La vallée d’Ihlara et les villes souterraines

17/03/2014

Logée dans un canyon étroit creusé par la rivière Melendiz, la vallée d’Ihlara est une magnifique coulée verte, prise en étau entre des falaises atteignant parfois 200 m de hauteur. Ce lieu secret, bien protégé et fertile donna un abri sûr aux moines byzantins entre le ive s. et le xive s. Ils y creusèrent des sanctuaires aux décors orientaux aujourd’hui diversement préservés de l’érosion.

Particulièrement émouvantes, ces dizaines d’églises réparties de part et d’autre de la rivière, portent encore leurs fresques et peintures d’origine. De la Dormition de la Vierge de l’église sous l’Arbre, au cycle consacré à Marie l’Égyptienne, se dévoile ici un pan méconnu de l’iconographie de la Chrétienté orientale.

Carrefour marchand, au confluent des routes caravanières, la Cappadoce n’en était pas moins soumise aux attaques récurrentes d’un nombre considérable d’envahisseurs. La population tira profit de la géologie pour se protéger, creusant à la verticale du sol de vraies villes souterraines. Elle ne se limita pas à quelques cavernes protectrices mais élabora un concept de ville-refuge avec puits et cheminées d’aération, étables, silos et celliers, espaces privés et espaces de vie, fouloir et pressoirs à vin, lieu de culte, résidence seigneuriale, énormes portes de pierre en forme de meules… 

Une trentaine de cités-refuges sont aujourd’hui répertoriées dont Derinkuyu, qui pouvait abriter jusqu’à 10 000 personnes. Habitations et  espaces collectifs (école, commerces) ou cultuels s’étagent sur onze niveaux.  

Le plus Comptoir des Voyages

Une randonnée guidée adaptée aux familles pour mieux explorer le canyon.

Nous on adore

Se balader à Derinkuyu et dans sa ville souterraine : un véritable labyrinthe !

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