03/07/2016

La région, dominée par le volcan Misti, est occupée depuis des millénaires. Ses terres autrefois fertiles furent l’un des creusets de la civilisation aymara. Civilisation dont l’apport culturel est considérable et aujourd’hui encore vivant. Les peuples aymaras se sont dispersés dans les Andes sans perdre les éléments les plus saillants de leur culture.

Les traces de ce passé précolombien ne sont pas apparentes dans le tracé de la ville blanche, édifiée de toutes pièces en 1540 par les conquistadors espagnols. Cependant le centre historique, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, porte la marque subtile d’une fusion entre les Européens et les Indiens. Si l’urbanisme (place d’Armes, plan en damier, répartition des quartiers) traduit parfaitement l’organisation coloniale, la facture des édifices baroques en pierre volcanique immaculée (sillar) intègre des éléments décoratifs andins.

Un parfum andalou flotte dans le périmètre du couvent de Santa Catalina. Ruelles, placettes, patios, fontaines, églises composent le plus vaste couvent d’Amérique latine. Derrière la rigueur dominicaine, le lieu était réputé fort joyeux, frivole et mondain… jusqu’à ce que le Vatican y mette bon ordre ! Il demeure cependant dans le caractère rebelle, festif, gourmand et dynamique de la deuxième ville du pays, un soupçon de cette atmosphère légère. Trois musées, dont celui des Sanctuaires andins (qui abrite la momie Juanita découverte dans les glaces du mont Ampato), donnent un aperçu du passé inca et préinca. 

Le plus Comptoir des Voyages

Un cours de cuisine privé avant un tour du marché San Camilo avec une cuisinière péruvienne.

Nous on adore

La visite nocturne du monastère de Santa Catalina.

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