Le delta du Siné Saloum

15/10/2014

Le delta du Siné-Saloum porte à juste titre le surnom “d’Amazonie du Sénégal”. Ce ne sont qu’îles fluctuantes, mangroves, forêts sèches appelées tannes et sanctuaires maritimes pour la faune sauvage au premier rang desquels figurent les oiseaux.

On circule en pirogue à travers les méandres des bolongs, canaux et bras de rivières. Dans cette mosaïque de paysages de 500 000 hectares, 76 000 sont devenus parc national en 1976, 73 000 ont été inscrits comme Réserve de la Biosphère en 1981 par l'Unesco et un deuxième parc national a depuis été créé.

Le delta est la terre des populations sérères, mandingues et wolofs, qui perpétuent des savoir-faire anciens comme la récolte des huîtres de mangrove, l’exploitation des palétuviers, les puits de sel. Mais la lenteur des fleuves Siné et Saloum, leur mauvaise gestion en amont accentuent la salinisation de l'eau, ce qui menace les écosystèmes et préoccupe les autorités.

En forêt de Fathala, on observe facilement phacochères et singes patas, céphalophes, antilopes zébrées, colobes rouges… Les bancs de sable et un chapelet d’îles qui séparent le delta de l’Atlantique abritent le 3e site ornithologique d’Afrique de l’Ouest (250 espèces dont de forts rares échassiers).

À proximité de Toubacouta, l’aire marine de Bamboung, créée par l’Océanium de Dakar et soutenue par 14 villages alentour a réussi son pari : cette zone très fragilisée a retrouvé en quelques années son avifaune endémique, s’enrichissant même de 23 espèces nouvelles et d’une petite population de lamantins. La plus importante colonie de sternes caspiennes et d’ibis sacrés niche sur l’île aux Oiseaux.

Enfin la péninsule de Palmarin, pourtant menacée d’engloutissement par les eaux de l’océan, est aujourd’hui une réserve communautaire. Partout, dans les villages ou dans la station balnéaire de N'dangane, des initiatives de tourisme durable se développent : éco-lodges, éco-campements et randonnées accompagnées de guides locaux… L’alliance entre la protection de la nature, la survie des populations et les visiteurs aurait-elle trouvé ici son territoire privilégié d’expérimentation ?

Le plus Comptoir des Voyages

Dormir dans une cabane perchée sur un baobab.

Nous on adore

Manger des huîtres délicieuses provenant de la mangrove à l’heure de l’apéro au bord de l’eau.

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