Nos petits secrets dans le centre d'Oman

22/09/2014

LE WADI BANI KHALID

L’une des plus belles oasis d’Oman est baignée par le wadi Bani Khalid. Son lit a creusé des piscines naturelles. Rendez-vous familial des Mascatais, aménagé pour les baigneurs, le site n’en est pas moins enchanteur… Les eaux turquoise s’étalent dans les vasques bordées de palmiers, quand tout autour règne un minéral désert de sable. Canyon et grottes marque le paysage en aval jusqu’à une étonnante cavité, à laquelle on accède par un couloir très étroit (si possible accompagné d’un guide).

LE DJEBEL SHAMS

La montagne du Soleil est le point culminant du Moyen-Orient, avec ses 3010 mètres d’altitude. Escarpé sans être inaccessible, le sommet se gagne en quelques heures d’une belle randonnée (7h  aller/retour). La route est ponctuée de panoramas impressionnants sur le massif et de rencontres émouvantes dont le village abandonné de Ghul ou le village des tisserands de Nakhar. L’alternance du paysage policé par les cultures en terrasse et la sauvagerie des reliefs percés de canyons donne à ces quelques heures d’ascension une variété particulière. L’éminence s’ouvre sur un canyon, curiosité géologique née des mouvements terrestres et de l’érosion.

LE VILLAGE DE BILAT SAYT

Tirant profit de la ressource en eau du wadi Bani Awf, les habitants de la région ont développé de vastes cultures en terrasses, irriguées par les falajs, complexe système de canaux qu’on ouvre et ferme à l’aide de pierres et de textiles. La mosaïque des champs interrompue par les palmeraies et les flancs abrupts des montagnes de l’Hajar s’étale aux pieds du village de Bilat Sayt. Ses maisons rectangulaires aux façades ocre et blanches dominent la vallée, offrant au regard un parfait exemple d’architecture vernaculaire.

LE FORT DE BAHLA

Héritage de la puissance tribu des Banu Nabhan (XIIe s.- XVe s.), le fort de Bahla compte parmi les monuments les plus symboliques du pays. Sur un soubassement en pierre, murailles et tours de brique crue forment un ensemble particulièrement élégant en dépit de sa vocation militaire. La place fortifiée oasienne contient une mosquée dont le mihrab est finement sculpté, des tours rondes et des habitations vernaculaires traditionnelles appelées harats. Tous les bâtiments auraient été conçus et ordonnés pour bénéficier de l’alimentation en eau par les falajs, ce qui rend d’autant plus précieux ce témoignage architectural du Moyen-Âge islamique. Le fort de Bahla à ce titre a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. 

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