Géographie et environnement

10/10/2015

GÉOGRAPHIE

À quelque 1 600 km au sud-est de l’Australie, la Nouvelle-Zélande comprend deux îles principales et une myriade de petites îles dont la plus importante est l’île Stewart. Situé sur la jonction des plaques tectoniques du Pacifique et de l’Australie, le pays bénéficie (et peu souffrir) d’une géographie capricieuse mais génératrice de paysages très divers. Son littoral (15 000 km de côtes) se transforme au gré des latitudes (l’écart est conséquent : de 29° à 53°) et des climats, les îles étant orientées Est-Ouest.

L’île du Nord (North Island, Te Ika a Maui) ou “île Fumante” est marquée par le volcanisme : volcans actifs, lacs glaciaires, sources chaudes, lignes de failles en activité.

L’île du Sud (South Island, Te Wai Pounamu) est traversée par les Alpes néo-zélandaises (18 sommets à plus de 3 000 m). L’Est est le domaine des plaines côtières tandis que l’Ouest se distingue par ses fjords et ses glaciers.

FAUNE

La première richesse nationale ne se comptabilise pas dans la City ! La flore et la faune de Nouvelle-Zélande, qui se sont développées à l’écart du monde, constituent un trésor en soi. 90 % des poissons, 80% des plantes vasculaires et 70 % des oiseaux terrestres et d’eau douce sont endémiques. Sur 120 espèces d’oiseaux répertoriées, 70 ne se retrouvent nulle part ailleurs. Le moa et l’aigle de Haast ont certes disparus mais on comptabilise 5 espèces de kiwi (70 000 représentants), des manchots à yeux jaunes, un perroquet-hibou (kakapo) et quelques autres spécimens rares. Les meilleurs sites pour leur observation  sont Stewart Island, Kapiti Island et l’île de Motuara.

Le kiwi, emblème du pays, est toujours sur la liste des espèces menacées même s’il est protégé par une loi d’absolue protection depuis 1921. Pour avoir la chance d’apercevoir son drôle de long bec, mieux vaut se rendre en fin de journée (le kiwi est un oiseau nocturne) dans un parc dédié. Vous croiserez certainement un weka, autre oiseau marcheur, l’intelligent kea, un perroquet des montagnes, ou le bleu pukeko.

Parmi les reptiles, le tuatara est le dernier représentant de la classe des Sphenodontia, revenu des âges lointains des dinosaures.

Tous ont souffert de la voracité des prédateurs importés comme le possum, la belette, les rats, les chiens, etc.

Parmi les mammifères marins, il faut signaler le plus petit dauphin du monde (dauphin Hector), le plus petit manchot, le korora, et la rarissime baleine à bec, le lion de mer de Nouvelle-Zélande et l’otarie à fourrure.

FLORE

80 % de la flore est endémique. Sa diversité exceptionnelle (600 espèces de plantes) fait l’objet de nombreuses protections. Toutefois, la présence d’herbivores importés et les maladies fragilisent les écosystèmes.

Les forêts tropicales humides et tempérées à feuilles caduques qui couvraient les îles se réduisent mais conservent des espèces emblématiques comme les gigantesques kauris, les fougères, emblèmes du pays, mais aussi des hêtres couverts de mousse dans l’île du Sud ou le pohutukawa et ses fleurs rouges à Noël…

Les Maoris, dont la culture est fondée sur l’équilibre écologique et un rapport respectueux à la terre participent bien souvent aux programmes de réhabilitation et de protection, défendant ainsi des traits culturels en lien avec la nature. Si les fougères argentées facilement repérables étaient déposées sur le sol pour permettre aux marcheurs de retrouver leur chemin, les arbres faisaient l’objet d’une véritable vénération, n’étant coupés que dans certaines conditions.

ENVIRONNEMENT

32 % du territoire de la Nouvelle-Zélande bénéficie d’une protection du Department of Conservation. À ce titre, la Nouvelle-Zélande est bien classée parmi les pays membres de l’OCDE.

En revanche, le développement extensif de l’agriculture pose de nouveaux défis : gestion de la ressource en eau dans les zones d’élevage laitier ; dispersion des produits chimiques dans l’environnement et les sols ; augmentation de la production de gaz à effet de serre (plus de la moitié est imputable à l’agriculture). Le pays est cependant l’un des pionniers d’un régime d’échange de droits d’émissions.

Depuis trois décennies, une politique active a été mise en œuvre pour réduire l’impact de l’activité humaine (efficacité énergétique, recyclage et traitements des déchets, gestion de l’eau). Cependant la protection de l’espace naturel (flore et faune endémiques) demeure une gageure. Des actions ciblées visant à réduire les populations de prédateurs et des campagnes de reboisement ont permis de préserver des espèces menacées. En 2009, dans le sanctuaire Karori de Wellington, le reptile tuatara a surgi de nulle part après 200 ans d’absence !

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