Nos coups de cœur dans le nord-ouest américain

13/12/2014

GRAND TETON NATIONAL PARK et JACKSON (Wyoming)

Les conflits et controverses jalonnant la lente création de Grand Teton National Park à partir des années 1920 avant son ouverture officielle en 1950 juste au nord de Jackson, mettant au prise les écologistes de l’époque et les "libéraux"  pourraient faire l’objet d’un livre ou d’un film.

Suivant l’exemple de John Colter, tous les grands noms de l’exploration du nord-ouest américain sont passés dans la vallée alias le Hole (le trou désignant dans ces régions, une haute vallée glaciaire encaissée dans les montagnes), la plupart étaient des mountainmen, trappeurs ou des marchands comme Jim Bridger, Jedediah Smith ou William Sublette négociant les fourrures avec les Indiens lors des "rendez-vous", et avec lesquels ils s’alliaient contre d’autres, une époque archi romanesque et dangereuse comme l’illustre la bataille de Pierre’s Hole, à l’ouest des Tetons côté Idaho à l’ouest de Jackson, mais déterminante dans l’édification de la mythologie de l’ouest.

Toute la vallée était au centre du commerce des fourrures dans les années 1800-1830. Elle servit d’ailleurs de décor à "La Captive aux Yeux Clairs" qui racontait cette histoire. C’est sans doute lors de l’une de ces kermesses un peu trop arrosées que les trappeurs à l’imagination fertile et majoritairement de langue française allaient baptiser ces sommets tout pointus. L’un de ces hommes légendaires, David Jackson, passa ici son premier hiver en 1829 donnant son nom au lac, à la vallée et à la ville fondée en 1894.

Jackson, à l’origine modeste centre d’approvisionnement des ranchs alentour est devenue au 20e siècle la Mecque du tourisme, où pullulent boutiques et galeries, bars et restaurants, festivals et évènements variés, comme un Megève à la mode western. De nombreuses stars du grand écran ou de la politique y ont leur refuge comme Harrison Ford ou Dick Cheyney. Le décor reste assez soigné et préservé avec trottoirs en bois et frontons à la mode western dont certains sont d’époque. De mai à septembre, vous assisterez au règlement de compte quotidien en été à Town Square aux arches construites en bois de cerf, ferez un tour en diligence et prendrez un pot au Cow-boy Bar adjacent, assis sur une selle en écoutant de la country.

On recommande aux lève-tôt un survol du Hole en ballon, un moment inoubliable mais on peut simplement se laisser tenter par le fort bien fait Jackson Hole Historical Society & Museum, le petit musée local. Si vous préférez un peu d’action, survol en ballon pour les lève-tôt, rafting sur la Snake River ou balade à cheval dans un ranch sont nos suggestions du jour ! Les hébergements à Jackson ne sont pas toujours bon marché, la ville, desservie par l’aéroport de Jackson Hole juste au nord, profitant à plein de sa position stratégique à proximité de Grand Teton mais aussi du Yellowstone.

Pour rejoindre le parc, on peut choisir le chemin le plus rustique et retraverser la Snake, par Wilson pour prendre, via la station de ski de Teton Village (téléphérique montant à 3185 mètres), la piste menant à Moose puis Jackson.

Si vous choisissez la route principale plus roulante, vous longerez, dominé par l’intéressant National Museum of Wildlife Art se confondant avec la roche, l’immense Elk National Refuge protégeant en hiver plus de 10000 wapitis. A peine sorti de Jackson, l’intersection pour rejoindre le parc arrive très vite à hauteur de Gros Ventre Junction après l’aéroport. Un petit crochet dans l’est du Hole par Kelly pour contourner Blacktail Butte et retrouver Antelope Flats Road vous permettra de prendre l’une de vos plus belles photos.

Conduisez doucement : les bisons en liberté se prélassant habituellement près de vénérables granges, forment un beau premier plan avec au fond les Tétons. Mais avant cela, ne manquez pas en contrebas d’un virage de la route menant au Goosewing Ranch et un peu enfouies dans la végétation, les ruines très évocatrices du ranch de "L’Homme des Vallées Perdues", western mythique des années cinquante. Son "méchant" génialement interprété par Jack Palance inspira à Morris son Phil Defer dans un "Lucky Luke" d’anthologie.

