09/06/2017

Avec son urbanisme à la soviétique et ses quartiers flambant neufs, Ourguentch ne brille pas par son charme mais c’est la meilleure option pour explorer la région reculée du Khorezm. Irriguée par l’Amou-Daria, l’Oxus des anciens, et ses multiples bras, elle est en partie agricole : riziculture, champs de coton, vergers. Elle séduit par son ambiance rurale restée dans son jus : villages paisibles dont les maisons ombragées par des treilles disposent de petits jardins, carrioles tirées par des ânes et paysans aux champs. Le coin, peu touristique, permet de profiter de la généreuse hospitalité d’un peuple qui vit encore à l’écart de la mondialisation.

Vers l’Est, les ruines des citadelles d’Ellik Kala sculptées par l’érosion animent un paysage désolé de plaines inondées de soleil et parsemées de lacs salés. Car le grand fleuve qui nourrit les oasis du Khorezm de ses eaux troubles a souvent changé de lit, condamnant des cités autrefois prospères. Le réseau de forteresses qui protégeait les routes commerciales de l’Antiquité témoigne ainsi d’un temps lointain où vivait ici la plus ancienne civilisation d’Asie centrale … Se jouant des frontières actuelles, certaines d’entre elles sont aujourd’hui en territoire turkmène, notamment l’antique Kounia Ourguentch. Côté ouzbèk, Toprak-Kala, l’ancienne capitale, est la plus impressionnante de toutes avec ses hautes tours en pisé, ses cours intérieures, son imposant palais et ses résidences en ruine… À voir aussi : le complexe d’Ayaz-Kala et son lac en cours d’asséchement.

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