Santé en Tanzanie

28/12/2015

Vaccins obligatoires

La vaccination contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire depuis 2011 pour les voyageurs arrivant directement d’Europe à Dar es-Salam ou à Kilimandjaro Airport. Elle peut, cependant, être exigée en cas de stop aérien de plus de 12 heures à Addis-Abeba ou à Nairobi ; elle peut l’être aussi en cas de passage de frontière par la route entre Kenya et Tanzanie ; enfin, il peut arriver qu’une réglementation régionale particulière la fasse exiger à l’arrivée à Zanzibar.
Ces raisons administratives nous font d’autant plus recommander la vaccination qu’il s’y ajoute des raisons sanitaires, la maladie pouvant sévir en Tanzanie. Rappelons qu’elle doit être faite par un centre agréé et être mentionnée sur le carnet de vaccinations internationales ; sa validité, de 10 ans jusqu'en juillet 2016, est désormais prolongée « à vie » (ce qui doit être notifié, quelle qu’ait été la date de la vaccination).

Paludisme

La protection contre les piqûres de moustiques et de mouches sera capitale partout où ils peuvent sévir (jusqu’à 1500 mètres, au-delà desquels ils sont inactifs). Les réserves et parcs nationaux du sud (Selous, Ruaha, Mikumi) sont en plaine, le risque de maladies vectorielles y est présent. L’altitude des parcs et réserves du nord (Serengeti, Tarangire, Manyara, Ngorongoro) varie entre 1000 et 3500 mètres et la prise d’un traitement préventif devra être adaptée à l’itinéraire et à la durée du safari en zone impaludée. Pour les séjours à Zanzibar, le risque de paludisme peut être présent en ville à Stonetown et sur toute l’île, sachant cependant que les zones hôtelières du littoral sont « démoustiquées » régulièrement et que les risques de maladies vectorielles y sont moindres. Partout où le paludisme peut sévir, un traitement préventif devra être prescrit : atovaquone-proguanil (Malarone ou générique) ou doxycycline. Rappelons la contre-indication absolue de la méfloquine (Lariam) en altitude, ce qui concerne les voyageurs qui envisagent une ascension du Kilimandjaro. D’autres affections pouvant être transmises par les moustiques (fièvre jaune, dengue, chikungunya, zika) et plus exceptionnellement par les mouches tsé-tsé (maladie du sommeil), la prise du traitement préventif du paludisme ne dispense pas de l’utilisation des répulsifs peau et vêtements et des moustiquaires des camps et lodges.

Vaccins conseillés

Comme partout, il est important d’être « à jour » des rappels de vaccination contre diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite et, pour les enfants, rougeole-oreillons-rubéole. Une immunité contre l’hépatite A (d’origine alimentaire), acquise par le vaccin ou par contact muet avec le virus (vérifiable par recherche d’anticorps protecteurs), est importante. Les vaccinations contre la rage, la typhoïde ou l’hépatite B, pourront être proposées en fonction de l’âge, du type de voyage et des habitudes du voyageur.

Autres risques

5895 mètres, c’est l’altitude à laquelle devront « s’attaquer » les candidats à l'ascension du Kilimandjaro. Si un certain nombre d’entre eux sont des trekkers chevronnés de haute montagne, d’autres le sont moins. La tolérance à la baisse de la pression d’oxygène est indépendante de la forme physique ; hors maladies respiratoires ou cardiaques sévères, les risques et leur prévention ne peuvent être révélés que par un test de résistance à l’hypoxie, qui simulera l’altitude en diminuant la pression d’oxygène. Lors de la consultation, le médecin spécialiste prodiguera les conseils et traitements préventifs du mal aigu des montagnes mais, surtout, de ses graves complications que seraient l’apparition d’un œdème pulmonaire ou cérébral.

Infrastructure

Les infrastructures sanitaires sont satisfaisantes à Dar es-Salam, à Arusha (Kilimandjaro) et à Stonetown (Zanzibar). En cas d’urgence médicale, il est souhaitable de contacter la compagnie auprès de laquelle a été contractée l’assurance-assistance.

Si, après leur lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida : écrire au Docteur Michel Adida
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