A Moose, juste au sud de l’historique Menors Ferry, on peut visiter la cabane et le magasin de Bill Menor qui construisit le ferry en 1894 et qui opéra jusqu’en 1926. La route est un superbe panoramique sur la chaîne des Tetons avec les méandres de la Snake au premier plan qui ont formé de belles terrasses. Cette formidable barrière rocheuse étirée sur une soixantaine de kilomètres du nord au sud culmine à 4197 mètres.

Ses pics tachetés de blanc par les glaciers en récession – mais pour combien  de temps encore ?! -,  dont huit dépassent 3650 mètres, se dressent fièrement sur la haute vallée tout en continuant à s’élever par le jeu des forces tectoniques. Car si le roc est âgé de deux milliards et demi d’années, les Tetons sont eux des petits jeunes de 5 à 10 millions seulement. Il est rare de pouvoir contempler quasiment 2000 mètres de dénivelé d’un seul tenant de manière aussi directe.

Traversé par les profonds méandres surmontés des terrasses étagées de la Snake River, le Hole est occupé par sept lacs morainiques, composant un cadre assez exceptionnel de nature à l’état brut avec le majestueux Jackson Lake où viennent boire les élans (on les voit assez souvent le soir de la terrasse du très beau Jackson Lake Lodge) avec en arrière plan la silhouette caractéristique du Mont Moran (3842m).

Particulièrement bucolique, le Jenny Lake plus au sud offre une collection de vues magnifiques. Il y a abondance d’animaux sauvages comme le wapiti, l’élan, l’antilope, le cerf et le bison. Les ours fréquentent les secteurs forestiers mais pas que… Alors, faites attention ! Il y a aussi des grizzlys dans le nord limitrophe du Yellowstone. On y dénombre aussi plus de 300 espèces d’oiseaux dont les plus spectaculaires sont l’aigle chauve à tête blanche, l’emblème américain, et le faucon pèlerin.

Il existe de nombreuses possibilités de randonnées pédestres ou nautiques avec du float trip sur la Snake et vous pouvez aussi vous la jouer trappeur perdu dans le "wilderness" en louant un canoë plutôt que d’adopter les excursions en vedette malheureusement accompagnées de commentaires envahissant.

MONT SHASTA, Californie

Perdu dans l’intérieur des terres, non loin de la frontière de l’Oregon, la masse énorme du Mont Shasta est l’un des joyaux étincelants de la chaîne des Cascades. Son sommet couronné de glace culmine à 4322 mètres. Il est visible au moins 160 km à la ronde. L’ancien Mont Sisson, son nom jusqu’en 1922, est un volcan toujours en activité malgré son silence qui dure depuis plus de 200 ans. Considéré par les Indiens comme un lieu habité par les esprits, il conserve une dimension sacrée.

D’ailleurs, ses supposées vibrations énergétiques attirent depuis longtemps les amateurs de sensations, les branchés du chamanisme et autres adeptes du New Age en grand nombre. Que vous vouliez simplement parcourir ses sentiers tracés sur ses belles pentes ou grimper au sommet, il faut demander un permis au bureau des Rangers locaux.

Il ne faut pas confondre le volcan même avec Shasta, le village plus au sud dont les bâtiments en brique à moitié en ruines rappellent son passé de ville champignon née d’une ruée vers l’or. Le tribunal devenu un musée raconte son histoire tout comme les cellules et la potence qui fonctionnait quasiment tous les jours… Le Mont Shasta se découvrira lors d’une étape allant de Lava Beds National Monument à Lassen Volcanic National Park, deux autres bijoux méconnus et bien hors des sentiers battus, bref tout ce qu’on aime.

