08/10/2014

Le premier comptoir français sur le sol africain créé au XVIIe s. est abrité des fureurs de l’océan Atlantique par la langue de Barbarie. L’île est embrassée par le fleuve Sénégal. Un paradis pour les explorateurs du continent noir. Or, gomme arabique et esclaves transitent par le port, faisant la fortune des commerçants.

Par la vertu des flux incessants de populations se crée une société métissée, toujours évidente aujourd’hui. Au XIXe s., la ville devient une capitale coloniale modèle. Siège du gouvernement de l’AOF en 1895 puis capitale du Sénégal et de la Mauritanie jusqu’en 1957, elle bénéficie des meilleurs auspices.

Le centre ville, classé au patrimoine de l’Unesco, s’organise selon un plan en damier au cordeau : de part et d’autre du palais de la Gouvernance, les commerçants et leurs demeures aristocratiques (Maison Guillabert, Maison Devès et Chaumet, Maison Maurel et Prom), les maisons des signares que l’on retrouve sur l’île de Gorée.

De part et d’autre de ce quadrilatère deux quartiers distincts : au nord (Lodo), le quartier musulman et sa mosquée élevée sur des marécages en 1847 ; au sud (Sindoné), le quartier chrétien nanti d’une cathédrale. Le pont Faidherbe (1897), l’emblème de Saint-Louis, récemment restauré, relie la cité au continent.

Là, libérée des contraintes physiques, la ville s’étend indéfiniment. Vers l’océan, au contraire, la langue de Barbarie voit peu à peu ses terres rongées par l’érosion. Y vit toujours une importante communauté de pêcheurs à pirogue dont le ballet fascine. La densité de la population sur cette bande de terre serait équivalente à celle de Calcutta !

Saint-Louis, au carrefour du Maghreb et de l’Afrique équatoriale, conserve son patrimoine mais ne s’y résume pas. Bien vivante, elle accueille deux festivals renommés, de jazz fin mai et de musiques du monde Métissons en novembre, où elle se montre particulièrement festive et débridée. 

Le plus Comptoir des Voyages

Passer une nuit dans une ancienne demeure saint-Louisienne.

Nous on adore

Photographier le ballet des pêcheurs à pirogue. Fascinant. 

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