4 conseils pour se fondre dans le décor

08/06/2017
1

Se montrer a la hauteur de ses hôtes

Légendaire, l’hospitalité ouzbèke n’en est pas moins réelle. Un petit cadeau symbolique fait toujours plaisir aux hôtes, pensez-y avant le départ... À la maison, on déjeune ou dîne assis par terre, une nappe étendue sur le sol faisant office de table : on n’y met surtout pas les pieds ! Pieds dont on ne tourne pas non plus la plante vers quelqu’un lorsqu’on est assis. Les convives se servent dans le plat commun qui se trouve au centre, toujours de la main droite, il en va de même quand on tend un objet à quelqu’un. Et lorsqu’on entre dans une maison, c’est également avec le pied droit. Le matin, on ne s’adresse pas la parole avant d’avoir fait sa toilette, l’hygiène étant le préambule à toute sociabilité.

2

Avoir l’ouzbek style

Le moins que l’on puisse dire c’est que les codes esthétiques sont ici bien différents des nôtres… mesdames sachez qu’ici le summum du glamour est le mono-sourcil. Si votre pilosité ne le permet pas, trichez avec du maquillage. Unisexe, les dents en or sont également du dernier chic pour afficher un sourire lumineux. Côté dressing : longs manteaux épais noués à la ceinture pour les hommes (khalat ou tchapan), robes en ikat aux motifs chargés et aux couleurs flamboyantes pour mesdames. Pour se protéger du froid, les hommes portent une calotte (akiya, toki, dopy, ou tubeteïka selon la communauté), les plus anciens un telpek en fourrure. Les femmes se contentent d’un foulard noué.

3

Gérer l’eau, c’est coton !

En passant à la cadence industrielle dans les années 60, la culture du coton, particulièrement gourmande en eau, a désertifié une grande partie du pays. La conséquence la plus visible et la plus impressionnante est la disparition quasi-totale de la mer d’Aral en moins d’un demi-siècle. Elle a perdu 75% de sa surface et 90% de son volume laissant place à un désert salin. Malgré ça, les questions environnementales ne font pas encore partie des préoccupations des Ouzbeks. Le gaspillage de l’eau est général et la gestion des déchets très rudimentaire. Alors pour une fois, ne cherchez pas à imiter les pratiques locales et faites preuve d’exemplarité en limitant l’usage de l’eau au strict nécessaire.

4

Placer Tamerlan sur un piédestal

Le culte d’un leader est inscrit dans l’ADN culturel national et relève d’une longue tradition : grand chefs mongols, empereurs perses, tsars, leaders soviétiques et jusqu’à Karimov, qui régna sans partage de 1989 jusqu’à sa mort en 2016. Au sortir de l’URSS, il fallait donner à ce pays, dont le découpage à la russe est quelque peu artificiel, une identité nationale qui souderait toutes les variétés ethniques. Bien qu’envahisseur étranger (mongol) et sanguinaire, Tamerlan (Amir Timour de son nom local) incarne l’âge d’or de Samarkand. Il est alors choisi comme mascotte nationale. Là où, il y a quelques décennies encore, trônaient des statues de Lénine ou Staline, s’érigent aujourd’hui celles du héros historique.

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