Géographie et environnement

06/06/2017

Géographie

Ce petit pays enclavé partage des frontières avec le Kazakhstan au nord, le Kirghizistan à l’est, le Tadjikistan au sud-est, le Turkménistan au sud-ouest et l’Afghanistan au sud. La plus grande partie du territoire se situe entre les deux grands fleuves de l’Asie centrale : l’Amou-Darya (Oxus), qui prend sa source au Tadjikistan et a toujours formé une frontière naturelle entre les mondes turc et persan, et le Syr Darya (Iaxarte), qui s’écoule en direction de la vallée de Ferghana. Tous deux se jettent dans ce qui reste de la mer d’Aral. À l’ouest, le vaste désert du Kyzyl Kum, à l’est, les contreforts de chaînes montagneuses escarpées, avec des sommets de plus de 4000 mètres, entre les deux, la steppe infinie. Les terres arables sont rares, plantées de champs de coton (« l’or blanc ») et de cultures céréalières. Plus du tiers de la population vit dans la vallée fertile de Ferghana, véritable cœur de l’Asie centrale. 

Faune

La partie montagneuse du pays, isolée et boisée, est peuplée d’ours, de lynx, de chamois, de marmottes, de renards, et même de la très rare panthère de neiges. La steppe et le désert sont le territoire des chameaux, des gazelles, des ânes sauvages, des lièvres et des loups sans oublier scorpions, serpents, varans et rapaces dans le ciel, notamment des aigles royaux. Il existe quelques réserves naturelles, les zapovedniki mais elles manquent de moyens pour mener une politique de protection efficace. 

Flore

Le pays est aride, sauf dans la vallée de Ferghana, mais la biodiversité, quoique éprouvée, est riche. La flore comprend ainsi environ 4500 espèces de plantes sauvages, dont 1500 poussent dans les zones désertiques. La végétation « tugay », qui s’épanouit dans le lit des rivières asséchées, est une caractéristique remarquable de la région. Avec les brèves pluies du printemps, le désert fleurit : absinthe, tamaris, tulipes, renoncules, iris, rhubarbe … Sur les contreforts montagneux, forêts de feuillus alternent avec les vergers et les muriers. Et la vallée de Ferghana est un véritable jardin d’Eden ! 

Environnement

Le désastre de la mer d’Aral, l’une des plus grandes catastrophes écologiques provoquées par l’homme, résume la question de l’environnement, particulièrement sensible dans cette région désertique. En effet, la politique d’exploitation intensive des ressources initiée à l’époque soviétique associée à des programmes d’irrigation des steppes ont dégradé les sols et provoqué des problèmes d’érosion. Les fleuves ont été détournés de leurs cours et la mer d’Aral, autrefois très poissonneuse, a perdu les trois-quarts de sa surface au cours des cinquante dernières années ! Ce bouleversement de l’écosystème a entraîné des changements climatiques, avec des pluies moins abondantes, et une menace plane sur les cultures, d’autant plus grande que les pays voisins projettent de construire d’énormes barrages hydroélectriques … Les résidus chimiques de l’industrie du coton, les déchets radioactifs enfouis par les Soviétiques et les conséquences de l’extraction minière créent d’autres soucis, tant au niveau de l’environnement que pour la santé publique. En regard, les déficiences en matière de lois de protection des réserves naturelles apparaissent presque anecdotiques.

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