Peuples et institutions

04/08/2017

politique

Signé le 5 mai 1998, l’accord de Nouméa entame un processus de décolonisation progressif de la Nouvelle-Calédonie. Celui-ci prévoit notamment l’organisation d’un référendum d’autodétermination en novembre 2018. Les Calédoniens se prononceront à cette occasion sur l’indépendance ou le maintien du territoire au sein de la République française.

La signature de l’accord entame le transfert des compétences de l’État français vers un ensemble d’institutions propres au POM (Pays d’outre-mer) : le gouvernement calédonien (11 membres), investi du pouvoir exécutif ; le Congrès (54 membres), l’assemblée délibérante ; le Sénat coutumiers (16 membres) ; le Conseil économique, social et environnemental ; et enfin les conseils coutumiers. L’État français est représenté par un haut-commissaire de la République et conserve actuellement les pouvoirs régaliens (justice, ordre public, défense, affaires étrangères et monnaie). Ces derniers ne seront pris en charge par la Nouvelle-Calédonie que si elle se prononce en faveur de l’indépendance.

économie

Croissance : 1,7 % en 2015 (source : ISEE)

Taux de chômage : 14,7 % au recensement de 2014 (source : ISEE)

Principaux clients : Chine (29 %), Japon (13,2 %), Corée du Sud (12,2 %), autres (9,8 %), Australie (9,2 %), Taïwan (7,9 %), France (7,2 %), Union européenne (hors France) (6,4 %), États-Unis (2,8 %), Afrique du Sud (2,3 %) (source : direction générale des outre-mer, mai 2017)

La Nouvelle-Calédonie possède 25 % des réserves mondiales de nickel et pèse pour 9 % de la production mondiale. Première industrie du territoire, l’extraction du minerai argenté représente également un secteur à fort potentiel de développement. Au début des années 1970, le nickel contribuait à hauteur de 30 % au PIB du territoire. L’archipel calédonien est extrêmement dépendant de l’exploitation du nickel, elle-même tributaire des caprices du marché mondial. Le secteur a ainsi connu plusieurs crises et quatre grands « booms », le plus récent remontant à 2007.

Le tissu industriel de l’archipel calédonien se compose principale de PMI, notamment dans les secteurs de la construction et de l’agroalimentaire. La majorité des entreprises sont situées à Nouméa ou à proximité. L’agriculture s’organise traditionnellement autour de cultures vivrières en tribus (vanille, café, agrumes, bananes, squash…) et des élevages extensifs sur la côte ouest de la Grande Terre (bœufs, cerfs, volailles). La pêche hauturière tend à se développer, avec notamment des exportations de thon au Japon. L’aquaculture est également vivace avec une production importante de crevettes tropicales qui s’est imposée comme le second pôle d’exportation.

Enfin, avec ses plages paradisiaques et son lagon turquoise, la Nouvelle-Calédonie est une destination appréciée des voyageurs. Le tourisme est un secteur avec un fort potentiel de développement.

peuples

D’après le recensement de 2014, la Nouvelle-Calédonie compte près de 270 000 habitants, dont 100 000 résident à Nouméa. Derrière ce chiffre se cache une formidable diversité ethnique. Plusieurs nationalités évoluent sur le territoire calédonien et lui confèrent son caractère profondément multiculturel. Il y a bien sûr les Kanaks, les Caldoches (les héritiers de la colonisation et de la déportation) et les Zoreils (métropolitains arrivés plus tardivement). Mais la Nouvelle-Calédonie accueille également des Indonésiens, des Japonais, des Tahitiens, des Wallisiens, des Futuniens, des Vanuatais, des Vietnamiens… Au fil des ans, inévitablement, les lignes de partage se brouillent peu à peu créant un grand melting-pot qui se manifeste également dans la gastronomie, les modes de vie et jusque dans les langues.

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