4 conseils pour se fondre dans le décor

11/10/2016
1

rencontrer les Same

Ils sont le dernier peuple autochtone d’Europe et leur population en Suède est estimée à quelque 20 000 personnes. Leur terre s’appelle Sápmi et s’étend au-delà du cercle polaire arctique. Les Same (ou Sámis ou Saami), que l’on n’appelle plus Lapons – un mot qui signifierait apparemment « porteur de haillon » en suédois – sont parties prenantes de la société moderne mais conservent leur riche culture et leurs tradition. En témoigne le joik, un chant traditionnel et l’une des plus anciennes formes de musique en Europe. Autrefois interdit par l’Église de Suède, ces vibrations de gorge spirituelles fondent l'identité same. En se mêlant au rock et autres sonorités contemporaines sous l’influence d’artistes same tels Sofia Jannok, Mari Boine et WimmeSaari, le joik a trouvé un second souffle et s’est intégré au grand orchestre mondial.

2

croiser un papa latte sans s’étonner

Vous l'apercevrez au coin d’une rue de Malmö, un gobelet de latte dans une main, l’autre poussant un landau. Dans un parc de Stockholm, il sera assis sur un banc, en pleine conversation avec un autre membre de sa tribu, celle des papas latte, le nom que l’on donne aux papas suédois qui ont posé un pappaledigt, un « congé paternité ». En Suède, presque un homme sur quatre prend un congé paternité et tous trouvent cela normal dans un pays où la parité est un élément important de la société. En 1974, la Suède devient le premier pays du monde à remplacer le congé maternel par le congé parental et depuis 2012, les deux parents ont droit à 480 jours de congé parental, l’ensemble de ces congés étant indemnisé par l’État à hauteur de 80 % du salaire. La mère au foyer a d'ailleurs presque disparu. En 1950, seulement 15 % des Suédoises âgées de 20 à 65 ans travaillaient. Elles sont aujourd'hui 74 % (79 % pour les hommes).

3

être à l’affût des premiers rayons

Pour un Suédois, passer un dimanche ensoleillé devant la télé est aussi impensable qu’un Parisien épanoui dans le métro. Privé de lumière pendant les longues semaines hivernales, c’est avec soulagement qu’il accueille les premiers rayons de soleil. Il n’est alors pas rare de le croiser immobile en pleine rue, les yeux fermés et le visage tourné vers le ciel : un rayon de soleil a certainement réussi à se frayer un chemin à travers les nuages. Aucun Suédois ne songerait à profiter des beaux jours allongé sur la pelouse d’un jardin public. Là-bas, lumière rime avec grand air et ce, quelle que soit la température. Comme on dit là-bas : « Det finns inget dåligt väder, bara dåliga kläder », « Il n’y a pas de mauvais temps, que des mauvais vêtements ». Et c’est bien emmitouflé dans sa parka qu’il navigue à travers îles et îlots de l’archipel de Stockholm ou se balade en forêt.

4

mettre lagom

Il existe en suédois une expression qui résume tout : « Lagom är bäst », que l'on pourrait traduire par: « Le juste milieu est ce qu'il y a de mieux ». Lagom, de lag, « la loi » est le petit mot qui caractérise le mieux le vivre ensemble suédois. Il peut être traduit par « juste ce qu’il faut », « ni trop, ni trop peu ». Quand on l’emploie pour parler d’un gâteau, cela signifie que le goût de ce dernier est exactement celui souhaité. Lagom est surtout un principe de vie. Pas question pour un Suédois de se mettre en avant en vantant ses dernières performances sportives ou en cumulant les heures non payées au bureau. Toute manifestation ostentatoire de ses émotions ou de ses ambitions est perçue comme inappropriée. Dans la vie quotidienne, respecter le lagom, c’est attacher une grande importance à la ponctualité, ne pas tricher dans les files d’attente, recycler les déchets…

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