Le désert de Rub Al Khali

28/09/2014

Intégrée à la “ terre de l’encens ” inscrite sur la liste du patrimoine de l’Humanité par l’Unesco, le Nord du Dhofar est demeuré tel qu’il était au néolithique. Seules les forêts d’encens, cultivées et entretenues depuis des millénaires inscrivent la présence de l’homme dans les montagnes d’Al-Qara.

Les vallons creusés par les wadi de Dakwah, Andoor et Hogar abritent des forêts de Boswellia sacra, arbre à encens millénaire et pourvoyeur du plus fin des “ or blancs ” : le hujari. La plus célèbre d’entre elles étant la forêt du wadi Dakwah, implantée dans un cadre naturel intact.

Tout autour des rivières, arrimées sur les pentes, les acacias épines-du-Christ donnent aux paysages un aspect biblique noyé pendant la saison des pluies sous une verdure exubérante.

Naturellement, la présence de l’homme se manifeste partout mais avec une remarquable discrétion : anciennes routes commerciales tracées en dépit des reliefs, tombeaux de saints préislamiques, ruines des cités de l’oasis de Shisr qui serait peut-être la célèbre Ubar ou Atlantis des sables.

C’est ici, une fois les reliefs du djebel Al-Qara franchis, que débute le vaste désert de Rub Al-Khali ou “grand vide ”. Dunes de sables et rochers acérés s’étendent à perte de vue entre le sultanat d’Oman, le Yémen et l’Arabie Saoudite.

Quiconque est confronté à cette immensité sans vie apparente ne peut que succomber à l’appel du désert. Seuls recueils de la vie humaine : Al-Hashman ou Thumrait sont les oasis modernes des Bédouins sédentarisés.

Le plus Comptoir des Voyages

Une halte dans la forêt de Frankinscence, les fameux arbres à encens !  

Nous on adore

La variété des paysages, quitter la mer, traverser la montagne pour arriver dans le désert. 

Retour haut