Géographie et environnement

03/05/2016

géographie

L’archipel dénombre 115 îles disséminées au large du Kenya et de Madagascar. Les terres émergées représentent à peine la surface de Paris intra-muros. Issues de la fragmentation des continents, 41 îles granitiques sont appelées aussi îles intérieures. Les trois plus importantes (Mahé, La Digue et Praslin) accueillent la quasi totalité des populations. Rocailleuses et verdoyantes, ces îles jouissent d’une nature généreuse et spectaculaire. Les 74 îles dites extérieures (dont Bird, Amirantes, Aldabra) ne sont que la partie émergée de massifs coralliens formant parfois des atolls. Célébrées comme des paradis tropicaux, certaines de ces îles sont des domaines privés inaccessibles au public.

faune

Les îles Seychelles abritent 7 millions d’oiseaux migrateurs ou sédentaires. Les oiseaux de mer sont les plus nombreux ; les colonies élisent préférentiellement une île ou une autre où ils peuvent être observés. Puffins noirs à Cousin, fous de Bassan et frégates à Aldabra, sternes fuligineuses à Bird… Pendant les périodes sensibles des pontes, les îles voient se succéder en flots réguliers d’immenses colonies d’oiseaux. Leur ballet fascinant et leur caquetage assourdissant peut véritablement impressionner. Les oiseaux des forêts se montrent infiniment plus discrets mais aussi plus menacés. L’oiseau banane, la veuve, l’effraie des clochers sont en voie d’extinction.

Hormis la roussette et le tangue, la famille des mammifères compte peu de représentants. Les reptiles et les insectes en revanche ne manquent pas à l’appel. De toutes tailles et de toutes formes, ils sont toutefois inoffensifs. Les quatre espèces de tortue en présence ont tendance à se raréfier. Tout comme les coquillages et les crustacés victimes de la surconsommation humaine.

Le milieu sous-marin est une autre source d’étonnement. Les poissons tropicaux peuplent les atolls et lagons des îles de l’archipel, sillonnent entre les coraux multicolores. Hélas, une grande partie de ces récifs ont disparu après la hausse des températures provoquée par El Niño en 1998. Les réserves marines parviennent cependant à en préserver une partie. Au large, les populations de grands poissons (requins, barracudas, espadons) attirent les pêcheurs au gros.

flore

Les montagnes et les côtes des îles granitiques sont couvertes de végétation tropicale. L’inventaire botanique est impressionnant et relativement bien conservé. Toutefois, il ne reste que des lambeaux de la forêt primaire (vallée de Mai, Silhouette) et de nombreuses espèces introduites par les oiseaux ou par l’homme sont aujourd’hui considérées comme endémiques. C’est le cas du fameux coco de mer visible à Praslin et Curieuse. La forêt est le refuge d’espèces rares, du sandragon mastodonte à la sève rouge vif à l’albizia fin et effilé. Sur le Morne seychellois, quelques spécimens demeurent de l’arbre méduse. Les mangroves occupent les côtes. Elles voient fleurir les espèces comme l’hibiscus, le frangipanier, le flamboyant et les arbres fruitiers.

environnement

Pionnier dans la préservation de la nature, le pays a placé 46 % de la surface de l’archipel sous protection. Parcs nationaux et réserves imposent aux velléités des aménageurs touristiques un certain cadre. Cependant, les zones urbanisables vivent sous pression et les consommations en énergie et en eau ne cessent de croître impactant durablement l’avenir de l’écosystème. Le statut enviable des îles privées faisant bien souvent l’objet d’une stricte protection ne peut être étendu aux grandes îles. Elles constituent toutefois des modèles d’adaptation : autosuffisance énergétique et alimentaire à Denis, Frégate et North Island ; réserves naturelles contrôlées à Thérèse et Aride. Inscrite au patrimoine de l’humanité, Aldabra est devenue le refuge des tortues géantes.

Sensibilisé à l’impact du réchauffement climatique, le gouvernement s’est allié aux autres pays menacés par la montée des eaux et les cyclones comme le Vanuatu pour alerter la communauté internationale. Les eaux des Seychelles sont sous tension. La pêche industrielle au thon menée par les grands armateurs internationaux dépeuple les fonds marins. De plus, les thoniers laissent derrière eux les dispositifs de concentration de population (DCP). Ces systèmes de capture laissés à la dérive emprisonnent ensuite d’autres espèces protégées comme les tortues. Elles subissent une autre pollution non négligeable : d’une part, la route du Pétrole draine des milliers de tankers chaque année, d’autre part, des explorations pétrolières ont été programmées. Qu’en sera-t-il demain si des plates-formes sont élevées ?

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