Peuples et institutions

07/06/2017

Politique

La Constitution, adoptée en 1922, établit que l’Ouzbékistan est une République démocratique, pluripartite et présidentielle. Dans la réalité, elle est surtout présidentielle puisque c’est le Président qui nomme et révoque les ministres, dirige le gouvernement et l’administration. Islam Karimov, ex-Premier secrétaire du Parti communiste de la République socialiste soviétique et fondateur du Parti populaire démocratique d’Ouzbékistan, a été au pouvoir de 1991 jusqu’à sa mort, en septembre 2016. Le Premier ministre Chavkat Mirziyoïev lui a succédé, d’abord par intérim puis à l’issue d’élections où il a obtenu près de 90% de voix. Le Parlement à deux chambres, 150 députés et 84 sénateurs élus ou nommés, n’a guère de pouvoir et plusieurs partis politiques sont interdits. Le régime est autoritaire et la situation des droits de l’Homme reste préoccupante même si des progrès ont été observés au cours de la dernière décennie : suppression de la peine de mort, améliorations concernant le travail des enfants … 

Économie

Croissance : 6 % (Coface, 2016)
Taux de chômage :
 8,9 % (Banque Mondiale, 2016)
Taux d’inflation : 9,2 % (Coface, 2016)

Le pays est bien doté en ressources naturelles (or, pétrole, gaz, uranium) et l’agriculture reste l’un des principaux secteurs économiques, avec une spécialisation dans le coton (6ème producteur mondial) depuis que les Soviétiques ont imaginé une production intensive. Après l’indépendance, le gouvernement a fait le choix de ne pas se lancer dans les privatisations, préférant des réformes graduelles : la part du secteur privé n’atteint encore que 45%. Les services sont en plein essor et d’importants programmes publics de développement des infrastructures soutiennent la croissance, qui reste élevée malgré le ralentissement de l’économie russe, qui reste un partenaire stratégique. L’inflation est maîtrisée même si certains observateurs remettent en question les chiffres officiels. Le climat des affaires est compliqué par une corruption endémique. 

Peuple

L’Asie centrale est un creuset géopolitique depuis la plus haute Antiquité et l’Ouzbékistan (littéralement le pays des Ouzbeks) est en fait une République multi-ethnique : la réorganisation des frontières à l’époque soviétique donna aux Ouzbeks le cœur de l’Asie centrale mais a « raboté » leur territoire historique. Peuple à dominante turque d’obédience sunnite, ils sont 24 millions au total, dont 19 en Ouzbékistan. Les Tadjiks, peuple indo-européen de langue persane composent une importante minorité, notamment dans les villes de Boukhara et Samarkand. Il y a aussi des Kazakhs, des Kirghizes, des Turkmènes, des Karakalpaks, des Tatars … Les Russes, nombreux à l’époque soviétique, sont en grande majorité retournés dans leur pays après l’indépendance et ne représentent plus que 8% de l’ensemble de la population. En revanche, la langue russe reste importante, comprise par tous. 

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