09/06/2017

La légende raconte que Sem, fils de Noé, aurait dessiné les contours de la cité, inspiré par un mirage… Une création magique pour la plus théâtrale des anciennes cités caravanières de la Route de la soie ! Aujourd’hui à la frontière du Turkménistan, Khiva était l’ultime étape avant la traversée du désert en direction de la Perse. Capitale du Khorezm à partir du XVIe siècle, elle a abrité le plus grand marché aux esclaves d’Asie, commerce hautement lucratif qui a permis de financer la construction de monuments extraordinaires.

Cernée par une double muraille, Khiva est une ville gigogne et Dichan-Kala enserre Itchan-Kala, ceinte de remparts en adobe. Bienvenue dans un musée à ciel ouvert ! Ruelles étroites, innombrables médersas, palais extravagants, mausolées, minarets dont le fameux Kalta Minor inachevé, mosquées dont celle du Vendredi exceptionnelle pour son décorum, caravansérail où est toujours installé le marché : Khiva est un décor étincelant invitant à un voyage dans le temps. Au-delà de la beauté polychrome de ses édifices qui sont autant de chefs d’œuvre de l’art islamique, son tissu urbain médiéval remarquablement préservé lui vaut d’être estampillée Unesco. Une merveille donc, mais qui vit essentiellement du tourisme.

Pour plus d’authenticité, il faut aussi explorer le vieux quartier de Dichan-Kala. Là, on plonge dans la vie quotidienne, les mosquées sont en activité et les marchés ne proposent pas que des souvenirs : un contre-point extra. Le saviez-vous ? C’est à un natif de Khiva, Al Khorezmi, que l’on doit l’algèbre et les algorithmes. Sa statue accueille fièrement les voyageurs à l’entrée de la vieille ville et le nom actuel de la région lui rend hommage !

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