Géographie et environnement

29/10/2013

GÉOGRAPHIE

Avec une superficie avoisinant les 10 millions de km2 et 202 000 km de côtes, le Canada est le 2e plus grand pays du monde après la Russie, et celui qui possède le littoral le plus étendu de la planète !
Ses territoires et provinces couvrent tout le continent du Pacifique à l’Atlantique. Ses îles sont parfois aussi grandes que les petits pays européens, tandis que ses réserves d’eau paraissent inépuisables (20 % des réserves d’eau douce mondiales).
La diversité de ses reliefs et l’influence de plusieurs climats font du Canada un pays à la géographie extrêmement variée. La moitié du pays est couverte de forêts, de lacs (Grands-Lacs, Winnipeg, Athabasca) et de tourbières se répartissant dans l’arc de cercle du Bouclier canadien. Cet ensemble est borné par les Rocheuses à l’ouest (20 des plus hauts sommets du pays) et au sud par les Appalaches qui forment d’immenses zones montagneuses demeurées longtemps infranchissables. Au centre du Bouclier, la région des Prairies (Alberta, Saskatchewan, une partie du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest) accueille une agriculture prospère.
Des millions de cours d’eau circulent sur le territoire, se déversant dans le Bouclier ou dans les océans. Au nord, à la limite méridionale des forêts, s’étend le vaste territoire arctique. Recouvert de glaciers, de terres accidentées, il se montre peu accueillant pour l’homme mais riche en ressources naturelles. Il englobe un immense l’archipel arctique qui inclut la Terre de Baffin.

FAUNE

La liste des animaux endémiques du Canada est sans fin. Du castor à l’orignal, de l’ours brun aux bisons, en passant par le saumon, son bestiaire a de quoi faire rêver. Parmi les espèces endémiques, les cervidés dont le wapiti ou le caribou peuplent les Prairies de l’ouest (Kootenay, îles de Vancouver, parcs nationaux des Rocheuses). Le castor et le porc-épic sont omniprésents.
Les ours canadiens fascinent et pour cause. Leur population y est très importante et les espèces diverses (voir Se fondre dans le décor). Le grizzli occupe les pentes des Rocheuses et les monts Selkirk, le Kermode l’île de Vancouver. L’ours Kodiac l’île éponyme. L’ours polaire ne s’observe que dans le Manitoba.
Les loups demeurent très communs dans les territoires forestiers du nord (Labrador et Yukon).
Les mammifères marins attirent chaque année des millions de personnes sur les côtes canadiennes : baleines petites ou grandes, bleues, grises, à bosse ou bicolores mais aussi belugas, dauphins, marsouins, phoques, otaries, loups de mer sont facilement observables.
Avec 462 espèces d’oiseaux, le Canada est l’un des paradis de l’avifaune. Elles seront plus nombreuses en Colombie-Britannique et en Ontario. Parmi les emblèmes nationaux : l’oie du Canada, le pygargue à tête blanche, le plongeon huard.

FLORE

Plus de la moitié de la surface est occupée par les forêts. De nature fort différente selon les latitudes, elles constituent des écosystèmes inépuisables pour la faune, la flore et les micro-organismes. Les forêts de feuillus brillants de mille feux à l’automne occupent le sud. Les forêts mixtes leur succèdent vers le nord, elles-mêmes remplacées par la taïga qui s’étend sur 5 000 km du Yukon à l’ouest au Labrador à l’est. Véritable barrière végétale, la taïga est parsemée de tourbières et de lacs formant une immense zone humide. Les conifères particulièrement résistants au froid y sont majoritaires. Les montagnes (Rocheuses, Appalaches) sont couvertes d’une végétation subalpine (sapins, mélèzes, épicéas) tandis que sur la côte ouest perdure une forêt pluviale aux arbres géants (thuyas, séquoias, pins de Douglas). La toundra est l’unique paysage du Grand-Nord, dépouillée d’arbres mais riche en lichens, mousses et bosquets et plantes à fleurs. Les prairies fertiles se concentrent dans l’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan.

