Géographie et environnement

18/11/2013

GÉOGRAPHIE

Avec une superficie couvrant environ 10 millions de km2, le Canada est le deuxième plus grand pays du monde après la Russie, et avec  202 000 km de côtes, celui qui possède le littoral le plus étendu de la planète !

Ses territoires et provinces couvrent tout le continent du Pacifique à l’Atlantique justifiant sa devise. Ses réserves d’eau paraissent inépuisables (20 % des réserves d’eau douce mondiales).

La diversité de ses reliefs et l’influence de plusieurs climats font du Canada un pays à la géographie extrêmement variée. La moitié du pays est couverte de forêts, de lacs (Grands Lacs, Winnipeg, Athabasca) et de tourbières se répartissant dans tout l’arc de cercle du Bouclier canadien. Les Rocheuses à l’ouest (20 des plus hauts sommets du pays) et, dans une moindre mesure, les Appalaches à l’est forment d’immenses zones montagneuses demeurées longtemps infranchissables. Au centre du Bouclier, les Prairies (Alberta, Saskatchewan, une partie du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest) accueillent une agriculture prospère.

Des millions de cours d’eau circulent sur le territoire, se déversant dans les lacs du Bouclier ou dans les océans donnant naissance par exemple au plus grand estuaire du monde, le golfe du Saint-Laurent. Au nord, à la limite méridionale des forêts, s’étend le vaste territoire arctique. Recouvert de glaciers, de terres accidentées, il se montre peu accueillant pour l’homme sauf pour l’amateur d’aventure, mais riche en ressources naturelles. Il englobe l’immense archipel arctique qui inclut la Terre de Baffin.

FAUNE

Ces paysages nourrissent une faune abondante et la liste des animaux endémiques du Canada est sans fin. Du castor à l’orignal, de l’ours brun aux bisons, en passant par le saumon, son bestiaire fait rêver. Parmi les cervidés, le wapiti ou le caribou peuplent les Prairies de l’ouest (Kootenay, les îles de Vancouver, les parcs nationaux des Rocheuses). Le castor et le porc-épic sont omniprésents.

Les ours canadiens fascinent et pour cause, leur population y est très importante et les espèces diverses (voir Se fondre dans le Décor). Le grizzly occupe les pentes des Rocheuses, et les monts Selkirk, le Kermode l’île de Vancouver. L’ours polaire s’observe dans les latitudes arctiques. L’ours noir vit à peu près partout et assez facilement au Québec.

Les loups demeurent très communs dans les territoires forestiers du nord (Labrador et Yukon).

Les mammifères marins attirent chaque année des millions de personnes sur les côtes canadiennes. Baleines petites ou grandes, bleues, grises, à bosse ou bicolores mais aussi belugas, dauphins, marsouins, phoques, otaries, loups de mer sont facilement observables, notamment sur l’embouchure du St Laurent. Avec 462 espèces d’oiseaux, le Canada est l’un des paradis de l’avifaune, qui est plus nombreuse en Colombie-Britannique et en Ontario. Parmi les emblèmes nationaux : l’oie du Canada, le pygargue à tête blanche, le plongeon huard. On vous parle ailleurs du moustique…

FLORE

Plus de la moitié de la surface canadienne est occupée par les forêts. De nature fort différente selon les latitudes, elles constituent des écosystèmes inépuisables pour la faune, la flore et les micro-organismes. Les forêts de feuillus brillants de mille feux à l’automne lors de l’été indien occupent le Sud. Les forêts mixtes leur succèdent vers le Nord, elles-mêmes remplacées par la taïga qui s’étend sur 5 000 km du Yukon à l’Ouest au Labrador à l’Est. Véritable barrière végétale, la taïga est parsemée de tourbières et de lacs formant une immense zone humide. Les conifères particulièrement résistants au froid y sont majoritaires. Les montagnes (Rocheuses, Appalaches) sont couvertes d’une végétation subalpine (sapins, mélèzes, épicéas) tandis que sur la côte Ouest perdure une forêt pluviale aux arbres géants (thuyas, séquoias, pins de Douglas). La steppe froide de la toundra est l’unique paysage du Grand Nord, dépouillée d’arbres mais riche en lichens, mousses, bosquets et plantes à fleurs. Les prairies fertiles se concentrent dans l’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan, même si Québec et Ontario ont eux aussi de riches espaces agricoles.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Canada.

– Eviter de laisser des déchets sur place et les rapporter avec soi si vous ne trouvez pas d´infrastructure d´élimination ou de tri, même une simple poubelle (notamment dans les parcs naturels). Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.

– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque (Le Canada possède la troisième plus grande réserve d’eau douce du monde), quelques réflexes de bon sens doivent faire partie de votre quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. Attention, l’eau que vous trouverez à foison en pleine nature n’est pas toujours propre à la consommation . Faites la bouillir au moins dix minutes avant de la boire.

– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.

 – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement (en privilégiant la marche sur les sentiers déjà tracés ou sur les rochers) et ne pas rapporter de "souvenir" : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Ne pas se laver dans les lacs et les ruisseaux et emporter avec soi les déchets.

