Géographie et environnement

07/06/2016

géographie

Après le Brésil et l’Argentine, le Pérou est le troisième pays d’Amérique du Sud par sa superficie. Trois régions se distinguent :
– la Sierra des Andes qui couvre 30 % du territoire : s’y imbriquent une cordillère culminant à plus de 6 000 m et un plateau d’altitude (Altiplano). La sierra scinde le pays en deux :
– à l’ouest : la côte Pacifique s’appuie sur ses contreforts et ne représente qu’une lanière étroite de déserts. Les villes s’y sont développées jusqu’au sud.
à l’est : l’Amazonie fournit un inépuisable réservoir de plaines forestières et de collines. Elle occupe 60 % du territoire.

faune

Naturellement, faune et flore seront très différentes dans ces trois régions.

L’Altiplano et ses steppes d’altitude sont le territoire des herbivores domestiques ou sauvages (alpaga, vigogne, lama, guanacos), des rongeurs (chinchillas, viscaches) et des oiseaux (condor, aigle, mouette des Andes, flamants, etc.).

Sur la côte Pacifique, les eaux tempérées constituent encore le paradis des otaries et autres mammifères marins. Les oiseaux (flamants roses, pélicans, stern, albatros) y ont la part belle.

La forêt amazonienne abrite les prédateurs (jaguar, ours à lunettes, couguar) et quantité de mammifères (fourmiliers, singes), reptiles et oiseaux ainsi que quelques spécimens de dauphins d’eau douce.

flore

Le Pérou à l’instar des pays équatoriaux dispose d’une richesse botanique étonnante. Il abriterait près de 25 000 espèces soit 10 % de la biodiversité mondiale. Il comptabilise 3 000 espèces d’orchidées.

La végétation andine plus chiche s’étage en fonction de l’altitude. La forêt naine occupe les espaces entre 2 500 et 3 500 m ; la puna (steppe) entre 3 500 et 4 500 m.

La forêt amazonienne, réservoir sans fin d’espèces répertoriées ou non est le domaine des arbres géants (fromager), de l’hévéa et des essences nobles comme l’ébène ou le palissandre. À partir de 1 200 m, la forêt des brouillards se distingue par ses mousses et lichens, fougères et orchidées, quantité de fleurs, bambous, plantes médicinales.

environnement

Le Pérou souffre de maux très similaires à ceux de ses voisins et des pays en développement. Malgré la création en 2008 d’un ministère de l’environnement, les actions demeurent factuelles et ne visent pas les principaux risques, notamment ceux induits par l’activité minière (en 2013, trois régions ont été placées en état d’alerte en raison d’une contamination aux métaux lourds).

Les écosystèmes fragiles de la forêt amazonienne, de la Cordillère des Andes et des côtes sont impactés différemment, mais durablement.

En haute altitude : le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers.

En Amazonie, les cultures et prélèvements forestiers ont fait disparaître plus de 10 % du couvert.

Sur la côte, l’urbanisation galopante et ses conséquences (traitements des eaux, pollution, disparition des aires sauvages) exigent une réaction rapide et concertée.

L’accès à l’eau potable demeure un problème pour 8 millions de Péruviens.

Toutefois, 12 % du territoire bénéficie de la protection du Service national de zones naturelles (SINANPE) : 63 espaces constitués de 8 parcs nationaux, 11 sanctuaires nationaux et historiques et 9 réserves nationales. La plupart d’entre elles sont également gérées par les communautés.À l’international, le Pérou se montre volontariste. Il est signataire du Protocole de Kyoto, des conventions des Nations Unies (changement climatique, désertification, biodiversité) et de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

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