04/09/2017

À Moscou, on a envie de se perdre dans le métro. Chaque station est presque un petit musée gratuit, que l'on peut arpenter le journée entière muni d'un simple ticket. À la première descente, l’effet est impressionnant. Les escalators n’en finissent plus de s’enfoncer dans la terre. Mais à l’arrivée, quelle surprise ! Les longs halls qui séparent les quais sont larges et ornés de décorations : statues, mosaïques, peintures, gravures, carrelages, souvent en lien avec le nom de la station ou le lieu dans Moscou.

Œuvres du réalisme socialiste, elles méritent toutes qu’on s’attarde à les regarder mais aussi que l’on observe le ballet incessant de ceux qui les côtoient sans plus les voir ! Le métro moscovite est en effet le deuxième au monde après Tokyo pour le nombre de passagers.

C’est sous Lénine en 1935 que la première ligne du métro moscovite est créée. Aujourd’hui, il y en a douze, qui couvrent 325 km. Parmi ses 194 stations, et si vous n’avez pas le temps de toutes les visiter, privilégiez les plus belles : Kievskaya, Komsomolskaya, Kurskaya, Arbatskaya, Elektrozavodskaya, Novoslobodskaya ou Smolenskaya, pour n’en citer que quelques-unes.

Aussi, à l’arrivée des escalators ou au départ, le spectacle des membres du personnel, souvent des mamies que l’on surnomme les babouchki du métro, qui observent d’une cabine le bon fonctionnement des escalators en uniforme est assez amusant. Mais attention, il risque de ne pas durer. Avec la coupe du monde de football en 2018, le métro moscovite se modernise et les babouchki pourraient disparaître. 

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