Géographie et environnement

12/09/2014

GÉOGRAPHIE

Le Sultanat d’Oman est situé sur la frange littorale de la péninsule Arabique. Il possède 1 700 km de côtes sur la mer d’Arabie (appelée également mer d’Oman). À l’Ouest et au Nord, il est frontalier des Émirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite et du Yémen, au Sud-Ouest.

Bien que desservi par l’omniprésence du désert (80 % du territoire), Oman se montre moins stérile que ses voisins. Les chaînes montagneuses au nord et au sud-est qui s’adossent au littoral, font en effet barrage aux précipitations et donnent à Oman ses rares mais prolifiques terres agricoles (3 % du territoire). La péninsule de Musandam située à l’entrée du détroit d’Ormuz appartient au sultanat d’Oman dont elle séparée par les Émirats Arabes Unis. 

FAUNE

Les espèces du désert sont largement représentées : gerboises, petits mulots, lièvres et fennecs, varans et cobras du désert, vipères à corne… Dans les montagnes du Dhofar, de rares spécimens de gazelle, de thar et de léopard d’Arabie survivent. Pays des oiseaux (436 espèces recensées), Oman accueille des espèces phares comme les flamands roses, les cormorans, les ibis, etc. Les oiseaux venus d’Europe ou d’Asie font halte au Nord, tandis que le Sud est investi par les oiseaux venus d’Afrique. Les eaux de la mer d’Arabie bien que très fréquentées par la marine marchande accueillent encore une grande population de dauphins, quelques baleines, plusieurs espèces de tortues et des récifs coralliens. Domestiqué, le dromadaire est toujours la monture des bédouins bien que les caravanes de 4x4 lui aient le plus souvent volé la vedette.

FLORE

C’est dans le Dhofar, bénéficiant des pluies de mousson de juillet à septembre que la flore est la plus dense. Exemplaires d’une végétation tropicale, les palmiers dattiers, cocotiers, arbre à encens et arbres à myrrhe… Dans le djebel Akhdar ou le plateau de Sayq, les précipitations permettent aux arbres et arbustes fruitiers, rosiers,acacias, jujubiers, oliviers ou ficus de prospérer. Sur le littoral mascatais, à Quriyat et Yitti, les mangroves (Qurm) constituent des viviers pour les espèces marines. La flore du désert, plus éphémère, est également riche. Les plantes dites “ à pluie ” s’épanouissent à la première bruine tandis que les plantes grasses et épineuses demeurent vivaces toute l’année. 

ENVIRONNEMENT

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à Oman. 
– Éviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. 
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. 
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. 
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de “ souvenir ” : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.
Oman se distingue de nombreux autres pays, et pas seulement dans sa sphère régionale, par sa politique environnementale. Il a été précurseur en créant en 1979 le Conseil de Conservation de l’Environnement devenu depuis le ministère des Municipalités régionales, de l’Environnement et des Ressources en eau. L’écologie est de fait présente dans les projets de développement économique et notamment dans le soutien aux industriels vertueux soumis aux normes internationales. La faune et la flore locales bénéficient d’aires de protections et certaines espèces ont été réintroduites, comme l’oryx blanc.

Culture des mangroves, vitalisation des forêts, interdiction de la chasse, braconnage sévèrement sanctionné, créations de réserves et d’espaces protégés, lutte contre les déversements pétroliers, etc. autant d’initiatives qui portent leurs fruits. L’équipement du pays en usines de désalinisation de l’eau de mer a permis d’alimenter les villes et villages en eau potable sans épuiser les stocks d’eau de source. D’autres projets ambitieux sont en cours, en partenariat avec les institutions internationales dont un programme national pour lutter contre la désertification.

Retour haut