GLACIER NATIONAL PARK, Montana

Soixante glaciers, des montagnes, des lacs et cascades, une flore et une faune richissimes dont le mountain goat, la chèvre des montagnes, est l’emblème, bref un décor typique des Rocheuses, ancien territoire des farouches Blackfeet qui habient toujours à sa périphérie. La Going to The Sun Road est une route spectaculaire traversant le parc d’est en ouest en allant vers le soleil, parcourue par des bus rétro au rouge éclatant utilisés pour des excursions. Elle est souvent fermée dès la mi-septembre jusqu’en mai ou juin, et interdite aux motorhomes d’une certaine taille.

Il compose le Parc de la Paix avec son voisin canadien de Waterton Lakes. On est donc au cœur des Grandes Rocheuses. Il se combine à merveille avec Yellowstone National Park en suivant le Continental Divide, la ligne de partage des eaux, riche en vestiges historiques de l’ouest d’autrefois dont la piste suivie par les Nez-Percés en 1877 n’est pas la moindre. On peut décider de dormir dans les beaux lodges historiques du parc, par exemple celui de Many Glacier au site incomparable à l’est, ou à l’ouest au Mac Donald Lake Lodge. On peut aussi se loger dans les petites localités des environs, notamment Kalispell ou Whitefish proches de sa sortie ouest.

LA ROUTE  DU BEARTOOTH PASS, Montana

Ouverte en 1936, la route du Beartooth Pass est l’une des plus spectaculaires routes de montagne des Etats-Unis au nord-est du Yellowstone National Park, ce qui en fait sa plus belle route d’accès, encore faut-il arriver par le Montana. En venant du charmant village western de Red Lodge, très vite les lacets en épingle à cheveux vous élèvent au dessus des forêts de résineux pour parvenir à l’altitude de la toundra au milieu des plaques de neige éternelle. On aperçoit les sommets de l’Absaroka Range dont le Granite Peak, le plus haut sommet du Montana.

Le passage du col peut être délicat selon la météo et il vaut mieux se renseigner avant d’en entreprendre l’ascension. Vers le sommet, le vent a torturé les rares arbres, réduits souvent à des moignons aux formes surréalistes avec leurs branches figées à l’horizontale dans le sens du vent. Dans la descente, de jolis lacs perchés font d’excellents sites de pique-nique en retrouvant les forêts mais faites attention aux ours... Au pied du col, côté sud, suivre la 296 en direction du sud-est surnommée la Chief Joseph Scenic Highway en l’honneur du chef des Nez-Percés qui, suivant cette même route, avaient fui leur réserve de l’Idaho en pure perte en 1877 lors de leur tentative pour rejoindre Sitting Bull au Canada, un exploit incroyable qui fit l’admiration de l’armée US. Fermée en hiver, elle n’est accessible qu’en motoneige ou en ski de randonnée. On peut aussi la parcourir en venant de Cody perdue dans le haut désert planté d’armoise.

PORTLAND, Oregon

Arrosée par la Willamette, 10 miles au sud de sa confluence avec la Columbia et adossée au superbe Mont Hood à l’est (3427 m), Portland, la première ville d’Oregon, est restée, malgré sa taille, une ville à taille humaine et à la décontraction bien accueillante. Port pratique à 100 km du Pacifique inauguré par les émigrants ralliant l’Oregon par le Cap Horn, dont l’histoire est racontée au Oregon Maritime Museum sur le Waterfront, on y trouve aussi un important quartier chinois hérité de l’époque.

On s’y promène volontiers à vélo ou à pied. C’est le meilleur moyen pour explorer le centre à l’architecture dominée par le style Beaux Arts avec ses multiples micro brasseries, cafés, librairies, comme la réputée Powell's City of Books dans le Pearl District, un ancien quartier industriel qui a acquis ses lettres de noblesse avec nombre de galeries, restaurants et boutiques. Gus Van Sant, originaire de la ville, y a tourné plusieurs scènes de "Drugstore Cow-Boy" ou de "My Own Private Idaho". Sympathique aussi, la collection de vieux cinémas rétro comme le Bagdad Theatre au cœur du Hawthorne District entre 34th et 45th Streets, le grand quartier culturel de la rive droite de la Willamette.

