4 conseils pour se fondre dans le décor

15/06/2016
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Éviter le soroche

Appelé soroche au Pérou, le mal des montagnes touche à des degrés divers tous les voyageurs confrontés à une montée trop rapide en altitude. Vous pourriez y être sujet à votre arrivée par avion à Cuzco (3 300 m) ou en quittant Lima (niveau de la mer) pour Huancayo (3 400 m). Les symptômes en sont le plus souvent bénins (mal de tête, nausée, insomnie) mais ne doivent pas être pris à la légère, le soroche pouvant entraîner des conséquences plus graves. Tout malaise ou symptôme en altitude doit a priori être considéré comme un défaut d’acclimatation. Pour parfaire votre acclimatation, nous vous recommandons de vous reposer deux ou trois heures à votre arrivée. Évitez les efforts intenses, hydratez-vous bien et n’abusez pas des boissons alcoolisées et des nourritures trop lourdes en début de séjour. Au bout de quelques jours, le corps est acclimaté et les symptômes diminuent puis disparaissent.

2

Prier la Pachamama

Les communautés aymara et quechua pratiquent toujours certains cultes issus de la culture inca comme la cérémonie d’offrandes à la Pachamama, la terre nourricière. La Pachamama, la « Terre-mère », symbole de fertilité et d’abondance est au centre de la vie quotidienne des peuples andins. Avant de boire un verre, il est ainsi de coutume de verser quelques gouttes de son contenu sur le sol pour nourrir la Pachamama en échange de ses bienfaits. Chaque année au mois d’août, les communautés andines pratiquent une cérémonie d’offrandes à la Pachamama pour s’assurer de bonnes récoltes. La cérémonie, appelée challa, est dirigée par un chaman. Parmi les offrandes, on retrouve des feuilles de coca, des huairuros (des graines dotées de pouvoirs), de la chicha (une boisson à base de maïs)… Ces offrandes sont disposées à même le sol ou sur une table de cérémonie, puis brûlées et enterrées pendant que les fidèles prient et partagent l’atapi, un repas auquel chacun contribue.

3

Mâcher la coca

Depuis plus de 4 000 ans, la feuille de coca fait partie de la culture andine, et tient un rôle social et économique pour le Pérou. La coca a même son musée à Cuzco. Les Péruviens la mâchent contre les symptômes du mal d’altitude, pour calmer les sensations de faim et de soif, ou pour se donner du tonus. Vous trouverez des feuilles de coca sur tous les marchés. Akulliku, coqueo, pijcheo sont des mots qui désignent l’action de mâcher les feuilles de coca. En réalité, les feuilles sont rassemblées dans le creux de la joue à l’aide de la langue. De cette boule de feuilles, on extrait le liquide qui s’avale. Les feuilles se consomment également en infusion. Vous serez peut-être tenté de ramener quelques feuilles ou produits fabriqués à base de coca (gâteaux, bonbons… et même du dentifrice) mais sachez que cela est formellement interdit. En France et dans toute l’Union européenne, la coca est considérée comme un stupéfiant.

4

Ne pas traiter un lama d’alpaga

Têtes similaires, nombreuses couleurs, sous-espèces très ressemblantes… Il n’est pas toujours facile d’identifier les quatre camélidés du Pérou : le lama, le guanaco, la vigogne et l’alpaga. D’abord, une règle d’or : seuls la vigogne et le guanaco sont sauvages, le lama et l’alpaga, domestiqués, descendent des premiers. La vigogne est la plus petite, son poids n’excédant pas 50 kg et on la reconnaît à son poitrail blanc et sa robe fauve. Beaucoup plus grand (1,20 m au garrot), le guanaco pourrait être confondu avec le lama dont il partage les mensurations, n’était sa robe fauve teintée de blanc. Les mauvaises langues diront aussi que le lama se reconnaît au premier coup d’œil à son air supérieur. L’alpaga est le plus identifiable : sa laine recouvre tout le corps jusqu’aux joues, lui donnant l’apparence d’une peluche géante. Il existe deux races, le Wakaya (à laine abondante et frisée) et le Suri (laine longue et ondulée).

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