Peuples et institutions

01/03/2014

politique

Le Vietnam est une République socialiste et par conséquent à parti unique. Le parti communiste vietnamien (PCV) tient les rênes des administrations et des pouvoirs locaux. En dépit des récentes rénovations économiques, le PCV progresse difficilement. Son système politique assure au Bureau politique un pouvoir exécutif très important. Pourtant, la jeunesse majoritaire dans ce pays (56 % de la population) aspire à plus de liberté et à un pluralisme politique. Les inégalités ne cessent de s’accroître et la corruption est endémique.

économie

L’essor économique du Vietnam est à la fois exceptionnel et durable. Le taux de croissance annuelle moyen depuis 20 ans est 7,5 % ! Le PIB a été multiplié par 3 entre 2002 et 2010. Les politiques d’ouverture en 1986, l’accession du pays à l’ASEAN en 1995, à l’APEC en 1998, puis à l’OMC en 2007 ont conforté sa position de leader dans l’économie asiatique. Il obtient les meilleurs résultats après la Chine. Aujourd’hui, 20 % de la population vit sous le seuil de pauvreté contre 58 % en 1993.
La privatisation des terres a facilité le développement rural : 65 % de la population vit encore de l’agriculture et le Vietnam est le 3e pays exportateur de riz et de café au monde. Il exporte aussi du thé, du caoutchouc, etc.
Les prochains défis concernent l’industrie que souhaite promouvoir le gouvernement. Pour l’heure, 25 % du PIB industriel est fourni par la production de pétrole, gaz et charbon. Pour développer le tertiaire, le Vietnam devra rénover ses infrastructures de base : transports, énergie, eau.
Les services représentent près de 40 % du PIB, le tourisme progressant de 20 % chaque année.

peuples

Si le Vietnam peut surprendre par sa vitalité économique, il n’en demeure pas moins un pays en voie de modernisation sociologique et culturelle. La physionomie de sa population (88 millions) et les modes de vie en témoignent.
Si les Viets sont majoritaires (86 %), près de 54 ethnies se côtoient dans une apparente normalité.
La réalité est plus nuancée, certaines ethnies ne survivant que dans des zones géographiques très localisées et dénuées d’intérêt économique. La précarité et la pauvreté de certains groupes de montagnards tranche avec la prospérité affichée des grandes villes.
Parmi les ethnies majoritaires : les Cham et Khmers sont implantés dans les plaines côtières du sud et le delta du Mékong. Les Thaïs (2e ethnie par le nombre) et Hmongs vivent dans les plateaux du centre. L’ethnie Hoa essentiellement commerçante, d’origine chinoise, se concentre dans les centres urbains.
Plutôt hiérarchique et patriarcale, très imprégnée du modèle confucéen, la société vietnamienne conserve un goût certain pour les rituels et les fêtes traditionnelles. L’influence de la culture chinoise se révèle dans de nombreux rites et coutumes. L’hommage rendu aux ancêtres dans toutes les maisons citadines ou rurales le démontre. Une certaine religiosité demeure dans les pratiques. La diversité des religions y est étonnante : bouddhistes, taoïstes, caodaïstes, chrétiens ou musulmans.
L’occidentalisation rapide des modes de vie urbains s’est naturellement étendue aux sites touristiques où l’on ne notera que peu de différence avec les grandes villes. En revanche, les peuples du delta hormis à proximité de la baie d’Halong et ceux des montagnes conservent jalousement leurs traditions.
Depuis les réformes économiques des années 1990, qui autorisent la création d’entreprises privées, les Viet Kieu, vietnamiens de la diaspora des années 1970 reviennent au pays. Leur influence est certaine dans l’évolution du Vietnam, ainsi que celle des entrepreneurs étrangers.

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