Peuples et institutions

16/10/2016

Politique

Indépendante depuis le 1er janvier 2013, la République tchèque est un régime parlementaire bicaméral depuis 1996 (Chambre des députés de 200 membres, élus pour 4 ans et Sénat de 81 membres, élus pour 6 ans). La constitution donne un pouvoir limité au président, mais son rôle n’est pas seulement honorifique. C’est lui qui donne le ton de la politique nationale et internationale. Miloš Zeman est le premier président tchèque élu par suffrage universel direct grâce à la réforme constitutionnelle de 2012.

Économie

Croissance : 2,2 % (Ministère des Affaires étrangères, 2015)
Taux de chômage : 5,2 % (Ministère des Affaires étrangères, 2015)
Taux d’inflation : 1,6 % (Ministère des Affaires étrangères, 2015)

L’entrée de la République tchèque dans l’Union européenne a été décisive pour son essor économique. S’appuyant sur une tradition ancestrale industrielle et commerciale, elle s’est très vite rapprochée des indices moyens de développement des membres de l’Union, son PIB atteignant 84 % de la moyenne de ceux-ci. Amélioration des conditions de production (compétitivité) et exportations vers les pays émergents ont soutenu cette progression alors même que la République a connu en 2011 une période de récession. Sa croissance se situe à nouveau entre 4,5 et 2,5 %. Le taux de chômage est inférieur à la moyenne de l’UE. En outre, elle n’est peu que dépendante en terme de ressources énergétiques (charbon, lignite, production nucléaire), réduisant même ses dernières années ses achats de gaz et de pétrole à la Russie. Mais il existe encore de fortes disparités entre les régions, Prague étant la plus prospère des villes, celle qui draine le plus d’activités économiques, phare d’une réussite. La Bohême bénéficie des revenus du tourisme, comptant de nombreuses villes inscrites sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. La Moravie et la Moravie-Silavie profitent de leurs savoir-faire industriels et de leurs capacités agricoles (pour la Moravie du Sud).

Peuple

Ce peuple homogène malgré les fractures de l’histoire compte 95 % de Tchèques. Les Moraves se définissaient comme tels, tandis que l’État a toujours considéré les habitants de la Moravie comme une ethnie linguistique. Ils représentent après la scission de la Tchéquie et de la Slovaquie en 1993 13 % de la population. Malgré tout, la majorité se considère aujourd’hui tchèque avant tout.Les Tziganes (250 000 à 300 000 habitants soit 2,5 % de la population) sont marginalisés plus encore que les immigrants d’Asie en particulier vietnamiens, installés sous le régime communiste.

Le peuple se déclare athée à 70 %, ce qui fait de la République tchèque le pays européen le plus laïque. La religion catholique est majoritaire chez les croyants, suivi du protestantisme. Suite à la Révolution de velours, la vie juive retrouve peu à peu ses marques, revient sur ses origines. Le nombre exact de personnes ayant une origine juive demeure inconnu, mais la communauté pratiquante ou non déclarée compte aujourd’hui à peine 6 000 personnes. C’est dire le drame qui s’est déroulé pendant la Seconde Guerre mondiale.

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