La vallée de Mai

13/09/2018

Les montagnes de Praslin font un écrin à la belle vallée de Mai, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur ce site incontournable, la plus grande forêt primaire au monde de palmiers endémiques a pu être sauvée. Elle constitue un exemple unique de l’état de la flore préhistorique du Pacifique. Le palmier coco-de-mer (Lodoicea maldivica) qui est selon la légende une relique du Gondwana, le continent originel, est connu pour sa graine callipyge (et non pour son fruit) ! Moins populaires et connues parfois seulement des botanistes, cinq autres espèces endémiques côtoient la star dont le deckenià et le latanier millepattes. Cette association de six espèces n’existe sur aucune autre île de l’océan Indien. La maintenir en l’état semble une gageure relevée par la Fondation des îles Seychelles. Les spécimens de coco-de-mer n’ayant plus en raison des prélèvements humains illicites, la capacité de se régénérer, l’organisme public a mis en place une collecte des graines et pratique des semis avant qu’elles ne soient soustraites à la forêt. À sa façon, la vallée de Mai est un temple naturel, les rayons du soleil perçant les frondaisons à travers les palmes vertes, rouges et brunes. Une faune bigarrée peuple ses ramures, ses sous-bois et ses rivières : perroquets noirs entièrement dépendant des lataniers dont ils consomment les fruits, scinques des Seychelles, caméléons, geckos bronzes, cécilies, grenouilles, des poissons d’eau douce… Cet îlot du jardin d’Eden mérite toute l’attention des visiteurs qui resteront sur les sentiers (4 sentiers de 1 à 3 km) et s’abstiendront de prélever quoi que ce soit au paradis !

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Nous on adore

Se prendre en photo avec un coco-fesse.

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