Géographie et environnement

22/05/2016

géographie

Le Triangle polynésien inclut la Polynésie, Hawaï, la Nouvelle-Zélande et l’île de Pâques. Entre le 8° et 25° sud et 155° et 135° ouest, les archipels de la COM se composent de cinq archipels comptant 118 îles, mais d’une surface maritime de 2,5 millions de km2, soit la surface de l’Europe (47 % de la ZEE française). Les îles sont issues des mouvements de la poussée des points chauds magmatiques sur la croûte terrestre. Le mouvement des plaques entraînant en chapelets les volcans sous-marins, îles et points chauds peuvent être éloignés. Jeunes, les îles sont dites hautes (Tahiti ou les Marquises, par exemple) et se caractérisent par des reliefs abrupts, déchiquetés, des vallées étroites ; les îles beaucoup plus anciennes se transforment en atolls plan du fait de l’érosion et de l’effondrement du volcan. Elles sont cernées d’un anneau de récifs coralliens (motu) enfermant un lagon.

Les îles Australes (Tubuai, Rurutu, Rapa, Raivavae…) ; l’archipel de la Société, partagé en îles du Vent (Tahiti, Maiao, Moorea…) et îles Sous-le-Vent (Bora Bora, Raiatea, Huahine…) ; les Tuamotu ; les Gambier ; les Marquises (Nuku Hiva, Hiva Oa…).

faune

L’inventaire de la faune terrestre indigène se résume aux insectes, aux geckos (margouillats) et autres scinques. Ni serpents, ni animaux féroces et encore moins de grands mammifères. Il est beaucoup plus fourni pour la faune aviaire qui compte 40 espèces d’oiseaux terrestres (27 espèces endémiques aux îles du Vent), et 29 espèces d’oiseaux marins. Les colonies privilégient les motu pour se regrouper, faire une halte s’ils sont migrateurs, quand les petits oiseaux se réservent les hautes vallées, les bords de rivières ou les plantations. On trouvera ainsi les salangues dans les forêts de Tahiti et les frégates dans les atolls des Tuamotu.

1 000 espèces de poissons cohabitent dans les eaux polynésiennes considérées comme le « plus riche aquarium de toute la planète ». Les lagons abritent une faune multicolore et gracile (poissons papillons, demoiselles, chirurgiens, poissons perroquets) ou des poissons pélagiques tels que les raies (léopard, grises ou manta…), des dauphins et requins. Cachalots, baleines, grands requins, espadon croisent au large. La famille des Échnoïdes est représentée par les oursins noir ou crayons.

Cinq espèces de tortues marines sont représentées et protégées. Sans oublier les coquillages et crustacés.

flore

Il faut distinguer la flore des îles hautes (1 000 espèces répertoriées) de la flore des atolls (102 espèces). Près de la moitié sont endémiques (taux d’endémisme de 45 % à Tahiti, de 47 % aux Marquises).

La flore des îles hautes s’étage en fonction de l’altitude, de l’exposition aux pluies et au soleil. Les plaines côtières sont couvertes de cocoteraies et essences arboricoles comme le frangipanier ou l’arbre à pain (uru). Les vallées plus lointaines offrent une flore variée : toi, pua, pin ou tulipier. Les plateaux et sommets sont le domaine des fougères arborescentes et des arbustes.

Les arbres fruitiers sont partout en petits vergers. Les cultures d’uru, de taro, cocotiers, ignames ou canne à sucre empruntent de vastes espaces.

Le tiare (Gardenia taitensis) est la fleur sacrée de Tahiti, créée dit-on par les dieux. Leur parfum enivre les jeunes mariés dont la couche était couverte de fleurs le premier mois de leur mariage.

environnement

Récompensée par la fondation World Wildlife pour ses actions en faveur de la protection de la faune marine, la Polynésie a interdit depuis 2002 la pêche au filet dérivant. Distinction portée au fronton d’une collectivité qui peine à protéger efficacement la flore et la faune installée sur les îles ou vivant dans les eaux des lagons.

Les pollutions inhérentes à l’activité humaine comme la disparition des territoires naturels au profit d’une urbanisation plus ou moins maîtrisée fragilisent de nombreuses espèces et en favorisent d’autres nocives aux espèces endémiques.

Une vaste étude menée par le Musée national d’histoire naturelle (MNHN) et l’Union internationale pour la nature tire la sonnette d’alarme : 2/3 des plantes et 50 % des oiseaux seraient aujourd’hui menacés.

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