Peuples et institutions

03/08/2014

POLITIQUE

L'Italie est un état unitaire, très décentralisé. Régions autonomes, la Sicile et la Sardaigne bénéficient d’un statut spécial qui leur octroie le pouvoir de légiférer de manière exclusive dans certains cas (organisation des administrations locales, construction, agriculture et forêts etc.). Il leur a été attribué par la constitution de 1947 qui instaure une république parlementaire avec un président élu par le parlement pour 7 ans. Son rôle est avant tout symbolique, le pouvoir étant exercé par les deux chambres, la Chambre des députés et le Sénat, élues pour 5 ans au suffrage universel. Le président du conseil est nommé par le président de la république après consultation. Ce système politique confère un rôle prédominant aux partis politiques (très nombreux) marqué par une grande instabilité. Après l’hégémonie de la Démocratie Chrétienne et du Parti Communiste jusqu’au milieu des années 90, de nouveaux courants politiques ont vu le jour incarnés par la Ligue du Nord (Umberto Bossi), parti nationaliste d’extrême droite, et Forza Italia devenue Peuple de la Liberté (Silvio Berlusconi). A gauche, la principale force est désormais le Parti Démocrate dirigé par Pier Luigi Bersani.

ÉCONOMIE

Le fossé entre le Nord et le Sud ne cesse de se creuser tandis que l’Italie s’enfonce dans la récession. Avec un taux de chômage de 10,8% en 2012, la péninsule bat des records notamment concernant le chômage des jeunes. Plus de 21% des 15-35 ans sont sans emploi dans le Mezzogiorno, un chiffre supérieur de 5 points à la moyenne nationale (étude Confartigianato). Pourtant des pôles d’excellence voient le jour dans le Sud : la recherche aérospatiale et des industries high-tech ont choisi de s'installer en Campanie et en Sicile mais l’inefficacité des gouvernements régionaux et les mafias très infiltrées dans l’économie locale restent un problème majeur. Elles continuent de détourner l’argent des fonds structurels européens, dont la source tend à se tarir depuis l'élargissement de l'Union européenne. C’est au XIXème siècle en Sicile qu’est née la mafia “originelle“, Cosa Nostra, l’une des plus redoutée avec des ramifications partout dans le monde. La Mafia compte aujourd'hui des milliers “d'hommes d'honneur“ dont plus de la moitié relèvent d’une cinquantaine de familles palermitaines. Les commerçants siciliens doivent, encore aujourd'hui, verser un "pizzo" (sorte de redevance) à la Mafia sous peine de subir des représailles. En 2012, le chiffre d'affaires cumulé des quatre grandes organisations criminelles (Cosa Nostra en Sicile - Camorra dans la région de Naples - 'Ndrangheta en Calabre - Sacra Corona Unita dans les Pouilles) avoisine, selon différentes études, 130 milliards d'euros, soit 3 % du PIB de l'Italie. Tout cet argent est “blanchi“ dans des projets de constructions, dans des participations financières, etc.

PEUPLES

Plusieurs vagues de migrations indo-européennes sont à l’origine du peuplement de la péninsule. Des Hellènes occupèrent très tôt le sud de l'Italie et la Sicile. La région fut conquise également par des peuples germains, les Cimbres. Ce fut ensuite au tour des Étrusques (dont on ne connaît toujours pas  l’origine exacte) de conquérir le centre et le sud de l’Italie. Le Latium, qui a joué un rôle déterminant dans l'histoire des peuples italiens, était habité par les Latins et les Sabins. Au cours de siècles, le sud de l’Italie fut en proie à de nombreuses invasions : Normands, Byzantins, Lombards, Sarrazins… La population actuelle est le fruit de toutes ces métissages.

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