Göreme

19/03/2014

Dans les vallées, sillons étroits, la luxuriance de la végétation et des cultures forme un contraste étonnant. Partout, l’homme a fait alliance avec la nature en creusant le tuf, en profondeur pour se protéger des razzias, en surface pour se loger et pour exprimer sa foi. Ainsi, de nombreuses cités-refuges se nichent-elles en sous-sol, et dans les cônes ou falaises, ont pris place des églises rupestres. Toutes ou presque ont été parées de fresques colorées. Comme autant de témoignages d’un art byzantin provincial, extrêmement touchant.

Dans un paysage chaotique saisissant, au centre d’un enchevêtrement de cônes et de cheminées de fée, le bourg de Göreme semble faire corps avec son environnement. Les maisons traditionnelles semi-troglodytiques grimpent à l’assaut des falaises déchiquetées.

À proximité, le musée rupestre de Plein Air de Göreme, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, dit mieux qu’un livre d’histoire ce que fut la Cappadoce du Moyen Âge. Foyer du christianisme primitif, la région abrita dès le ive s. une population importante et de nombreuses communautés religieuses. Cela dit, placée sous la domination de l’Empire romain, la Cappadoce chrétienne était au centre de querelles tant territoriales que cultuelles.

Menacés de toutes parts, seigneurs locaux et moines byzantins ont taillé dans le tuf friable, églises, basiliques, monastères et habitats séculaires. Pour se confondre avec la pierre, pour préserver les symboles de la Chrétienté, tout en élevant des sanctuaires à l’égal des grandes cités chrétiennes… Au Xe s. une paix provisoire établira la prospérité de la région, de nouvelles églises seront creusées et peintes pendant cette période appelée la “ Renaissance macédonienne ”.

Le musée rupestre de Göreme regroupe neuf de ces églises, une chapelle, un couvent construit sur sept niveaux. Dans les absides, vous pourrez observer des fresques exceptionnellement bien conservées. Elles témoignent de l’évolution de l’iconographie et des techniques, depuis les iconostases en pierre jusqu’aux peintures sur fond bleu de lapis-lazuli, véritable manifeste de l’art byzantin.

Le plus Comptoir des Voyages

Passer au moins une nuit dans un hébergement troglodytique avec vue sur les cheminées de fée.

Nous on adore

Visiter l’Église sombre et photographier ses fresques.

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