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Canada.
– Eviter de laisser des déchets sur place et les rapporter avec soi si vous ne trouvez pas de poubelle (notamment dans les parcs naturels) ou d´infrastructure d´élimination de déchets particuliers. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de "souvenir" : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Plusieurs enjeux de taille se présentent aujourd’hui aux Canadiens. Avec un patrimoine naturel unique au monde, le pays a longtemps vécu comme si les ressources naturelles étaient inépuisables. Force est de constater que le gigantisme ne protège pas du danger et que des mesures draconiennes s’imposent même aux mieux lotis en matière d’environnement. Les forêts souffrent d’une exploitation intensive en Colombie-Britannique notamment, certaines régions d’Alberta sont meurtries durablement par les exploitations minières et pétrolières qui désertifient durablement tout l’espace autour d’elles avec des risques de pollution à long terme notamment des nappes phréatiques, le changement climatique et la fonte de la banquise modifient en profondeur les écosystèmes du Grand-Nord mais aussi les équilibres géo-politiques. Les aménagements hydroélectriques avec leurs énormes barrages et centrales, même s’il s’agit d’ouvrages d’art remarquables et s’ils produisent moins de GES, ont eux aussi un impact irrémédiable sur l’environnement.

L’ouverture à l’année du Passage du Nord-Ouest du fait de la fonte de la banquise attise les appétits que ce soit en matière de pêche ou d’exploitation du sous-sol du plateau continental. Avec comme corollaires, les risques de pollution, la militarisation de la région et le développement du tourisme et ses conséquences sur les Inuits devant profiter des retombées et pas seulement des inconvénients, l’acculturation des autochtones étant galopante.

Coupés de leur mode de vie traditionnel  les Inuits deviennent dépendants de l’aide sociale. Télévision, sédentarisation, alcoolisme ou drogue, l’abandon de la chasse traditionnelle et l’adoption du mode alimentaire du sud ajoutent aux difficultés. On essaye de compenser avec la mise en place de coopératives, le contrôle de la vente des œuvres d’art, l’organisation du commerce de la fourrure ayant été longtemps régenté par la compagnie de la baie d’Hudson.

Les Autochtones ont un accès prioritaire à la pêche, à des fins alimentaires, sociales et rituelles. Ils utilisent encore les moyens traditionnels comme les lances pour capturer le saumon en montaison ou des fascines et de nasses pour l’intercepter dans les rivières.

On pourrait aussi parler de la chasse au phoque ou à la baleine…

Précurseur, le Canada a donné naissance aux premiers mouvements écologistes d’importance dans les années 1970 et a lancé le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone (1987)

Le Canada s’est doté du premier plan « vert » (1990) et a conclu un accord sur les pluies acides avec les E-U (1991). La création de plusieurs parcs nationaux a permis de protéger de grands espaces. Le Canada a aussi usé de toute son influence pour mobiliser les pays du Groupe des 7 lors du deuxième sommet de la Terre à Rio  en 1992. Il fut le premier pays du G7 à signer la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Longtemps chef de file dans les négociations internationales, le Canada fait aujourd’hui figure de cancre.  La nature de son économie et les modes de vie (c’est l’un des plus gros consommateurs d’énergie au monde) nécessitent des actions durables et à grande échelle. La complexité de son fédéralisme rend difficile la mise en place d’une politique nationale. Les provinces ont juridiction sur les ressources naturelles  et gèrent leur approvisionnement en énergie. Brian Mulroney a été sans doute le Premier ministre (conservateur) élu le plus vert de l’histoire du Canada en avril 2006.

Réduction de la pollution de l’air, traitement des eaux, prévention des pollutions et protection des espaces fragiles, encadrement de la pêche, sont au programme du ministère nommé "Environnement Canada". Il a en outre en charge la protection des 12 millions d’hectares demeurés sauvages. Malgré un investissement massif dans la recherche scientifique, les énergies renouvelables et la lutte contre les gaz à effets de serre (GES) en particulier dans l’Alberta, la partie n’est pas gagnée !

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