Les parcs naturels

22/12/2014

Partout dans l’Ouest américain, des spectacles fabuleux vous attendent. L’histoire et la géographie se télescopent pour le plus grand bonheur du voyageur. Quantités de sites un peu, beaucoup ou pas du tout connus vous attendent. En voici une toute petite poignée.

Rocky Mountain National Park, Colorado

Allant des forêts de résineux variés aux neiges éternelles, éclairé de lacs et de cascades et habité par une faune très variée, le décor est naturellement grandiose. C’est d’abord et avant tout une formidable collection de sommets avec lacs, cascades et neiges éternelles à volonté s’étageant de 2400 à 4400 mètres, où vous rencontrerez marmottes, mouflons et cervidés à foison. Si l’on arrive via Empire et les villes de la ruée vers l’or du Colorado comme Georgetown, la pente escaladant le Berthoud Pass (3448 mètres) est bien raide au-dessus d’Empire en menant à Winter Park, la station de ski la plus proche de Denver.

A Granby, on rejoint le Colorado qui prend sa source un peu plus haut et après avoir contourné Grand Lake et le village homonyme,  on rentre dans Rocky Mountain National Park protégeant la région depuis 1915 et réserve de la Biosphère depuis 1976 avec 60 sommets frisant les 3900 mètres et plus. La Trail Ridge Road, extrêmement spectaculaire, traverse le parc de part en part sur une soixantaine de kilomètres entre Grand Lake et Estes Park. Elle survole littéralement les montagnes en culminant à 3713 mètres ce qui en fait la plus haute route macadamisée du pays.

Construite à l’époque des grands travaux du New Deal, elle est aujourd’hui très fréquentée l’été (elle est fermée en général d’octobre à juin même si le parc est ouvert toute l’année) et on y roule bien sûr pas très vite. A cette altitude, on évolue dans un paysage de toundra étonnant rarement accessible en voiture particulière à cette altitude et vous passerez le Continental Divide, la ligne de partage des eaux en croisant wapitis et marmottes.  Ce parc, très facile d’accès à proximité de Denver, est aussi très fréquenté. Il n’y a pas d’hébergement dans le parc.

Le mieux est de dormir à l’une de ses entrées, Estes Park à l’est où se trouve le célèbre Hotel Stanley qui inspira à Stephen King qui y passa 5 mois, son fameux "Shining", ou Granby ou Grand Lake à l’ouest, pour y être à pied d’œuvre de bonne heure… Sinon on peut aussi le visiter en aller retour depuis Denver ou par un crochet en route pour Cheyenne au Wyoming.

Black Canyon of the Gunnison National Park, Colorado

Le parc protège depuis 1933 les 12 miles les plus spectaculaires (sur un total de 53) du Canyon Noir creusé par la Gunnison River fonçant vers sa confluence avec le Colorado à Grand Junction. Il est exceptionnel par sa profondeur (800 mètres), son étroitesse (parfois 12 mètres seulement), sa verticalité et ses couleurs qui en font un lieu, sauvage et isolé, radicalement différent de tout ce que l’on peut voir sur le plateau du Colorado où le rouge est largement dominant.

Son nom lui vient des ombres gigantesques portées par les parois colorées de schiste et de gneiss dont certaines ne voient jamais la lumière. La route sud est la plus facile d’accès de Montrose ou de Gunnison où se trouvent les hébergements les plus proches. Si en amont, la rivière a été domptée par trois barrages formant autant de lacs, composant la Curecanti National Recreation Area propice au naurisme et à la pêche, en revanche, dans son canyon elle demeure l'une des rares rivières sauvages du pays.

De nombreuses variétés d'animaux de l'écureuil à l’ours noir, du coyote au porc-épic, s’y prélassent et aigles, vautours, faucons pèlerins ou à queue rouge profitent du dénivelé et des courants ascendants. On a signalé parfois des lynx et des cougars et la nuit, des coyotes se font entendre. Si les Utes parcouraient les abords de la gorge depuis longtemps, les premiers blancs à voir le grand gouffre sont ceux de l'expédition Hayden de 1873-74. Il est amusant de noter que la troupe conduite par le Capitaine John W. Gunnison, qui a donné son nom à la rivière, laissa les gorges de côté en cherchant à franchir la rivière en 1854.

Il y a trois routes pour apprécier la grandeur du canyon : la South Rim Drive relie en 7 miles Tomichi Point à High Point, avec 10 belvédères entre les deux, accessibles à pied en quelques instants pour la plupart. Le  visitor center se trouve à Gunnison Point. En hiver, la route est fermée au delà de Gunnison Point. La North Rim Drive est plus difficilement accessible après un grand crochet par Delta ; elle n’est pas macadamisée mais offre des vues encore plus spectaculaires, notamment Narrow Views mais elle est fermée l’hiver.

Enfin, pour ceux qui voudraient "toucher" la rivière au plus près, il leur faudra prendre la très pentue East Portal Road qui ménage de belles épingles à cheveux et est elle aussi fermée en hiver. De nombreux sentiers de randonnée attendent les marcheurs mais attention aux dénivelés car il faut remonter… Pour les plus sportifs, plusieurs "outfitters" locaux proposent kayak, escalade, rando à cheval (côté nord seulement), pêche etc. 

Carlsbad Caverns National Park, Nouveau Mexique

Creusées dans le récif autrefois sous-marin du Capitan Reef incrusté d’algues et d’éponges et dont subsistent aujourd’hui les Guadalupe Mountains côté texan, les Carlsbad Caverns, perdues dans le désert de Chihuahua 160 miles au nord d’El Paso, sont parmi les plus belles et les plus grandes des Etats-Unis.

L’ensemble est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Même si, parc national oblige, les sentiers sont bien aménagés, on préfèrera l’entrée naturelle agrémentée de milliers de chauve-souris à l’envol spectaculaire grâce auxquelles les grottes furent découvertes car on en exploitait leur guano…!

Parmi plus de cent salles et pièces décorées de formes superbes (stalactites, stalagmites, parachutes, éventails, draperies, champignons etc.) et dont la fraîcheur contraste avec la chaleur du désert, admirez la plus spectaculaire, la Big Room  qui pourrait contenir au moins six terrains de foot…

Une vingtaine de miles au nord du parc national, la petite localité de Carlsbad doit son nom à son homonyme de Bohême à cause de sources chaudes aux environs. Elle concentre les hébergements les plus proches des grottes. Les ruelles de cette petite oasis remontant à la fin du 19e siècle possèdent nombre de maisons victoriennes et enserrent un tribunal construit dans le style pueblo collant avec l’ambiance générale.

Le plus Comptoir des Voyages

La découverte de ces parcs hors des sentiers battus.

Nous on adore

Les randos à la journée avec pique-nique dans les parcs et le (possible) face-face avec un moose (orignal américain). Du vécu.

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