06/07/2016

Considérée par les Incas comme le « nombril du monde », Cusco était un bijou impérial posté à 3 360 m d’altitude. Par sa forme d’abord : Pachacútec, son fondateur, lui donnant celle d’un puma. Dessinant une tête au museau allongé, la forteresse de Sacsayhuaman domine la ville enserrée par deux rivières et figurant le corps de l’animal.

La cité elle-même s’organise grâce à un assemblage de plates-formes en une ville haute (Hanan) et une ville basse (Hurin). Nantie d’une esplanade autrefois réservée aux cérémonies et de la tour Sunturhuasi, la place Huacaypata marque la frontière entre les deux espaces. Dans la ville basse, les temples et les palais des onze empereurs incas. Dans l’enclos du Coricancha ou temple du Soleil, sept édifices dont on dit que les murs étaient ornés d’or célèbrent de nombreuses divinités : l’astre du jour, mais aussi la Lune, Vénus, la foudre… Le temple est l’un des rares vestiges restaurés, l’essentiel de la ville ayant été détruite en 1534 par les Espagnols. Au visiteur d’imaginer dans la trame des rues et l’élévation des murs les soubassements des temples et des maisons incas (rue Hatun Rumiyoc par exemple). Héritage métissé donc, mais à l’avantage des monuments espagnols comme la cathédrale baroque qui conserve de nombreuses peintures de l’école locale ou le couvent de la Merced, célèbre pour son ostensoir, merveille d’orfèvrerie.

C’est au musée d’Art précolombien que la culture inca peut être décryptée et dans le quartier de San Blas (le quartier des artisans) que s’apprend la culture d’aujourd’hui. Le musée d’art naïf d’Hilario Mendivil et la galerie Olave rappellent l’apport espagnol dans la culture péruvienne. Le marché San Pedro est un incontournable. Cusco conserve dans son identité un caractère rebelle, accueillant les résistants à la colonisation (Túpac Amaru I et II) et au XXe siècle les leaders des mouvements de défense des paysans et des Quechuas.

Le plus Comptoir des Voyages

Découvrir l’histoire du chocolat, la « boisson des dieux », et confectionner des truffes à partir de fèves de cacao au musée du chocolat et du cacao.

Nous on adore

Les ateliers d’artisans, les restos et l’ambiance sympathique du quartier de San Blas.

Retour haut
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.