Les volcans du parc de Tongariro

13/10/2015

Pas moins de trois volcans actifs dans le parc national de Tongariro modèlent un espace étrange, souverain, impressionnant. Le plus ancien des parcs de la Nouvelle-Zélande fut le premier à être inscrit sur la liste du patrimoine mondial pour ses paysages culturels. Chacun de ces sommets volcaniques, de ses lacs ou de ses vallées possède une valeur symbolique et historique telles qu’ils devaient à l’évidence bénéficier d’une protection équivalente à celle d’une œuvre d’art ou d’un monument.

Alignés sur une frontière tectonique de 2 500 km de long, les trois volcans majeurs — le Tongariro (1 968 m), le Ngauruhoe (2 290 m) et le Ruapehu (2 796 m) — ont été vénérés depuis les premières implantations indigènes au VIIe s. Le peuple Ngāti Tūwharetoa a pour dieu tutélaire Ngātoroi-i-rangi. C’est lui qui alimente Tongariro. Cette tribu bien avisée livra ses terres à la Couronne en 1887 afin qu’elles deviennent un lieu sacré et donc protégé ! Elles constituèrent à ce titre le quatrième parc national de l’histoire de l’humanité (1894).

Cratères, fosses d’explosions, cônes récents, lacs, laves et dépôts glaciaires retracent l’histoire mouvementée des lieux. Les volcans se manifestent régulièrement et redessinent sans cesse les paysages. Seul le Ruapehu est couronné de neiges éternelles. Sur ses pentes, deux domaines skiables promettent de belles descentes dans ce cadre insolite où glaciers, rocailles, forêts de hêtres et tussack se succèdent. Parmi les multiples randonnées, le Tongariro Crossing est à privilégier. Il donne un échantillon complet des paysages du parc mais il peut se montrer ingrat pour les mollets (19 km, 7 h 30, fort dénivelé) !

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La marche en compagnie d’une princesse maorie sur ces étonnantes terres sacrées.

Nous on adore

La légende des volcans qui veut qu’autrefois tous les dieux étaient amoureux de la déesse Pihanga mais que Taranaki fut le premier à déclarer sa flamme (c’est le cas de le dire puisque les dieux sont des volcans en terre maorie), ce qui rendit furieux Tongariro. Quand le calme revint sur terre, Tongariro se tenait aux côtés de Pihanga, tandis que Taranaki, ivre de douleur, était parti s’éteindre vers le soleil couchant.

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