Plus au sud, les enfants aimeront OMSI, l’Oregon Museum of Science and Industry sur la rive droite lui aussi. Appréciez l’enfilade de ponts jusqu’à l’antique Steel Bridge pour une vue spectaculaire sur le centre ville. A hauteur du Burnside Bridge, le Saturday Market, site du centre originel de la ville, est très animé. Plusieurs rues du quartier, plein de bâtiments en briques et en fonte, sont encore pavées du ballast des navires accostant au 19e siècle. Au coin de First et Ankeny Streets, la Skidmore Fountain, l’un des emblèmes de la cité.

D’ailleurs de nombreuses fontaines, statues et œuvres d’art décorent le centre-ville comme l’illustre aussi l’énorme Portlandia brandissant son trident au dessus de l’entrée du Portland building. Un peu à l’ouest, le Portland Art Museum expose ses collections d’art indien dont un fonds remarquable de masques et objets rituels. Le secteur ouest sur les pentes des West Hills est occupé par Forest Park, le plus grand espace vert de la ville.

Des pelouses de la belle Pittock Mansion, construite en 1914 dans le style Renaissance Revival, on a une vue époustouflante sur la ville. Au sud Washington Park est le site de plusieurs attractions. L’International Rose Test Garden y regroupe 590 variétés de rosiers dont les rarissimes Savoy Hotel ou Climbing Ophelia. Pour mesurer toute la splendeur du jardin qui vaut à Portland son surnom de Cité des roses, il faut privilégier les périodes de floraison d’avril à octobre et juin quand a lieu le Festival des roses.

Si vous aimez le basket, sachez que l’équipe de NBA locale, les Trail Blazers où joue actuellement l’international français Nicolas Batum, est la propriété de Paul Allen, dont on vous parle à Seattle.

Aux environs

La balade en jetboat de 2 heures jusqu’aux Willamette Falls ou la montée de la majestueuse pyramide du Mont Hood où Stanley Kubrick tourna les extérieurs de "Shining" au Timberline Lodge. Et bien sûr, les nombreux itinéraires de dégustations dans les vignobles alentours où l’on travaille un excellent pinot noir. On peut même en visiter à cheval !

CRATER LAKE NATIONAL PARK, Oregon

L’Oregon n’a qu’un seul parc national mais c’est l’un des plus fantastiques de tout le pays. Le Crater Lake est extraordinaire est d'une majesté incroyable. Un lac de près de 600 mètres de profondeur comble un cratè4109re formé par l’effondrement d’un volcan sur lui-même il y a plus de 6000 ans. Rempli par les pluies et la fonte des neiges, il est surplombé par des falaises de lave multicolores hautes de 100 à 600 mètres. Une route circulaire offre toute une série de panoramas sompteux sur le lac et les montagnes environnantes passant dans un décor de cônes volcaniques, d’aiguilles de pierre ponce, de colonnes de basalte, notamment dans la Pinnacle Valley. Il est ouvert toute l’année, mais l’entrée nord et la route du lac sont en général fermées de la mi-octobre au mois de juin. Le seul hébergement du parc est le Crater Lake Lodge qui date de 1915 et dont certaines chambres offrent des vues imprenables. De début juillet à la mi-septembre, des balades en bateau de deux heures permettent d’approcher Wizard Island et Phantom Ship, les deux îles emblématiques du lac.

MONT RAINIER NATIONAL PARK, Washington

Arrière plan fétiche de tous les avions sortis chez Boeing, le Mont Rainier est le plus majestueux volcan des Cascades à environ de 90 minutes de Seattle d’où on peut le voir par beau temps, notamment quand on monte à la Space Needle. Les caprices de la météo souvent brumeuse et humide du nord-ouest Pacifique est d’ailleurs l’inconvénient majeur d’une planification de sa visite, le brouillard pouvant s’accrocher à ses pentes des jours entiers…

Quitte à y aller, entre ses différents accès routiers, la route 410 qui le contourne par le Nord permet d’en faire le tour en traversant plusieurs zones naturelles. Une fois à Sunrise à 1950 mètres d’altitude, il existe une multitude de randos pédestres plus ou moins montagnardes. Mais on peut se contenter des panoramas sur la silhouette caractéristique du monstre dont les glaces immaculées culminent à 4392 mètres. Une série de sites comme les arbres de la Grove of Patriarchs et les Cougar Falls, mène via une enfilade de lacs jusqu’à Paradise, le centre névralgique du parc, au pied des glaciers Paradise et Nisqually.

