L'environnement aux Seychelles

19/08/2018

Pionnier dans la préservation de la nature, le pays a placé 46 % de la surface de l’archipel sous protection. Parcs nationaux et réserves imposent aux velléités des aménageurs touristiques un certain cadre. Cependant, les zones urbanisables vivent sous pression et les consommations en énergie et en eau ne cessent de croître impactant durablement l’avenir de l’écosystème. Le statut enviable des îles privées faisant bien souvent l’objet d’une stricte protection ne peut être étendu aux grandes îles. Elles constituent toutefois des modèles d’adaptation : autosuffisance énergétique et alimentaire à Denis, Frégate et North Island ; réserves naturelles contrôlées à Thérèse et Aride. Inscrite au patrimoine de l’humanité, Aldabra est devenue le refuge des tortues géantes.

Sensibilisé à l’impact du réchauffement climatique, le gouvernement s’est allié aux autres pays menacés par la montée des eaux et les cyclones comme le Vanuatu pour alerter la communauté internationale. Les eaux des Seychelles sont sous tension. La pêche industrielle au thon menée par les grands armateurs internationaux dépeuple les fonds marins. De plus, les thoniers laissent derrière eux les dispositifs de concentration de population (DCP). Ces systèmes de capture laissés à la dérive emprisonnent ensuite d’autres espèces protégées comme les tortues. Elles subissent une autre pollution non négligeable : d’une part, la route du Pétrole draine des milliers de tankers chaque année, d’autre part, des explorations pétrolières ont été programmées. Qu’en sera-t-il demain si des plates-formes sont élevées ?

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