dissous. En vertu de la Constitution, une élection générale doit ensuite avoir lieu immédiatement.

Économie

Croissance : 0,50 % (2016, Coface)
Taux de chômage : 90 % (estimation 2016, fédération des syndicats du Zimbabwe)
Taux d’inflation : 8,5 % (2013, Banque mondiale)

Le Zimbabwe, qui connaît depuis quelques années une situation économique particulièrement préoccupante, possède néanmoins des ressources naturelles considérables. Le pays est le 3e producteur mondial de platine et dispose de ressources importantes de diamant, d’or, de nickel, de chrome et de fer. Ce secteur représentait avec l’industrie 29 % du PIB en 2016.

Naguère baptisé « le grenier à blé » de l’Afrique et assurément riche en terres fertiles, le Zimbabwe est nettement moins rural qu’auparavant (14 % du PIB en 2016 contre 50 % en 1980). Cette situation est due à une politique de répartition des terres engagée en 2000, mal gérée au cours de la décennie suivante. Les cultures principales concernent le blé, l’arachide, le tabac et le coton.

Si l’indicateur de développement humain de l’UNDP (United Nations Development Program) positionnait en 2010 le Zimbabwe en 172e et dernière position, l’économie du pays conserve cependant des atouts avec un secteur des services qui reste actif (57 % du PIB en 2016) et une population largement instruite malgré la dégradation économique. Par ailleurs, la « dollarisation » de l’économie en 2009 a permis d'engager une certaine relance et surtout d’assurer la normalisation des transactions avec les principaux partenaires commerciaux ; depuis, les échanges s'effectuent principalement en dollars US et en rand sud-africain.

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