5 conseils pour se fondre dans le décor

29/05/2016
1

Ne pas parler espagnol...

Ce n’est pas qu’Espagnols et Portugais se détestent, non. Mais il y a de ces réalités historiques qui créent des rapports culturels immuables : le Portugais a cette fâcheuse impression que l’Espagnol le considère comme un vague cousin éloigné qui ne l’intéresse pas trop mais qu’il vient saluer quand il y pense avec une tape trop forte sur l’épaule. De plus, les Portugais comprennent sans effort l’espagnol… sans que la réciproque ne soit vraie. Évitez donc de lancer un "gracias" sonore à la cantonade après un bon repas : on ne vous dira rien, mais cela ne fera pas forcément plaisir…

 

2

... Parler français

 Au Portugal mieux vaut, à la rigueur, dire "merci" (même si un "obrigado/a", même timide, touchera) : le français a longtemps été plus enseigné que l’anglais, notamment auprès des plus vieilles générations, si bien qu’en 2005, près d’un quart des Portugais disait pouvoir tenir une conversation en français. Et même si ce chiffre est en recul, les Portugais sont très ouverts et cachent derrière une certaine timidité un naturel très prévenant : si l’on vous parle français, remerciez votre interlocuteur de son attention en lui répondant en français (accompagné d’un petit mot portugais).

 

3

Être patient

Même dans leur capitale, Lisbonne, et même au beau milieu d’une tâche en cours d’exécution, les Portugais savent s’arrêter et prendre le temps de se saluer, de discuter, de filer un coup de main… Plutôt que d’y voir un manque d’obligeance, interprétez-le comme un art du bien-vivre et une question de disponibilité et d’attention à l’autre. Le concept de pause est certes parfois élevé au rang d’art : au beau milieu d’un concert, il n’est pas rare que l’artiste prenne une pause plus longue que sa première partie, et au cinéma, l’entracte est de rigueur.

 

4

Ne pas zapper le foot

Les Portugais sont les champions du monde de la télévision : ils la regardent même plus que les Américains. Le poste restera allumé au restau’ ou chez le coiffeur. À côté des telenovelas locales ou brésiliennes, figure en (très) bonne place le football. Qui n’a pas vécu un match du Benfica, le club le plus titré du pays, dans une gargote lisboète, n’a pas vraiment touché du doigt l’âme portugaise ! Antisèches : Cristiano Ronaldo est un enfant de l’île de Madère, et le héros national s’appelle Eusébio, il est d’ailleurs l’un des douze Portugais de l’histoire à être inhumé au Panthéon national.

 

5

Démarrer au feu vert

Les Portugais, que l’image populaire voit calmes et nonchalants, semblent se métamorphoser en voiture et si la signalisation et l’état des routes sont irréprochables, les différences culturelles au volant se font rapidement sentir. Parmi les choses à savoir avant de circuler sur les routes portugaises (qui sont d’ailleurs un excellent moyen de connaître le pays) : le fait qu’il faille rapidement se déporter si son successeur conduit très vite et très près de soi, qu’il faille revoir son sens des priorités, que le stationnement est rarement gênant et qu’une fois le feu passé au vert, il faut vite démarrer !

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