De Castro Marim à Tavira

28/05/2016

L’Algarve, venant d’une expression arabe la désignant comme "l’Andalousie de l’Ouest", occupe une place particulière au Portugal : sa côte de sable et ses aires naturelles évoquent plus directement qu’ailleurs le tourisme, mais reconquise 100 ans après Lisbonne, elle paraît aussi plus directement marquée par l’influence mauresque. Aux portes nord-est de l’Algarve, la mosquée-église de la blanche Mértola, le long du fleuve Guadiana, en est un exemple bien paisible.

La non moins paisible vallée du Guadiana sépare jusqu’à l’Atlantique le Portugal de l’Espagne : en la descendant, on arrive à l’étonnante Castro Marim, ville repeuplée et au château reconstruit après sa reconquête chrétienne. Outre ses églises et son fort, ses murailles dominent un immense panorama donnant notamment à voir le sapal (marais) local. Dans cette réserve naturelle, marécageuse et saline, on peut observer flamants roses, avocettes élégantes ou combattants variés. À son terme, apparaît la géométrique Vila Real de Santo António, ville-jumelle de l’andalouse Ayamonte, et ses airs de bout du Portugal.

En longeant la côte cette fois vers l’ouest, on atteint Cacela Velha, dont la plage fait office de point avancé du parc naturel Ria Formosa. Dans celui-ci, et sur tout ce pan de côte, des canaux se forment grâce des bancs de sable élancés qui les séparent de l’océan. On peut s’arrêter à Cacela Velha même, un minuscule promontoire blanc, pour manger. Ce paysage assez surnaturel de lagunes se poursuit à l’ouest jusque Tavira, la perle cachée (selon son étymologie arabe) de l’Algarve.

L’île de Tavira, qui inclut aussi la praia do Barril, anime volontiers une côte jusque-là plutôt sauvage, mais la ville elle-même se dresse, presque isolée, en retrait de l’océan et sans plage. Construite de part et d’autre d’une rivière qu’un pont romain franchit, dominée par un château maure, elle comporte une quarantaine d’églises (Misericórdia, Santa Maria do Castelo, Santiago…). Surtout, peu urbanisée, elle fleure bon la bohème, et avec les portes et les toits de sa vieille ville, on la rêve orientale…

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Nous on adore

Buller sur les 12 km de plage de sable blanc de l’île de Tavira.

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