Le secteur offre lui aussi de multiples sentiers de randonnée pour aller observer la nature qui s’en donne à cœur joie avec forêts, lacs, torrents et cascades à foison. Prenez un pot au Paradise Inn, la grande dame de l’hôtellerie du parc, construit en 1917 et décoré par un charpentier allemand qui devait avoir le mal du pays. Le vieux piano et la grande horloge ont beaucoup de gueule au milieu du décor ambiant !

On redescend vers Longmire, entrée principale du parc au sud-ouest dont le village est classé pour son illustration de l’architecture rustique des années 1920-1930 qui se devait de s’inscrire parfaitement dans l’environnement naturel en utilisant les matériaux bruts tels que rondins et rochers. 

MONT SAINT HELENS NATIONAL VOLCANIC MONUMENT, Washington

Si la chaîne des Cascades qui descend de la frontière canadienne jusqu’en Californie a l’air très paisible, le Mont Saint Helens y est devenu un véritable laboratoire de plein air pour tous les vulcanologues depuis sa dernière éruption dévastatrice, le 18 mai 1980.

Ebranlée par un tremblement de terre atteignant 5,1 sur l’échelle de Richter, la face nord de la montagne explosa créant une colossale avalanche de pierraille soufflant sur son passage 370 km² carrés de forêts à une vitesse proche de 1000 km/h alors qu’une colonne de poussières s’élevait sur des dizaine de kilomètres plongeant la région dans le nuit et couvrant de cendre sur une bonne partie du nord-ouest.

L’éruption dura 9 heures et le paysage s’en trouva profondément bouleversé, donnant une petite idée de la formation de la Terre elle-même, ce qui lui valut son classement comme National Volcanic Monument en 1982. La montagne elle-même perdit 400 mètres d’altitude pour culminer aujourd’hui à 2449 mètres seulement...

C’est au Johnson Ridge Observatory au terminus de la State Highway 504, 52 miles à l’est de Castle Rock que l’on a la meilleure vue. C’est là que l’on se trouve au plus près du cratère éventré, cinq miles au sud. Mais renseignez-vous au Visitor Center de Silver Lake, 5 miles à l’est de Castle Rock avant d’aller plus loin car depuis l’automne 2004, un dôme de lave s’est tout doucement formé dans la cuvette du cratère, un peu comme du dentifrice débordant petit à petit d’un tube qui fait du volcan le seul en activité aux Etats-Unis continentaux actuellement.

La vue sur les pentes  jonchées d’arbres couchés comme des allumettes à perte de vue et la promenade jusqu’au bord du Coldwater Lake, un incroyable cimetière d’arbres est très impressionnante. La route est longue mais vaut largement le détour sachant que les hébergements sont limités en dehors de quelques motels autour de Castle Rock et plusieurs campings. Le Mont Saint Helens peut se voir facilement sur le chemin entre Portland et Seattle.

Si l’on dispose de plus de temps, on peut envisager de faire le tour par l’est. On est récompensé par des panoramas aussi spectaculaires, de meilleures possibilités de balades à pied et bien sûr moins de monde. La route menant à Windy Ridge Viewpoint traverse sur plusieurs miles une zone jonchée d’arbres couchés par l’éruption et où émergent lentement de nouvelles pousses. Montez le long escalier au dessus du parking pour une meilleure vue.

En contrebas, Spirit Lake, autrefois l’un des sites de camping les plus populaires des Cascades, est resté figé depuis et on est pas étonné qu’il ait servi de cadre post apocalyptique à l’adaptation cinématographique de "La Route" tiré du roman assez glaçant de Cormac McCarthy. On peut le rejoindre par un sentier long d’un mile mais au dénivelé de 200 mètres environ.

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