Géographie et environnement

13/02/2016

géographie

En Inde du Nord, trois grands espaces se distinguent : la chaîne de l’Himalaya à l’extrême nord, l’immense plaine septentrionale et à l’ouest frontalier du Pakistan le désert de Thar, au Rajasthan.Le « toit du monde » sépare l’Inde de la Chine sur une longueur de 2 400 km dont le point culminant est le Kangchenjunga, dans l’État du Sikkim. Plus au sud, les montagnes de Siwalik n’excèdent pas 1 500 m. Les bassins de la Yamuna, du Gange, du Brahmapoutre et de l’Indus forment une vaste plaine septentrionale qui court du Pakistan au Bangladesh.

faune et flore

Des forêts himalayennes de l’Inde du Nord aux mangroves des plaines fluviales, la flore est naturellement variée. Si en altitude, les forêts himalayennes sont composée de conifères, elles seront dans les piémonts de l’est fournies en lauriers, rhododendrons, érables, et à l’ouest en marronniers, peupliers et bouleaux. Les sous-bois préservés par les reliefs comptent 4 000 espèces de fleurs. Les parcs nationaux de Nanda Devi, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco préservent de précieuses prairies alpines. Ils constituent avec les parcs de Corbett, Dudwha, Kanha, Ranthambore les derniers refuges des éléphants et des tigres, des léopards et des lions.

Agriculture, développement des villes et des industries : la plaine du Gange souffre d’une surexploitation des terres. Des forêts de sals, un arbre caractéristique de l´Inde du nord, sont toutefois encore présentes. Le delta abrite quant à lui une mangrove de palétuviers. Le désert du Thar et les régions limitrophes cachent une flore et une faune variées dont de nombreux rapaces. Certains espaces boisés sont le territoire des antilopes noires ou des renards du désert.

environnement

L’Inde du Nord comme toute l’Inde souffre de la dégradation constante des conditions écologiques et de l’irrépressible accélération du changement climatique. Les phénomènes délétères touchent tous les environnements. L’industrialisation des régions drainées par les grands fleuves que sont le Gange et la rivière Yamuna est synonyme de pollution et d’eaux mortes ; les accidents chimiques et rejets incontrôlés, outre qu’ils mettent en danger la population, laissent des traces durables dans les rivières, les lacs et les sols. Sols appauvris et fragilisés par une utilisation intensive et des forêts en lambeaux (15 % du territoire). La jungle tropicale se maintient en Inde du Sud et dans l’Assam, mais a disparu des grandes plaines.

La pollution atmosphérique produite par le continent a donné naissance à un nuage brun composé d’un amas de particules, produits chimiques, etc. Cette brume toxique et stationnaire plusieurs mois de l’année fait barrage aux UV pourvoyeuses d’énergie pour les plantes. Elle a également pour conséquence le recul des pluies dans les zones désertiques, là où le besoin est le plus aigu.

Les mégapoles peinent à trouver un équilibre entre expansion sauvage et sauvegarde de la santé de leurs habitants. Les modes de vie changent et naturellement la consommation accélère la production de déchets et de particules fines par les véhicules que les infrastructures existantes ne peuvent prendre en charge. Résumés ainsi, l’essentiel des maux de l’Inde ne sont somme toute pas très différents de ceux de la planète. Ils ne sont qu’à l’échelle d’une population de plus de un milliard d’habitants dans un pays en voie de développement.

Pris dans ses contradictions, l’État indien a assoupli les règles de protection pour permettre dans le Nord-Est du pays la construction d’un barrage hydroélectrique et d’un oléoduc et l’assouplissement des conditions d’exploitation des forêts. Le Conseil national de la faune et de la flore peine à imposer ses vues. En revanche, une myriade d’initiatives individuelles ou à petite échelle montre une sensibilisation individuelle des Indiens ruraux. 

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