05/10/2014

Abordée par les Portugais au XVe s., la Petite-Côte s’est développée d’abord grâce au commerce avec l’Occident. Le toponyme Saly-Portudal en témoigne. Mais il faudra attendre le XXe siècle pour que le littoral gagne son statut envié de première destination touristique du pays. Cette ferveur pour les plages intactes de sable blond se traduisit par la création de toutes pièces de la station balnéaire de Saly.

Dans l’ancien village de pêcheurs résonnent désormais les vocables du monde entier. On se rend ici pour glisser sur les vagues en catamaran ou en scooter des mers, réaliser de belles prises de pêche sportive ou encore survoler le littoral en ULM. Incontournable pour qui aime l’animation joyeuse des stations et leur cohorte de loisirs.

Les villages situés entre Saly et la presqu’île de Dakar (Cap-Vert) valent également le détour. Toubab-Dialaw est un village centenaire perché sur des falaises. Résidence secondaire des Dakarais, il tient à son charme nostalgique. Séduits par les lieux, le metteur en scène de théâtre haïtien Gérard Chenet et la chorégraphe Germaine Acogny y ont ouvert qui une maison des artistes, qui un centre chorégraphique.

L’atmosphère de Popenguine est tout autre. Devant le village se dresse le cap Naze, une volumineuse excroissance calcaire, point culminant de la Petite-Côte. Y vivrait dit-on le bienfaisant esprit Coumba Cupaam, protecteur des marins. La cité en réalité est plus connue pour sa réserve naturelle protégeant un biotope exceptionnel, notamment pour l’avifaune.

Une association créée en 1988 par des femmes du village participe à sa protection : gestion du couvert végétal, collecte des ordures pour constituer des compostières, entretien des sentiers. L’initiative a fait des émules à Somone où la réserve communautaire protège 7 000 hectares de lagune désormais couverte d'une foisonnante forêt de palétuviers.

Le plus Comptoir des Voyages

Prendre un cours de cuisine chez l’habitant.

Nous on adore

Regarder les lutteurs s’entraîner sur la plage.

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