8 conseils pour se fondre dans le décor

08/03/2014
1

garder le sourire

Les Vietnamiens sont chaleureux et amicaux avec les touristes, surtout dans le Sud. Il convient cependant d’adopter une attitude respectueuse et de soigner son apparence, un moyen de montrer son respect vis-à-vis de soi et vis-à-vis des autres. Au Vietnam, et de façon générale en Asie, on ne s'énerve pas, on ne hausse pas la voix, on n'invective pas, même en cas de grave désaccord (surtout en public). Ça ne se fait pas ! Garder le sourire en toute circonstance, rester ferme et poli sont deux attitudes qui désamorceront les tensions plus sûrement qu’un coup de sang. Souvenez-vous qu’il ne faut jamais faire perdre la « face » à un Vietnamien. C’est une offense très grave et cela peut se terminer au mieux par un flot d’injures, au pire par un coup. Même si vous estimez avoir raison, restez calme et laissez à votre interlocuteur une porte de sortie qui lui permettra de rester digne. Enfin, ne soyez pas choqué par une certaine curiosité. Il faut le prendre pour une marque d’intérêt, même maladroite, non de l’indiscrétion.

2

visiter une pagode

Le bouddhisme, première religion du Vietnam se pratique dans des pagodes, souvent occupées par des bonzes en robe safran. N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple en fin d’après-midi, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant, mais, tout comme la visite d’une pagode en journée, cela suppose d’adopter un comportement respectueux du bouddhisme et de ses pratiquants. Restez discret et avant de pénétrer dans la pagode, déchaussez-vous et retirez votre chapeau. Par respect, portez des vêtements discrets et assurez-vous que vos épaules et genoux sont couverts. Sachez qu’on ne tourne jamais le dos à Bouddha. Oubliez donc les photos de face devant une de ses représentations. Quant à escalader une statue, n’y pensez même pas. Il est aussi interdit de pointer ses pieds, considérés comme impurs, vers Bouddha. Enfin, le tour de la pagode s’effectue de gauche à droite pour toujours montrer votre côté pur, le droit, à la divinité. Pensez au capitaine Haddock dans Tintin au Tibet !

3

ne pas confondre un hmong et un mnong

Les minorités du Nord peuplent les moyenne et haute régions du Vietnam. Leur genre de vie est lié à l’altitude de leur lieu d’habitat. Les minorités appartenant au groupe linguistique tai (groupes Tai, Nung, Caolan…) vivent au-dessous de 600 m, les Tibéto-Birmans (Lolo, Huni, Xapho...), entre 600 et 900 m, les Miao-Yao (groupes Meo ou Hmong et Man) entre 900 et 1 500 m. Cet étagement a une répercussion sur l'économie et le mode de vie de chaque groupe. Les Tais peuvent utiliser la technique de la rizière inondée, praticable dans les vallées, ce qui leur permet d’être sédentaires. La culture sur brûlis, seule possible au-delà de 600 m, impose aux Tibéto-Birmans et aux Miao-Yao un semi-nomadisme. Au Centre, les descendants des Indonésiens arrivés à la préhistoire sont au nombre de 450 000 et on les divise en deux groupes, l’un de parler môn-khmer (Bahnar, Mnong, Sedang...), l'autre de parler malayo-polynésien (Jarai, Rhadé, Churu...) Au Sud, vivent principalement des Chàm, descendants du royaume du Campā, conquis par les Vietnamiens entre le XIe et le XVIIIe siècle.

4

devenir un pro du bai cho

Le bai choi est un art traditionnel alliant chant et jeu, très prisé, à Hoi Han en particulier. Les règles, proches de celles du bingo sont relativement simples. Chaque participant reçoit trois plaquettes de bambou sur lesquelles figurent un dessin et un mot, renvoyant à un chant traditionnel. Le jeu commence quand le chanteur entonne une chanson folklorique vietnamienne. Si un joueur pense avoir le bon dessin et le mot l’accompagnant, il doit en avertir l’arbitre qui vient alors vérifier. Certains dessins se ressemblent beaucoup et nombreux sont les joueurs à tomber dans le piège. Si le joueur a bien le bon dessin, il reçoit un drapeau jaune et le jeu reprend. Le gagnant est le premier joueur à recevoir trois drapeaux jaunes. Tout le monde peut participer, même les voyageurs ne parlant pas vietnamien, car des organisateurs sont présents pour expliquer les règles aux néophytes et traduire en anglais les paroles des chants. Si vous aussi souhaitez vivre un moment fort en vous initiant à ce symbole de la culture locale, rendez-vous à Hoi Han, chaque quinzième jour de calendrier lunaire, au bord de la rivière Hoai.

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