14/03/2016

Né au VIe siècle avant notre ère, le jaïnisme fut d’abord une religion réformatrice, s’opposant au formalisme et au pouvoir des brahmanes aryens. À l’instar d’autres religions asiatiques telles que le bouddhisme, le croyant recherche l’illumination (nirvana) pour s’extraire du cycle des réincarnations. Cinq vœux guident le chemin du jaïn : la non-violence, la sincérité, l’honnêteté, la chasteté, l’indifférence pour les choses d’ici-bas. Quatre vertus l’accompagnent : l’amitié, la joie, la compassion, la tolérance.

Le pèlerinage constitue pour les jaïns l’une des étapes de l’élévation et celui de Ranakpur est sans doute l’un des plus importants. Ceinte par les monts Aravalli, la ville tout entière semble dédiée à la ferveur des pèlerins. Elle abrite le temple d’Adinath, le plus grand des temples jaïns de l’Inde. Construit au XVe siècle par l’architecte Dipak, le monument de marbre comporte plusieurs salles imbriquées les unes aux autres selon un plan complexe. 1 444 colonnes, toutes abondamment sculptées de motifs floraux et surmontées de déesses transportent le visiteur dans un monde fantasmatique. L’effet est saisissant, le décryptage des signes et des scènes infini. Adinath, premier maître du jaïnisme, est représenté dans la salle centrale vers laquelle toutes les autres convergent.

Le temple de Parshvanatha (XVe siècle) porte sur ses murs des sculptures somptueuses des maîtres jaïns, de danseuses et de musiciens, on y décèle quelques scènes érotiques. Il est un exemple de l’architecture classique des temples jaïns : le porche s’ouvre sur une vaste salle où se niche une chapelle dotée d’un sikhara, préservant la divinité du temple.

Pour visiter les sanctuaires, il est impératif de retirer ses chaussures et ses vêtements en cuir pour ne pas offenser les jaïns, totalement opposés à la chasse.

Le plus Comptoir des Voyages

Un hôtel bâti à partir des ruines d’un palais du XIXe siècle et situé dans les environs des temples.

Nous on adore

La route reliant Ranakpur à Kumbhalgarh : villages endormis, femmes en saris travaillant dans les champs, troupeaux menés par un homme en turban… un concentré du Rajasthan rural.

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