Géographie et environnement

27/02/2014

GÉOGRAPHIE

La Turquie est unifiée politiquement mais sa géographie distingue deux régions : la Thrace orientale ou Turquie d’Europe représentant 3 % du territoire et l’Anatolie ou Turquie d'Asie (97 % du territoire dont 55 % à plus de 1 000 m d’altitude).

L’Anatolie est un vaste plateau limité par deux chaines montagneuses (Pontique et Taurus) se rejoignant à l’est avec l’Ararat. Son climat rigoureux et sa géographie accidentée en font un pays de caractère.
La péninsule de 1 600 km est bornée par quatre mers (Méditerranée, Égée, mer de Marmara et mer Noire). La Turquie compte 8 372 km de côtes et 2 753 km de frontières terrestres. Ces dernières l’associent à des pays aussi différents culturellement et économiquement que la Grèce, la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan (Nakhitchevan), l'Iran, l'Iraq et la Syrie.

Assise sur des plaques tectoniques mouvantes, la Turquie est l’une des zones les plus soumises aux activités sismiques de la planète. En revanche, source des plus grands fleuves du Moyen-Orient (Tigre, Euphrate, Karasu, Murat), l’Anatolie est également une ressource inépuisable d’eau douce. Sa gestion et sa propriété pouvant à l’avenir être source d’âpres négociations avec les pays situés en aval.

FLORE

Du maquis typiquement méditerranéen des littoraux aux vastes forêts de l’Anatolie orientale, que de contrastes ! Aux abords de la mer Noire, une forêt généreuse (chênes, pins, ifs et cèdres) se combine à des cultures prospères d’arbres fruitiers, notamment des abricotiers, cerisiers, pommiers, mûriers, noisetiers.

Grenier de la Turquie, le plateau anatolien situé en altitude est connu pour sa steppe continentale composée de graminées, plantes à bulbe, peupliers, absinthe ou armoise.

FAUNE

Si sa géographie est contrastée, sa faune ne l’est pas moins. Dans les terres continentales, venus des Balkans, ours, lynx, sangliers, loups, cerfs, chamois, loutres, renards peuplent les forêts. Issus du Proche-Orient, des chameaux, buffles et de rares léopards se sont intégrés.

Il n’est pas rare d’observer des troupeaux de chevaux, de chèvres et de moutons en liberté gardés par un chien de berger géant, le kangal.

Les oiseaux très nombreux sont également répartis sur le territoire, mais les ornithologues apprécieront les marais salants du golfe d’Izmir ou la péninsule de Bodrum.  
Les rares phoques méditerranéens et l’exceptionnelle tortue caouanne ont trouvé refuge sur les côtes. La région de Kas accueille les dauphins, les otaries et les tortues. Pour profiter au mieux de la faune sous-marine, la plongée sur la côte lycienne est plus que recommandée !
Les pêcheurs se lanceront à la pêche de l’anchois local, le hamsi de la mer Noire, très prisé par les Turcs. Les eaux territoriales nourrissent une belle variété de poissons.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Turquie.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

L’écologie n’est pas la priorité de la Turquie qui réserve ses efforts à son expansion économique au prix parfois d’une dégradation rapide de l’environnement. Les écosystèmes fragiles des littoraux souffrent de la fréquentation touristique tandis que la qualité de l’air et des eaux s’est fortement dégradée dans les zones urbaines. 

Première source d’énergie fossile de la Turquie, le charbon rejette beaucoup de CO2. Le pays est à la recherche de sources d’énergie renouvelables. Aux 13 centrales électriques éoliennes déjà en fonction s’ajouteront bientôt 15 parcs éoliens dans la péninsule de Cesme, sur la mer Égée. Des panneaux solaires sont de plus en plus nombreux sur les toits des maisons et surtout des immeubles.
Un effort particulier a été mené pour rendre aux eaux littorales leur qualité originelle. La Turquie a été récompensée par le “Pavillon bleu”, symbole écologique international et se place aujourd’hui au 3e rang mondial en raison du nombre de ses plages propres. D’autre part, les initiatives de professionnels du tourisme se multiplient pour créer des infrastructures respectueuses de l’environnement.

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