Géographie et environnement

16/08/2017

géographie

La Russie est le pays le plus grand du monde avec une superficie de 17 millions de km². Elle est tellement vaste qu’elle s’étend sur deux continents (l’Europe et l’Asie) séparés symboliquement par les montagnes de l’Oural, sur 10 000 km d’est en ouest et 3 500 du nord au sud (et même 4 300, si on inclut les îles du nord comme la Nouvelle-Zemble).

La Russie est le 9e pays le plus peuplé de la planète. Mais avec près de 146 millions d’habitants la densité du pays atteint péniblement les 8,5 habitants au km². Les plus grandes villes russes sont Moscou (capitale avec 12 millions d’habitants), Saint-Pétersbourg (5 millions d’habitants), Novossibirsk (1,5 million d’habitants), Vladivostok (600 000 habitants), Ekaterinbourg (1,4 millions d’habitants) , Krasnoïarsk (1 million d’habitants), Rostov sur le Don (1,1 million d’habitants). 

Les régions de l’est telles que la Sibérie et le Kamtchatka sont désertiques avec des conditions de vie très dures : le climat y est à la fois continental et polaire au nord avec la proximité immédiate de l’océan Arctique. D’autres régions comme la Yakoutie, les montagnes de l’Altaï, le lac Baïkal, sont autant de lieux isolés et leur accessibilité coûte une fortune à l’État en terme d’infrastructures ferroviaires, routières ou du réseau d’approvisionnement en électricité et de la mise en place des canalisations.

La Russie est un pays essentiellement plat. L’Oural culmine en effet à seulement 900 m d’altitude. Dans l’immense plaine russe, on trouve des mers intérieures, des lacs et quelques grands fleuves, orientés nord-sud : la Volga, qui prend sa source non loin de Saint-Pétersbourg et va se jeter dans la mer Caspienne, après un parcours nonchalant qui lui fait frôler Moscou et arroser Novgorod et Volgograd ; le Don paisible, qui prend sa source vers Kazan et se jette dans la mer 'Azov ; le Dniepr, qui traverse l'Ukraine pour rejoindre la mer Noire à Odessa. Quant aux grands fleuves sibériens, l'Ob, l'Ienisseï, la Lena, coulent du sud vers le nord. Le sol alluvial des grandes plaines russes est riche et propice à une agriculture prospère. Pourtant, elle se heurte à des obstacles de taille : des sols gelés une bonne partie de l’année, des fleuves qui génèrent des zones marécageuses .Du coup, les terres cultivables ne représentent pas plus de 7,5 % du territoire. Aux obstacles du gel et des marécages s’ajoute un climat peu clément qui limite les possibilités de récolte, sauf dans les plaines du sud. À noter également que depuis son indépendance, l'Ukraine n'est plus le grenier à blé de la Russie. 

La Russie regorge cependant de richesses naturelles : charbon, pétrole, gaz naturel, or, ldiamants… Des richesses qui se situent principalement en Sibérie dont le sol gelé ne favorise pas l'exploitation.

faune et flore

La végétation doit au climat l’essentiel de ses caractères. Sur le littoral arctique, on trouve la toundra, dont le sol gelé ne laisse venir que des mousses, lichens, fougères, arbres nains. Au sud de la toundra s’étend la taïga (forêt boréale) composée de pins, de sapins, de mélèzes. Bouleaux, charmes, chênes, peupliers s’y mêlent avant de constituer à eux seuls de vastes couverts de feuillus. La forêt, sous ses diverses formes, couvre les deux tiers du territoire. Plus au sud encore, on rencontre la steppe boisée (très défrichée), puis la steppe, que nourrit le tchernoziom, terre noire et fertile.

La faune est à l’avenant. Au nord, morses, phoques, ours blancs, rennes, renards et hiboux polaires s’accommodent du froid. La taïga abrite des élans, des ours, des lynx, la zibeline, le renard argenté. Dans les forêts de feuillus, on trouve (et on chasse) sangliers, cerfs, loups, renards…L’Extrême-Orient nourrit encore, en plus des ours, des cerfs, quelques tigres de l’Oussouri… Reste la faune de la steppe : marmottes, antilopes, renards tatars. Et celle du Caucase : chèvre des neiges, cerfs, sangliers, hyènes, ours…

environnement

La Russie est l’un des pays qui compte le plus de réserves de biosphères au monde. Mais c’est aussi un pays qui souffre du passé soviétique axé sur une industrialisation lourde et l'interdiction de partis ou associations écologiques. Les Russes ont gardé une tendance à exploiter les ressources du territoire (gaz, aluminium, pétrole) de manière parfois outrancière (irrigation intensive, gaz brûlé dans les torchères et incendies qui amplifient les  émissions de gaz à effet de serre et détruisent la biodiversité).

En 2004, la Russie ratifie le protocole de Kyoto et s’engage en 2015 dans le cadre de la COP21. Pourtant, il existe encore du chemin à faire pour protéger l’environnement en Russie : la gestion des déchets est notamment préoccupante, avec des milliers de décharges et un taux de recyclage faible ; le réchauffement climatique constitue également un phénomène inquiétant. La Russie se réchauffe en effet 2,5 fois plus vite que la planète.

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