- Plusieurs enjeux de taille se présentent aujourd’hui aux Canadiens. Avec un patrimoine naturel unique au monde, le pays a longtemps vécu comme si ses ressources naturelles étaient inépuisables. Force est de constater que le gigantisme ne protège pas du danger et que des mesures draconiennes s’imposent même aux mieux lotis en matière d’environnement. Les forêts souffrent d’une exploitation intensive en Colombie-Britannique notamment, certaines régions d’Alberta sont meurtries durablement par les exploitations minières et pétrolières qui désertifient durablement tout l’espace autour d’elles avec des risques de pollution à long terme notamment des nappes phréatiques, le changement climatique et la fonte de la banquise modifient en profondeur les écosystèmes du Grand Nord mais aussi les équilibres géopolitiques. Les aménagements hydroélectriques avec leurs énormes barrages et centrales comme ceux aux confins du Québec et du Labrador, même s’il s’agit d’ouvrages d’art remarquables et s’ils produisent moins de GES, ont eux aussi un impact irrémédiable sur l’environnement.

L’ouverture à l’année du Passage du Nord-Ouest du fait de la fonte de la banquise attise les appétits que ce soit en matière de pêche ou d’exploitation du sous-sol du plateau continental. Avec comme corollaires, les risques de pollution, la militarisation de la région et le développement du tourisme et ses conséquences sur les Inuits devant profiter des retombées et pas seulement des inconvénients, l’acculturation des autochtones étant galopante.

Coupés de leur mode de vie traditionnel  les Inuits deviennent dépendants de l’aide sociale. Télévision, sédentarisation, alcoolisme ou drogue, l’abandon de la chasse traditionnel et l’adoption de du mode alimentaire du sud ajoutent aux difficultés. On essaye de compenser avec la mise en place de coopératives, le contrôle de la vente des œuvres d’art, l’organisation du commerce de leur fourrure ayant été longtemps régenté par la compagnie de la baie d’Hudson.

Les Autochtones ont un accès prioritaire à la pêche, à des fins alimentaires, sociales et rituelles. Ils utilisent encore les moyens traditionnels comme les lances pour capturer le saumon en montaison ou des fascines et de nasses pour l’intercepter dans les rivières.

On pourrait aussi parler de la chasse au phoque ou à la baleine… Mais respectez les coutumes autochtones même si certaines peuvent vous paraître cruelles comme la chasse à la trappe.

Précurseur, le Canada a donné naissance aux premiers mouvements écologistes d’importance dans les années 1970 et a lancé le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone (1987)

Le Canada s’est doté du premier plan "vert" (1990) et a conclu un accord sur les pluies acides avec les E-U (1991). La création de plusieurs parcs nationaux, dès 1885, a permis de protéger de grands espaces. Le Canada a aussi usé de toute son influence pour mobiliser les pays du Groupe des 7 lors du deuxième sommet de la Terre à Rio  en 1992. Il fut le premier pays du G7 à signer la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Deuxième pays du monde par la superficie, le Canada est très investi dans la protection de son environnement. Un ministère lui est consacré, "Environnement Canada". Il a pour missions, en concertation avec les différentes instances (provinces, territoires, municipalités, entreprises…), de protéger et d’améliorer la qualité du milieu naturel, de sauvegarder les ressources renouvelables du pays, d’entretenir et de défendre les ressources hydriques, d’évaluer les changements météorologiques et environnementaux, d’appliquer les règles concernant les eaux territoriales, mais aussi pour charges, réduction de la pollution de l’air, traitement des eaux, prévention des pollutions et protection des espaces fragiles, encadrement de la pêche. Il a en outre en charge la protection des 12 millions d’hectares demeurés sauvages, et, plus généralement, de mettre en œuvre les décisions politiques nationales sur la question, ce que la complexité de son fédéralisme ne facilite pas toujours. Car les provinces ont juridiction sur les ressources naturelles  et gèrent leur approvisionnement en énergie.

Longtemps en pointe dans les négociations internationales, le Canada fait aujourd’hui figure de cancre.  La nature de son économie et les modes de vie (c’est l’un des plus gros consommateurs d’énergie au monde) nécessitent des actions durables et à grande échelle. Brian Mulroney, a été sans doute le Premier ministre (conservateur) élu le plus vert de l’histoire du Canada en avril 2006.

Malgré un investissement massif dans la recherche scientifique, les technologies "vertes", les énergies renouvelables et la lutte contre les gaz à effets de serre (GES) en particulier dans l’Alberta, la mise en place d’un plan ambitieux d’assainissement des eaux avec une panoplie de sanctions en cas de dégradation, cette attitude volontariste n’est pas exempte d’ambiguïtés, de controverses et autres débats intenses. En décembre 2011, au terme de la conférence de Durban sur le climat, le Canada a annoncé qu’il quittait le protocole de Kyoto. Raisons avancées : le coût des dépassements canadiens d’émissions de GES et le caractère partiel d’un protocole auquel ni les Etats-Unis, ni la Chine, n’ont adhéré. La partie n’est pas gagnée !

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